Une centaine de personnes encagoulées ont bloqué le parking de CNews vers 07h00 le 17 octobre, et la préfecture de police de Paris a indiqué que 21 personnes avaient été interpellées en lien avec l'opération.
La préfecture de police de Paris a compté 61 interpellations et 589 contrôles préventifs à 11h00, dont 21 interpellations liées au blocage de CNews.
Le Monde a cité 40 000 manifestants attendus à Paris, et NOS a rapporté 150 000 personnes attendues dans le reste de la France.
Une intersyndicale a appelé les salariés du public et du privé à faire grève et à manifester le 5 novembre sur les salaires et les services publics.
Vers 07h00 le 17 octobre, une centaine de personnes encagoulées ont bloqué l'entrée du parking du siège parisien de CNews, dans l'ouest de la capitale. Le bâtiment abrite également la rédaction d'Europe 1. Selon la préfecture de police de Paris, le groupe a lancé des projectiles et brisé des vitres, et des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient des barrières renversées. La police est intervenue et 21 personnes ont été interpellées en lien avec l'opération. La chaîne appartient au groupe de médias de Vincent Bolloré, un milliardaire conservateur. Le Figaro a rapporté que plusieurs rédactions, qualifiées par les manifestants de « chaînes de propagande ennemie », avaient été citées à l'avance dans les groupes de discussion des manifestants.
CNews a répondu à l'Agence France-Presse par un communiqué :
« Informer doit être possible sans peur, sans intimidation et sans violence. »
Deux cortèges non autorisés se sont également formés dans le centre de Paris en fin de matinée, et la police est intervenue pour les disperser. Près de la gare du Nord, un groupe d'environ 100 personnes s'est dirigé vers la rue du Faubourg Saint-Denis, où environ 200 manifestants, certains masqués, ont fait face à des policiers casqués et la situation s'est tendue. La police a tiré des gaz lacrymogènes pour repousser la foule à l'entrée de la rue. Près de la gare Montparnasse, l'AFP a compté environ 150 jeunes qui ont ensuite marché dans la rue de Rennes en scandant « Macron nous fait la guerre et sa police aussi », et la police les a chargés et a bloqué une grande partie du groupe contre un cordon policier. Le Figaro a chiffré à environ 100 le nombre de participants devant le site de CNews, et non à quelques dizaines comme initialement rapporté.
Dans d'autres villes, la préfecture a indiqué qu'un groupe de 40 personnes avait été dispersé près d'un pont sur le Rhône à Lyon, et qu'un autre groupe d'une dizaine de personnes avait été dispersé près de la raffinerie de Feyzin. À Marseille, le boulevard du Prado a été brièvement bloqué avec des poubelles et des scooters avant que les policiers anti-émeute ne le dégagent. À Rennes, une vingtaine de personnes ont installé une barricade filtrante près d'un grand centre commercial. Vers 09h30, la police avait interpellé 40 personnes en région parisienne, la plupart pour port d'armes ou d'équipements de protection interdits, comme des masques et des lunettes contre les gaz lacrymogènes. Les commerçants des Champs-Élysées ont barricadé leurs vitrines malgré l'interdiction de manifester dans ce secteur.
L'appel à la mobilisation a rassemblé d'anciens manifestants des gilets jaunes, des lycéens et des étudiants, des militants climatiques et même des agriculteurs, tous protestant contre le coût élevé de la vie. Le Monde a cité les autorités, qui attendaient 40 000 manifestants à Paris, et NOS a rapporté que 150 000 militants étaient attendus dans le reste de la France. Le ministère de l'Intérieur anticipait des centaines d'actions dans le pays, et le gouvernement s'est dit préparé à ce que les manifestations dégénèrent en émeutes. La mobilisation tombait le premier jour des vacances scolaires, ce qui rendait sa ampleur difficile à prévoir. Une intersyndicale a également appelé les salariés du public et du privé à faire grève et à manifester le 5 novembre, principalement sur les salaires et les services publics. Six mois avant l'élection présidentielle, les manifestations ont replacé les questions de jeunesse, notamment les conditions d'études, au sommet de l'agenda politique.
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Samedi 17 octobre, une centaine de personnes encagoulées ont bloqué le parking du siège de CNews, dans l'ouest de Paris, et brisé des vitres, alors que les mobilisations nationales contre le coût de la vie débutaient en France.
Texte IA fondé sur les articles de rts.ch, Mediapart, La Libre.be et d’autres médias. Modifié .