En bref
Augusto Cury, troisième avec 2,89 % (3 448 569 voix), soutient Flávio Bolsonaro, exclut un poste gouvernemental et pose huit engagements, dont l'abolition de la réélection présidentielle.
Flávio a obtenu 47 % contre 45 % pour Lula au premier tour, et Datafolha lui accorde 52 % contre 48 % des voix valides, avec une marge d'erreur de deux points de pourcentage.
Jair Bolsonaro, 71 ans, purge à domicile une peine de 27 ans. Flávio promet une grâce dès sa prise de fonction, mais le professeur de droit Thiago Bottino estime que les exigences bureaucratiques pourraient empêcher son entrée en vigueur le jour même.
Lula espère mobiliser environ 21 % des électeurs qui se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul au premier tour, le second tour étant fixé au 25 octobre.

- Premier tour (dimanche)Flávio Bolsonaro arrive en tête avec 47 %, Lula deuxième avec 45 %
- 8 oct.Augusto Cury soutient Flávio Bolsonaro et Datafolha publie un sondage du second tour qui lui donne 52 % contre 48 %
- 25 oct.Second tour entre Flávio Bolsonaro et Lula
- 5 janvierInvestiture prévue, où Flávio dit qu'il graciera son père
Le soutien conditionnel de Cury
Augusto Cury, auteur de développement personnel et psychiatre, candidat centriste du parti Avante, a annoncé jeudi qu'il soutiendrait Flávio Bolsonaro au second tour du 25 octobre face au président Luiz Inácio Lula da Silva. Cury a obtenu 2,89 % des voix valides au premier tour, soit 3 448 569 bulletins, terminant troisième. Son soutien est conditionné à huit engagements signés par Flávio, notamment l'abolition de la réélection présidentielle, le développement de la santé et de la télémédecine, la protection des femmes, l'amélioration de l'éducation et des salaires des enseignants, le soutien aux microentreprises et aux coopératives, l'agriculture durable et la lutte contre la corruption. Cury a déclaré avoir dit à Flávio lors d'un appel vidéo qu'il ne rejoindrait pas un futur gouvernement et que son indépendance d'esprit n'était pas négociable. Ronaldo Caiado et Romeu Zema, deux anciens gouverneurs battus au premier tour, ont également annoncé leur soutien à Flávio, et avec Cury, les trois ont totalisé 5,34 % dimanche. Renan Santos, quatrième avec 2,24 %, a refusé de soutenir l'un ou l'autre candidat.
« Mon soutien n'est pas un chèque en blanc. Soutenir ne signifie pas se soumettre. »
Premier tour et sondages du second tour
Flávio Bolsonaro, sénateur de 45 ans et fils de Jair Bolsonaro, est arrivé en tête du premier tour avec 47 % contre 45 % pour Lula. Le camp de Lula était déjà en retard dans les sondages avant ce ralliement, et les nouveaux chiffres maintiennent la course serrée.
- Flávio Bolsonaro
- 47 %
- Lula
- 45 %
- Augusto Cury
- 2.89 %
- Renan Santos
- 2.24 %
Données tirées du texte de l’article
Un sondage Datafolha publié jeudi accorde à Flávio 52 % des voix valides au second tour contre 48 % à Lula, avec une marge d'erreur de deux points de pourcentage. Lula a écarté ces chiffres lors d'une conférence de presse jeudi, déclarant :
« Je ne tiens pas compte des sondages, je ne fonctionne pas comme ça. Je travaille en sachant qu'il me faut plus de voix que Flavio pour gagner l'élection. J'ai 17 jours pour cela. »
- Flávio Bolsonaro
- 52 %
- Lula
- 48 %
Données tirées du texte de l’article
Lula a qualifié cette campagne de « la moins organisée » depuis sa première candidature à la présidence en 1989. Il a publié sa première vidéo selfie appelant ses partisans à aller parler aux gens, et espère mobiliser environ 21 % des électeurs qui se sont abstenus ou ont voté blanc ou nul au premier tour, dans un pays où le vote est obligatoire entre 18 et 70 ans.
Jair Bolsonaro et la question de la grâce
Jair Bolsonaro, 71 ans, purge une peine de 27 ans prononcée par la Cour suprême pour avoir tenté de se maintenir au pouvoir après sa défaite face à Lula en 2022, et il a toujours clamé son innocence. En raison de problèmes de santé récurrents, il purge sa peine à domicile dans un quartier aisé de Brasília, et il est privé d'apparitions publiques et de réseaux sociaux. Flávio affirme que son père sera à ses côtés lors de l'investiture le 5 janvier et gravira la rampe du palais du Planalto, et qu'il accordera une grâce présidentielle dès sa prise de fonction. Les avocats de l'ancien président ont déposé une nouvelle demande de libération sollicitant un réexamen du procès, qui selon eux a été entaché d'abus du juge Alexandre de Moraes. La demande est entre les mains de Kassio Nunes Marques, nommé par Jair Bolsonaro, qui entend la porter devant la cour plénière « après le second tour », mais la procédure pourrait dépasser la date de l'investiture. Le professeur de droit Thiago Bottino, de la Fondation Getulio Vargas, a déclaré qu'une grâce pourrait être signée quelques minutes après l'investiture, mais que les exigences bureaucratiques l'empêcheraient d'entrer en vigueur le jour même, une amnistie parlementaire étant une autre option.
Promesses, manifestations et second tour
Flávio se concentre sur la construction d'alliances et promet une discipline budgétaire plus stricte, des baisses d'impôts, un État réduit et une action plus ferme contre l'insécurité, avec un Congrès nettement orienté à droite. Lula met en avant ses programmes sociaux et la défense de la souveraineté face aux pressions de Donald Trump. À Rio de Janeiro, des milliers d'étudiants ont marché de l'église de la Candelária à Cinelândia pendant environ quatre heures, portant des pancartes « Fora Bolsonaro » et « Lula Presidente » et réclamant davantage de financement pour l'éducation publique. Jeudi, des milliers d'autres ont manifesté à São Paulo et dans d'autres villes contre un retour de l'extrême droite, scandant « Sin amnistía, sin perdón ». Le second tour est fixé au 25 octobre.