Un investissement de 80 millions d'euros a fait passer l'assemblage mensuel de six à douze baies sur le site d'Angers, avec une possible montée à 24 baies en 2027.
Le directeur général de Bull, Emmanuel Le Roux, a indiqué que les pièces européennes représentent désormais 70 % du matériel, la mémoire restant le dernier grand maillon sans fournisseur de l'UE.
Le site d'Angers construit simultanément le système Alice Recoque, à 554 millions d'euros, pour le CEA, et la machine LUMI-AI, à 387,8 millions d'euros, pour la Finlande.
Après un rachat valorisant Bull jusqu'à 404 millions d'euros le 31 mars 2026, l'entreprise a remporté 15 des 18 appels d'offres de supercalcul organisés par EuroHPC.
Le fabricant français de supercalculateurs Bull a inauguré le 2 octobre 2026 une unité de production agrandie dans son usine d'Angers, au terme d'une rénovation de 80 millions d'euros. Le site, situé boulevard Patton sur un emplacement industriel établi en 1962, constitue l'unique lieu d'assemblage de supercalculateurs à grande échelle en Europe. Le nouveau hall de production, entré en service partiel à la mi-juillet 2026, double l'assemblage mensuel, qui passe de six à douze baies. Selon les prévisions de la direction, la capacité d'assemblage pourrait atteindre 24 baies par mois l'an prochain si les commandes des clients augmentent. La rénovation en cours portera la surface de l'usine de 4,6 hectares à 7,4 hectares d'ici 2027, la reconstruction complète du site devant s'achever en 2028.
Bull se procure désormais environ 70 % des pièces de ses systèmes auprès de fabricants européens, cartes de circuits imprimés, interconnexions, réseaux de refroidissement et processeurs compris, contre 20 % à 30 % il y a cinq ans. Le directeur général Emmanuel Le Roux a toutefois désigné la mémoire informatique comme le dernier secteur de composants dépourvu de fabricant européen. Selon les besoins des acheteurs, le site d'Angers intègre des puces d'Intel, d'AMD, de Nvidia ou de fournisseurs européens de semi-conducteurs. Le directeur des opérations Vincent Sarracanie a indiqué que les normes techniques de l'usine modernisée ont permis d'obtenir l'accréditation officielle de fabrication de Nvidia.
« Nous n'aurions jamais obtenu le label Nvidia sans ce nouveau site, sans nos moyens, sans notre expertise technique. C'est l'histoire de la poule et de l'œuf. Cette usine nous apporte de nouveaux clients. »
L'espace de production agrandi permet à Bull d'assembler pour la première fois deux projets de supercalculateurs en parallèle. Le premier est Alice Recoque, une machine exascale de 94 baies capable d'un quintillion de calculs par seconde, commandée par le Commissariat à l'énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA) pour 554 millions d'euros, financés par la France et l'Union européenne. Le second système est LUMI-AI, une installation de 387,8 millions d'euros destinée à Kajaani, en Finlande, soit le plus gros contrat unique de l'histoire de Bull. Les deux machines doivent être achevées en 2027, Alice Recoque arrivant par étapes à partir de la fin 2026. L'entreprise a également signé un accord de serveurs de 120 millions d'euros avec Foxconn et un contrat de système de 31 millions d'euros avec l'agence météorologique espagnole.
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Le gouvernement français a finalisé le 31 mars 2026 le rachat de Bull à Atos, dans une transaction valorisant l'entreprise jusqu'à 404 millions d'euros, la plaçant sous contrôle intégral de l'État après les difficultés financières d'Atos en 2024. Le directeur général Le Roux a qualifié cette transition de nouveau chapitre, soulignant que Bull a enregistré cette année plus de commandes que lors de toute période précédente. Bull a remporté 15 des 18 appels d'offres menés par EuroHPC, l'organisme de l'Union européenne qui cofinance le supercalcul continental, devançant des concurrents comme Hewlett Packard Enterprise. Bull avait auparavant construit JUPITER, premier système exascale d'Europe, au centre de recherche de Jülich en Allemagne, où OVHcloud et Domyn entraînent des modèles d'IA. Le ministre français de l'Économie Roland Lescure a exposé la priorité politique qui a motivé l'acquisition.
« Il est impératif que la France et l'Europe conservent la maîtrise de leurs propres capacités de calcul. »
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Le fabricant français Bull, propriété de l'État, a inauguré une unité de production agrandie à Angers, doublant sa capacité d'assemblage à 12 baies par mois tout en réduisant les dépendances européennes en matière de chaîne d'approvisionnement.
Texte IA fondé sur les articles de Le Monde.fr, Süddeutsche Zeitung, Ouest France et d’autres médias. Publié .