Le 14 octobre, Pedraz a rejeté la plupart des demandes de Biedma, dont l'audition de Cintia Rocho. Il entendra Luis Sáenz de Tejada le 28 octobre.
Biedma a déclaré au juge le 8 octobre que ses filles et elle avaient été surveillées. Le délégué du gouvernement José Luis Quintana indique qu'un dispositif de sécurité est désormais en place.
Neuf membres progressistes du CGPJ ont refusé de signer un texte déplorant le harcèlement subi par Biedma, proposé par les membres conservateurs lors du plénier de mercredi.
Félix Bolaños a demandé à l'Audiencia Nacional d'enquêter jusqu'au bout sur le harcèlement allégué et souligné que l'ordonnance de Pedraz ne relève aucun indice pointant vers le PSOE.
Le mercredi 14 octobre 2026, le juge de l'Audiencia Nacional Santiago Pedraz a rendu une ordonnance rejetant, pour l'instant, la plupart des demandes de preuves déposées par Beatriz Biedma, la juge de Badajoz qui a instruit l'affaire visant David Sánchez, frère du Premier ministre Pedro Sánchez. Parmi les demandes refusées figure l'audition de Cintia Rocho, présentée comme la prétendue cheffe d'un clan de trafiquants de drogue à Badajoz, qui selon l'ordonnance a déjà témoigné devant l'UCO. Pedraz écrit que les pièces et les plaintes que Biedma voulait voir versées au dossier n'auraient d'importance que s'il existait des indices qu'elles ont été déposées conjointement avec Leire Díez et son groupe. La plupart de ces plaintes portent sur le comportement de l'ancien juge Luis Sáenz de Tejada envers Biedma, et non sur l'organisation visée par l'enquête. L'ordonnance s'inscrit dans l'affaire visant Leire Díez et d'anciens responsables du PSOE comme Santos Cerdán, accusés d'avoir tenté de faire dérailler des enquêtes judiciaires touchant le parti et le gouvernement.
Pedraz a déjà convoqué Sáenz de Tejada en qualité de mis en examen. Il l'entendra le 28 octobre pour déterminer si les infractions d'organisation criminelle, de calomnie et de contrainte qui lui sont reprochées relèvent des activités du groupe de Leire Díez. Biedma a déclaré au juge que Sáenz de Tejada avait déposé une cinquantaine de plaintes contre elle. L'ancien juge, exclu de la magistrature, soutient que sa condamnation pour menaces et violences psychologiques envers son épouse fait suite à une plainte de son ex-compagne, également juge à Badajoz. Rocho a déclaré à la Guardia Civil que Sáenz de Tejada avait dit qu'il fallait éliminer Biedma, une version qu'il nie, affirmant n'avoir jamais parlé avec Rocho.
Biedma a été entendue comme victime le 8 octobre et a déclaré à Pedraz qu'elle et ses filles avaient été surveillées, sans savoir si Leire Díez en était à l'origine. L'audio de ce témoignage, diffusé pour la première fois par l'émission de télévision Código 10, contient ses propos sur son absence de protection.
« Je n'ai aucune protection. Là-bas, il est très facile de s'en prendre à moi. »
Depuis le 14 octobre, elle bénéficie d'un dispositif de sécurité prévu par les protocoles en vigueur pour ce type d'affaires, a expliqué José Luis Quintana, délégué du gouvernement en Estrémadure. La chronologie ci-dessous retrace les dates qui jalonnent l'affaire à ce stade.
Neuf membres progressistes du Conseil général du pouvoir judiciaire (CGPJ) ont refusé de soutenir une déclaration de soutien proposée par les membres conservateurs lors du plénier de mercredi. Le texte déplorait un « hostigamiento, seguimiento o intimidación » qui aurait visé la juge et son entourage. Ester Muñoz, porte-parole du Parti populaire au Congrès des députés, a déclaré à Lorca que l'on peut être progressiste sans être féministe. Devant les journalistes, elle a ajouté :
« Je pense que peu de choses méritent davantage une lettre de soutien et d'encouragement. »
Le journaliste Santiago Martínez-Vares, intervenant sur LaSexta, a jugé ce refus difficile à comprendre, qualifié les faits allégués de très graves et demandé au PSOE d'expliquer ses liens avec le réseau mis en cause. Il a également affirmé que certaines personnes travaillant à La Moncloa avaient été présentes à ces réunions. Le ministre de la Justice, Félix Bolaños, interrogé sur LaSexta, a demandé à l'Audiencia Nacional d'enquêter pleinement sur le harcèlement allégué.
« La justice doit faire son travail, elle doit enquêter jusqu'au bout. »
Bolaños a qualifié les accusations de très graves et relevé que Pedraz avait écrit dans une ordonnance qu'aucun indice ne pointait vers le Parti socialiste. Il a aussi indiqué que Sáenz de Tejada avait un long passé de conflits personnels avec Biedma.
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Le juge Santiago Pedraz a refusé la plupart des mesures demandées par Beatriz Biedma, qui a reçu une protection rapprochée après avoir signalé une surveillance dont elle et ses filles faisaient l'objet.
Texte IA fondé sur les articles de EL MUNDO, eldiario.es, El Periódico et d’autres médias. Modifié .