Dans une vidéo Instagram d'environ trois minutes publiée le jeudi soir 15 octobre, Vanessa Emde a déclaré qu'il n'existe pas de droit à l'existence pour les États, seulement pour les peuples, et qu'elle maintient ses déclarations.
Le mardi 13 octobre, le groupe de Die Linke a admis Emde malgré des accords antérieurs, poussant le SPD et les Verts à interrompre les discussions exploratoires avant qu'ils ne conviennent le mercredi 14 octobre de les reprendre.
Les discussions exploratoires devaient se conclure avant le dimanche soir 18 octobre, la socialisation des grands patrimoines immobiliers et l'écart budgétaire en perspective restant en suspens.
Emde a critiqué la déclaration signée par tous les membres de Die Linke lors de la séance constitutive du mardi, affirmant qu'elle omet une résolution d'un congrès de juin qualifiant la conduite d'Israël dans la guerre à Gaza de génocide.
Le jeudi soir 15 octobre, Vanessa Emde, élue de Die Linke à la Chambre des députés de Berlin, qui a remporté sa circonscription de Neukölln directement avec 46 % des voix, a publié une vidéo Instagram d'environ trois minutes. Elle y a répété des déclarations sur Israël qui ont suscité des critiques et qui ont servi de base aux exigences du SPD et des Verts de la tenir à l'écart du groupe parlementaire de Die Linke. Elle a déclaré qu'il n'existe pas de droit à l'existence pour les États, seulement pour les peuples, et a qualifié de légitime une solution démocratique à un seul État avec l'égalité des droits pour tous. Elle a présenté son admission au groupe comme une petite avancée contre la Staatsräson allemande, la doctrine selon laquelle la sécurité d'Israël fait partie des raisons d'État du pays.
Emde a cité le discours d'Angela Merkel devant la Knesset en mars 2008, dans lequel la chancelière de l'époque qualifiait la sécurité d'Israël de partie de la Staatsräson allemande. Emde a présenté son intégration au groupe comme une victoire contre ce principe. Interrogée sur sa position, elle est restée sur sa ligne.
« Je maintiens mes déclarations et je n'en retire pas une seule. »
Ses détracteurs lui reprochent de ne pas défendre le droit à l'existence d'Israël. Emde a répondu que la phrase au centre de la dispute relève d'un point fondamental du droit international.
Le mardi 13 octobre, le groupe parlementaire de Die Linke a admis Emde malgré des accords antérieurs prévoyant qu'elle ne serait pas intégrée, et le SPD et les Verts ont interrompu les discussions exploratoires. Les trois partis ont convenu le mercredi 14 octobre de poursuivre et se sont réunis à nouveau le jeudi après une pause d'un jour. Le vendredi matin, les équipes de négociation, avec des représentants des directions des partis, se sont retrouvées au Haus der Statistik à Berlin-Mitte. Le président du groupe et du parti SPD à Berlin, Steffen Krach, a déclaré :
« Nous avons plusieurs sujets à l'ordre du jour. »
Krach a refusé de répondre aux questions sur Emde. Il a dit que sa position était connue et que la direction du groupe de Die Linke devait régler la question, tout en laissant ouverte la signification exacte de ses propos. Le bureau du groupe de Die Linke prévoyait de discuter des publications Instagram d'Emde le vendredi à la mi-journée. Les discussions exploratoires devaient se conclure avant le dimanche soir 18 octobre.
Plusieurs dossiers sont discutés depuis longtemps sans accord. La socialisation des grands patrimoines immobiliers résidentiels, que Die Linke défend, reste l'un des points lourds sur la table. Le futur budget du Land est l'autre, alors que des écarts de plusieurs milliards d'euros en perspective posent la question du financement des promesses électorales.
Lors de sa séance constitutive du mardi, le groupe de Die Linke a affirmé son combat contre l'antisémitisme, la protection de la vie juive et le droit à l'existence d'Israël, et tous ses membres ont signé une déclaration en ce sens. Emde a critiqué ce document, lui reprochant de ne citer que de manière sélective les résolutions du parti. Elle a affirmé qu'il omettait une résolution d'un congrès de juin qui, pour la première fois, qualifiait officiellement la conduite d'Israël dans la guerre à Gaza de génocide. Les partis avaient fait de l'engagement contre l'antisémitisme une condition préalable au lancement des discussions exploratoires, et la déclaration s'écarte de cet accord sur des points importants.
Au moment de la rédaction, Emde n'avait pas répondu aux demandes de la presse sur l'effet de la vidéo sur les négociations. Les commentaires des lecteurs sous un article de Focus se répartissaient selon des lignes familières. Un groupe exigeait que le SPD et les Verts mettent fin aux discussions avec Die Linke, un autre défendait la position d'un seul État comme une opinion discutable protégée par la liberté d'expression, et un troisième s'interrogeait sur la capacité de Berlin à être gouverné.
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L'élue de Die Linke Vanessa Emde a réaffirmé ses déclarations contestées sur Israël dans une vidéo Instagram publiée le jeudi 15 octobre, au moment même où le SPD, les Verts et Die Linke reprenaient les discussions exploratoires sur une coalition berlinoise.
Texte IA fondé sur les articles de Süddeutsche Zeitung, Der Tagesspiegel, Berliner Zeitung et d’autres médias. Modifié .