L'aide au chômage est passée de 70 % du dernier salaire d'un travailleur en 2015 à 64 % en 2025, et à 66 % en incluant les compléments légaux.
En 2025, les salariés à bas salaire ont perçu des allocations représentant en moyenne 69 % de leurs revenus antérieurs, les salariés intermédiaires 66 % et les hauts salaires 49 %.
L'allocation chômage mensuelle moyenne a atteint 700 euros en 2025, et 40 % des entrants percevaient auparavant jusqu'à 880 euros, pour un salaire minimum national de 870 euros.
Entre 2015 et 2025, la part des bénéficiaires étrangers est passée de 2,2 % à 26,6 %, tandis que celle des travailleurs de 50 ans et plus a augmenté de 21 % à 26 %.
Au Portugal, les allocations chômage ont couvert une part plus faible des revenus antérieurs des travailleurs en 2025 qu'une décennie plus tôt, selon un rapport de la Banco de Portugal. L'étude sur les aides au chômage portugaises entre 2015 et 2025, menée par une équipe dirigée par Álvaro Santos Pereira, constate que le taux de remplacement est passé d'environ 70 % du dernier salaire mensuel en 2015 à 64 % en 2025. Cette baisse de six points de pourcentage s'explique par le fait que les revalorisations des allocations sont déterminées par l'Indice de soutien social (IAS) et non par le salaire minimum national. Les plafonds et planchers légaux des prestations étant liés à l'IAS, les mises à jour des allocations n'ont pas suivi les hausses salariales nationales. En incluant les compléments et majorations légaux, le taux de remplacement moyen en 2025 a atteint environ 66 %. La banque centrale décrit le mécanisme structurel à l'origine de cet écart de couverture.
« Ce mécanisme est particulièrement pertinent au bas de l'échelle des salaires, où les limites minimales de prestation s'appliquent le plus souvent. »
La baisse de la valeur des allocations n'a pas été répartie uniformément entre les différentes tranches de revenus. En 2025, les allocations chômage ont remplacé en moyenne 69 % des revenus antérieurs pour les salariés à bas salaire, 66 % pour les salariés à salaire intermédiaire et 49 % pour les salariés à haut salaire. Malgré ce recul par rapport aux salaires, la valeur nominale de la prestation a progressé sur la période de dix ans, avec un taux de croissance annuel moyen de 3,4 % en termes nominaux et de 1,3 % en termes réels. En 2025, l'allocation chômage mensuelle moyenne a atteint 700 euros. Les salariés à bas salaire ont représenté une part croissante du total des entrées dans le système au cours de la décennie, tandis que la proportion de bénéficiaires à haut salaire est restée relativement stable. En 2025, environ 40 % de toutes les nouvelles entrées dans le système d'aide au chômage concernaient des travailleurs ayant perçu un salaire mensuel allant jusqu'à 880 euros, à une période où le salaire minimum national s'établissait à 870 euros.
Données tirées du texte de l’article
L'étude a examiné l'origine des bénéficiaires dans l'économie portugaise à partir de microdonnées administratives de la Sécurité sociale. Les industries manufacturières et les activités de services administratifs et de soutien représentaient les deux plus grandes parts des nouvelles entrées au chômage en 2025, chaque secteur comptant pour près de 17 % du total des bénéficiaires. Le secteur du commerce constituait la troisième catégorie, avec 14,2 % de toutes les nouvelles entrées. Par rapport aux chiffres de référence de 2015, la part relative des demandes de chômage a augmenté dans l'industrie manufacturière et s'est nettement accrue dans le secteur de l'hébergement et de la restauration. À l'inverse, le poids des entrées provenant du secteur de la construction, ainsi que de l'administration publique, de l'éducation et des services de santé, a nettement diminué sur la même période de dix ans.
Les caractéristiques démographiques des travailleurs entrant dans le système portugais d'allocations chômage ont connu des changements notables entre 2015 et 2025. Les travailleurs de nationalité étrangère ont enregistré la hausse la plus marquée, passant de 2,2 % du total des nouveaux bénéficiaires en 2015 à 26,6 % en 2025. La proportion de travailleurs âgés entrant dans le système a également augmenté, les salariés de 50 ans et plus passant de 21 % des nouveaux bénéficiaires en 2015 à 26 % en 2025. Les femmes ont continué de représenter la majorité des nouvelles entrées, leur part passant de 51,6 % en 2015 à 53,4 % en 2025. La banque centrale indique que ces tendances démographiques correspondent aux transformations structurelles de la population salariée portugaise au cours de la décennie. L'analyse complète doit paraître dans le prochain Bulletin économique de la banque centrale.
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Un rapport de la Banco de Portugal montre que la revalorisation des allocations, indexée sur l'Indice de soutien social (IAS), est restée en deçà de la croissance des salaires entre 2015 et 2025, alors que la prestation mensuelle moyenne a atteint 700 euros.
Texte IA fondé sur les articles de TSF Rádio Notícias et Notícias ao Minuto. Publié .