Des agents de l'ABW ont interpellé l'ancien membre du conseil d'administration Michał R. et quatre cadres le 5 octobre 2026, dans le cadre d'une enquête sur la suppression des prix des carburants entre août et novembre 2023.
Un audit interne d'Orlen publié en décembre 2024 a conclu que les remises artificielles consenties avant les élections de 2023 ont causé des pertes estimées à 3 milliards de PLN.
Une procédure d'entreprise entrée en vigueur le 6 septembre 2023 demandait au personnel de plus de 600 stations Orlen de signaler des pannes de pompe plutôt que des ruptures de stock de carburant.
L'ancien directeur général Daniel Obajtek et l'ancien ministre Jacek Sasin ont rejeté les accusations, soutenant que le maintien des prix sous 6 PLN le litre relevait d'une stratégie commerciale classique de volume.

Des agents de l'Agence de sécurité intérieure polonaise ont interpellé cinq dirigeants actuels et anciens d'Orlen lors d'opérations à l'aube le 5 octobre 2026. Parmi les personnes détenues figure Michał R., membre du conseil d'administration du groupe énergétique contrôlé par l'État entre 2018 et 2024, ainsi que quatre cadres de haut rang. Les procureurs de la division de la criminalité organisée du parquet national à Łódź ont présenté des chefs d'accusation formels concernant la suppression artificielle des prix de gros des carburants entre août et novembre 2023. L'enquête a débuté en janvier 2024 au parquet de district avant d'être transférée aux procureurs nationaux, qui ont ensuite transmis les données de l'entreprise à des experts. Un audit interne d'Orlen publié en décembre 2024 a estimé que les prix inférieurs au marché ont causé des pertes financières atteignant 3 milliards de PLN pour l'entreprise.
Les enquêteurs se sont concentrés sur les décisions de gestion du réseau de détail prises pendant la campagne électorale législative de l'automne 2023. Le 6 septembre 2023, Orlen a introduit une procédure interne demandant au personnel des stations-service de signaler des pannes de distributeur plutôt que de révéler que les stocks de carburant étaient épuisés. Le ministre de la Justice et procureur général Waldemar Żurek a déclaré que les remises artificielles sur les prix de gros avaient vidé les réserves stratégiques de carburant et provoqué des pénuries réelles dans plus de 600 stations-service d'Orlen à travers le pays. Żurek a qualifié l'intervention sur les prix pendant la campagne de ponction sur les actifs de l'État destinée à bénéficier au parti au pouvoir.
« Une procédure interne a pris effet, ordonnant au personnel des stations de signaler une panne de distributeur au lieu d'informer les clients d'un manque de carburant. Toute la Pologne a vu que des actes criminels commis par plusieurs individus au sein d'une entreprise publique clé ont conduit à une situation où plus de 600 stations Orlen sont tombées à court de carburant. »
L'ancien directeur général d'Orlen, Daniel Obajtek, a rejeté les accusations, les qualifiant de représailles politiques contre des dirigeants qui maintenaient les prix de détail sous 6 PLN le litre. Obajtek a déclaré que cette politique de prix relevait d'une pratique commerciale courante visant à maximiser le volume des ventes par des marges unitaires plus faibles, ajoutant que le régulateur de la protection des consommateurs, l'UOKiK, n'avait relevé aucune irrégularité. Les informations publiées par l'entreprise indiquent qu'Obajtek a perçu 1 398 000 PLN en 2022, 1 672 000 PLN en 2023 et 651 000 PLN pour ses six dernières semaines avant de quitter ses fonctions le 5 février 2024. L'ancien ministre des Actifs de l'État Jacek Sasin a déclaré à Radio ZET que le gouvernement actuel avait ordonné ces interpellations pour détourner l'attention du public de la hausse des coûts des carburants, après avoir échoué à tenir sa promesse d'un carburant à 5,19 PLN.
« L'Office de la concurrence et de la protection des consommateurs n'a relevé aucune irrégularité à l'époque. Il s'agissait d'activités commerciales normales. C'est une maximisation du volume par un prix unitaire plus bas, et Orlen menait de telles actions en continu. »
Les députés de la Coalition civique Dariusz Joński et Michał Szczerba ont affirmé que les instructions de réduire les prix provenaient du siège du parti Droit et Justice, rue Nowogrodzka, afin de gonfler les chiffres des sondages. Szczerba a ajouté que l'épuisement des réserves stratégiques avait compromis les approvisionnements en carburant nécessaires à l'armée polonaise en cas de crise. Le publiciste Wiktor Świetlik a critiqué le ministre de la Justice pour avoir déclaré publiquement les dirigeants coupables avant le procès, alors qu'il défendait auparavant la présomption d'innocence dans d'autres affaires. Le ministre de l'Énergie Miłosz Motyka a annoncé que les prix de détail des carburants devraient bientôt baisser, notant que l'Arabie saoudite fournit 50 % du pétrole brut polonais et que le pipeline Est-Ouest a repris ses activités. Motyka a cité des plafonds de prix quotidiens de 6,86 PLN pour l'essence 95, 7,74 PLN pour l'essence 98 et 7,80 PLN pour le diesel.
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Les agents de sécurité polonais ont arrêté l'ancien membre du conseil d'administration Michał R. et quatre cadres pour avoir artificiellement abaissé les prix des carburants, provoquant des pénuries dans 600 stations.
Texte IA fondé sur les articles de wiadomosci.radiozet.pl, polsatnews.pl, TVN24 et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait