Abelardo de la Espriella a signé mardi 13 octobre le décret 1525 de 2026, qui modifie la réponse des forces de sécurité aux manifestations.
Lorsque des violences éclatent dans une manifestation, notamment des armes, des engins incendiaires, des agressions ou la rétention de personnes, la police peut intervenir avant la fin des phases de dialogue, selon le décret.
L'AP rapporte que des militants et des responsables politiques de l'opposition craignent une interprétation large des lignes directrices, rappelant qu'au moins 46 personnes ont été tuées lors des manifestations anti-gouvernementales de 2021.
Syndicats, groupes autochtones, partis d'opposition et mouvements sociaux prévoient de se mobiliser dans plusieurs villes, premier test pour le gouvernement après un peu plus de deux mois au pouvoir.
El País rapporte qu'il n'existe qu'un projet divulgué, qui permettrait au président de modifier le code pénal et de définir le terrorisme comme des actes produisant peur, panique et malaise.

Abelardo de la Espriella a signé mardi 13 octobre le décret 1525 de 2026, qui modifie le protocole suivi par les forces de sécurité lors des manifestations. Le texte prévoit que, lorsque des violences éclatent, l'obligation de privilégier le dialogue et la médiation devient une préférence parmi les outils d'intervention, et non une condition préalable qui retarde l'action contre les personnes commettant des violences. En vertu du décret, la police peut intervenir contre les personnes qui utilisent des armes, des engins incendiaires, des agressions ou la rétention d'autrui dès le début d'une manifestation, sans épuiser les phases de dialogue. Selon un communiqué de la présidence colombienne, le décret encadre également l'usage légitime de la force de l'État pour protéger les citoyens et garantir la protestation pacifique. Le ministre de l'Intérieur, Rodrigo Lara, a déclaré que le gouvernement appliquerait ce mécanisme lors des manifestations anti-gouvernementales prévues mercredi.
Dans une allocution télévisée à l'échelle nationale lundi soir, le président a affirmé que le droit de manifester continuerait d'être garanti, mais que les blocages empêchant les gens d'aller travailler ne seraient plus acceptables. Il a soutenu que ces blocages avaient été considérés à tort comme un droit, et l'AP rapporte que des blocages de routes par des communautés autochtones rurales ont parfois duré des semaines. Les nouvelles lignes directrices classent ces actions parmi les actes d'agression et appellent policiers et manifestants à établir des couloirs humanitaires pendant les manifestations. Sur les réseaux sociaux, il a écrit qu'il avait tenu parole, ajoutant que la protestation pacifique est respectée tandis que la violence et le vandalisme ne sont pas tolérés.
« Et nous appelions cela à tort un droit. Ce n'est pas l'exercice d'un droit, et sous mon gouvernement, cela cesse. »
Des militants et des responsables politiques de l'opposition ont critiqué ces changements, craignant que les agents n'interprètent largement les lignes directrices et ne produisent davantage de cas de violences policières. Les mouvements sociaux et les organisations de défense des droits humains soutiennent que les protocoles donnent à la police un pouvoir excessif de dispersion des manifestations et qu'ils traitent le vandalisme de biens publics comme un acte d'agression. L'AP note également qu'en 2021, au moins 46 personnes ont été tuées lors de manifestations anti-gouvernementales, et que des organisations de défense des droits humains ont imputé nombre de ces morts à des policiers. L'ancien président Gustavo Petro, qui a appelé à des mobilisations sans mot d'ordre précis, a annoncé sur les réseaux sociaux qu'il participerait à la marche.
« Je vais marcher. Pour le salaire minimum vital, parce que ce gouvernement est celui des grandes entreprises étrangères. »
Des partis d'opposition, des syndicats, des groupes autochtones et des mouvements sociaux devraient se mobiliser dans plusieurs villes mercredi 14 octobre. Ces marches constituent un premier test pour la solidité du gouvernement, un peu plus de deux mois après l'arrivée au pouvoir de De la Espriella en août. El País décrit des centaines de personnes coupant la principale avenue de Bogotá, portant des banderoles de syndicats, d'enseignants, de paysans, d'étudiants et de groupes autochtones. Certaines pancartes montraient le président pointant une arme, d'autres le représentaient en tenue de prisonnier aux côtés d'Alex Saab, que El País décrit comme un homme de paille de Nicolas Maduro désormais confronté à la justice américaine.
El País rapporte qu'il n'existe qu'un projet de loi antiterroriste divulgué, qui donnerait au président des pouvoirs extraordinaires pour modifier le code pénal et créer de nouvelles infractions. Le projet définit le terrorisme comme une manifestation produisant peur, panique et malaise. Sebastian Escobar, président du Collectif de juristes José Alvear Restrepo (Cajar), a déclaré qu'une manifestation ou une grève causant de la peur pourrait relever de cette définition et être qualifiée de terrorisme. Laura Bonilla, directrice de Pares, a averti que des organisations de la société civile, des journalistes et des citoyens ordinaires pourraient être classés comme terroristes sur la base d'informations susceptibles d'être classifiées et soustraites aux accusés.
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Le président Abelardo de la Espriella a signé mardi 13 octobre le décret 1525 de 2026, qui modifie la réponse des forces de sécurité aux manifestations. Le gouvernement a indiqué qu'il appliquerait ces règles lors des marches anti-gouvernementales prévues mercredi 14 octobre.
Texte IA fondé sur les articles de EL PAÍS, ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, europa press et d’autres médias. Publié . Comment il est fait