En bref
Selon l'AAC, des membres et sympathisants de Chega conduits par les députées Rita Matias et Madalena Cordeiro sont entrés dans le bâtiment de l'association vers 09h30 le lundi 12 octobre 2026 et se sont rendus dans les studios de la RUC pour interrompre une émission en direct.
Chega avait été invité à participer au débat à distance après qu'une assemblée générale de l'AAC en février a interdit au parti l'accès à ses locaux. Paulo Seco, responsable de la fédération départementale du parti, a écrit à la RUC le dimanche 11 octobre que Chega ne participerait pas.
Le groupe est resté environ une heure et n'est parti qu'à l'arrivée de trois agents de la PSP, selon Jaime Raposo, responsable du service d'information de la RUC.

- 11 oct.Paulo Seco informe la RUC que Chega ne participera pas à l'émission car il refuse la participation numérique
- 12 oct.Des membres et sympathisants de Chega entrent dans le bâtiment de l'AAC et dans le studio de la RUC pendant un débat en direct
- Arrivée de trois agents de la PSPLes membres de Chega, dont les deux députées, quittent le studio et le bâtiment
Entrée dans l'association étudiante
Le lundi 12 octobre 2026 au matin, un groupe de militants et de sympathisants du parti Chega est entré au siège de l'Associação Académica de Coimbra (AAC), selon un communiqué de l'association étudiante. L'AAC indique que le groupe, conduit par les députées Rita Matias et Madalena Cordeiro, s'est rendu vers 09h30 dans les studios de Rádio Universidade de Coimbra (RUC) dans le seul but d'interrompre une émission en direct. L'association précise que le bâtiment est réservé à ses membres et qualifie l'entrée et l'interruption du programme de radio de manque de respect manifeste envers sa souveraineté. Selon le communiqué, la situation a duré environ une heure, avec des moments de forte tension, le groupe restant à l'intérieur contre la volonté de l'institution. L'AAC indique que le groupe est entré dans les studios de la RUC et dans les bureaux de la Direction générale, et elle a réprouvé ce comportement.
Un débat interrompu à l'antenne
Le studio de la RUC se trouve à l'intérieur du bâtiment de l'AAC et accueillait lundi matin une nouvelle émission de débat politique avec les organisations de jeunesse des partis représentés à l'Assemblée de la République. Les participants au débat venaient de Livre, de la JS, de la JSD et de l'IL. Chega avait été invité à participer à distance, car une assemblée générale de l'AAC avait décidé en février d'interdire au parti dirigé par André Ventura ses événements et ses locaux. Jaime Raposo, du service d'information de la RUC, a déclaré à Lusa avoir reçu dimanche 11 octobre un message de Paulo Seco, responsable de la fédération départementale du parti, indiquant que Chega ne participerait pas car il n'acceptait pas de prendre part au débat par voie numérique. Raposo a décrit la manière dont la RUC a géré la présence du groupe dans le studio.
« Nous avons ignoré la présence de Chega et poursuivi le débat. »
Raposo a indiqué qu'à un moment Rita Matias a saisi un micro du studio et qu'il a alors décidé de couper l'émission. Plusieurs membres filmaient tout avec leurs téléphones et il leur a demandé d'arrêter et de partir, mais ils ont répondu qu'ils resteraient et voulaient aussi participer. La chronologie des faits, telle que la décrivent les sources, est présentée ci-dessous.
La réponse de Chega et la présence policière
Contactée par Lusa, Rita Matias a qualifié d'offensant le format de la participation de Chega à l'émission hebdomadaire promue par la RUC. Selon elle, il ne garantissait pas des conditions égales à tous les membres des organisations de jeunesse du parti. L'AAC a déclaré que la présence des membres de Chega allait à l'encontre d'une décision de son assemblée générale interdisant aux représentants du parti d'entrer dans les locaux de l'association. L'association a également rappelé que le parti avait été invité à participer par des moyens numériques. L'AAC a indiqué que les autorités ont été appelées dans le bâtiment et que les membres du parti ont quitté les lieux après l'arrivée de la police.
Les préoccupations plus larges de l'AAC
L'AAC a déclaré que cet épisode ne devait pas détourner l'attention des problèmes auxquels sont confrontés les étudiants de l'enseignement supérieur. Elle a cité les difficultés socio-économiques de milliers d'étudiants et exprimé son inquiétude face à la nouvelle tentative du gouvernement de dégeler les frais de scolarité (propinas). L'association a affirmé qu'elle resterait concentrée sur la lutte pour un enseignement supérieur universel, gratuit et de qualité.