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En bref

  • Le juge Géza Szalai a réduit la peine de Maja T. de huit à sept ans le 30 septembre 2026, abandonnant la qualification d'organisation criminelle.

  • Le parquet avait demandé une peine portée entre 13 et 14 ans dans un établissement de haute sécurité, tandis que la défense plaidait pour l'acquittement total.

  • La Cour constitutionnelle fédérale allemande a jugé en février 2025 que le transfert de Maja T. vers la Hongrie violait la protection des droits fondamentaux.

  • Après le verdict définitif hongrois, les avocats de la défense ont annoncé leur intention de demander le transfert de Maja T. vers l'Allemagne pour y purger sa peine.

Photo : Jakub Hałun, CC BY-SA 4.0 (Wikimedia Commons, recadrée)
Comment on en est arrivé là
  1. février 2025La Cour constitutionnelle fédérale allemande juge l'extradition illégale
  2. février 2026Un tribunal hongrois de première instance condamne Maja T. à huit ans de prison
  3. 30 sept.La cour d'appel de Budapest réduit la peine de prison à sept ans

Décision de la cour d'appel

Mercredi, une cour d'appel de Budapest a réduit de huit à sept ans la peine de prison de l'activiste allemande d'extrême gauche Maja T. La décision est définitive en droit hongrois. Le juge Géza Szalai a annoncé que la détention provisoire déjà purgée serait déduite de la peine finale. La cour a modifié le verdict initial de février, estimant que Maja T. avait agi comme complice et non comme auteure directe sur l'un des chefs d'accusation, et a jugé que l'accusée n'avait pas opéré en tant que membre d'une organisation criminelle. Des soutiens se sont rassemblés mercredi matin devant le palais de justice du centre de Budapest, brandissant des banderoles réclamant la libération de l'activiste, tandis que Maja T. souriait aux partisans assis dans la salle d'audience.

Réquisitions du parquet et arguments de la défense

La décision fait suite aux appels concurrents des deux parties. Le parquet avait demandé à la cour de porter la peine entre 13 et 14 ans, arguant que la peine maximale prévue par la loi atteignait 24 ans. Le ministère public a également demandé un placement dans un établissement pénitentiaire plus strict, avec des restrictions de mouvement renforcées et un accès limité à la libération anticipée, soutenant que les accusés avaient accepté le risque d'infliger des blessures mortelles. La défense, de son côté, demandait l'acquittement total. Les avocats de la défense ont fait valoir que les images de vidéosurveillance de rue ne permettaient pas d'identifier clairement Maja T., que les experts médicaux n'apportaient aucune preuve concluante de coups de matraque et que les droits procéduraux avaient été violés, les autorités hongroises n'ayant pas traduit tous les documents du dossier en allemand.

Extradition et tensions diplomatiques

L'affaire porte sur des agressions commises en février 2023 lors de l'événement « Jour d'honneur » à Budapest, un rassemblement annuel de groupes européens d'extrême droite et néonazis. Les enquêteurs ont indiqué que des activistes liés à un réseau antifasciste allemand avaient traqué et attaqué des participants présumés. La police allemande a arrêté Maja T., une activiste non binaire de Iéna, à Berlin en décembre 2023, avant de transférer l'accusée vers la Hongrie en 2024. L'extradition a suscité des différends juridiques transfrontaliers. En février 2025, la Cour constitutionnelle fédérale allemande a déclaré le transfert illégal, jugeant que les autorités judiciaires berlinoises n'avaient pas vérifié si les conditions de détention hongroises exposeraient une personne non binaire à des traitements dégradants au titre de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Pendant sa détention, Maja T. a entamé une grève de la faim pour protester contre l'isolement, les autorités hongroises rejetant les allégations de mauvais traitements.

Réaction de la famille et procédures connexes

Après la décision, le père de l'accusée, Wolfram Jarosch, s'est exprimé devant les journalistes sur l'issue du procès.

« Je pense que Maja a pris la nouvelle très calmement, mais je pense que c'est aussi très déprimant pour Maja. Sept ans, c'est extrêmement long. »

Wolfram Jarosch

Jarosch a réitéré ses inquiétudes sur les conditions de détention en Hongrie. L'affaire est l'une des plusieurs poursuites liées aux agressions de Budapest en 2023. En 2024, les tribunaux hongrois ont condamné un autre ressortissant allemand, Tobias E., à trois ans de prison, peine qu'une cour d'appel a ensuite réduite à un an et dix mois après des aveux. Les avocats de la défense de Maja T. prévoient désormais de demander un transfert vers l'Allemagne pour que l'accusée y purge le reste de sa peine.

À suivre dans l’édition du jour

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Sources et contexte

  • Mediafax.role 30 sept. à 15:20Un tribunal din Ungaria a redus pedeapsa pentru o activistă antifascistă condamnată pentru agresiuni la mitinguri de extremă dreapta
  • AP NEWSle 30 sept. à 14:02Hungarian court reduces sentence for German anti-fascist convicted in far-right rally assaults
  • Frankfurter Allgemeinele 30 sept. à 13:36Maja T.: Gericht verringert Strafe auf sieben Jahre
  • Aktuálně.cz - Víte, co se právě dějele 30 sept. à 12:31Maďarský soud zmírnil trest pro německou nebinární osobu. Ve vězení stráví sedm let
Maja T.
Activiste antifasciste allemande condamnée pour les agressions de Budapest en 2023
Viktor Orbán
Premier ministre de la Hongrie

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Publié le 30 sept. à 15:29.

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Où

BudapestBerlin

Fondé sur les articles de

Mediafax.ro, AP NEWS, Frankfurter Allgemeine, Aktuálně.cz, Süddeutsche Zeitung, Spiegel Online

Liste des sources

Sécurité · Budapest et Berlin

La cour d'appel de Budapest réduit à sept ans la peine de l'antifasciste allemande Maja T.

Une cour d'appel de Budapest a réduit mercredi de huit à sept ans la peine de prison de l'activiste allemande Maja T., jugeant que l'accusée était complice et non membre d'une organisation criminelle.

Budapest
Berlin
Budapest, Berlin · Hongrie, Allemagne

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Texte IA fondé sur les articles de Mediafax.ro, AP NEWS, Frankfurter Allgemeine et d’autres médias. Publié le 30 sept. à 15:29.

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