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En bref

  • Une enquête d'amfAR auprès de 166 organisations dans 46 pays a révélé que les coupes dans le PEPFAR ont forcé la fermeture de plus de 1,700 sites de traitement du VIH et la perte d'au moins 16,000 postes d'agents de santé.

  • Une autre étude a révélé une baisse de 14 % sur un an du nombre d'enfants sous traitement pédiatrique du VIH soutenu par les États-Unis, l'Afrique du Sud ayant perdu à elle seule environ 30,000 enfants pris en charge.

  • Le financement de la prévention a chuté de plus de moitié, les programmes de préservatifs et de lubrifiants ont été presque éliminés, et les trois quarts des organisations ont cessé de servir les travailleuses du sexe, les personnes transgenres, les hommes gays et les personnes qui s'injectent des drogues.

  • Si les coupes deviennent permanentes, l'ONUSIDA prévoit 6.6 millions de nouvelles infections au VIH et 4.2 millions de décès supplémentaires dus au sida d'ici 2029.

Rio de Janeiro
Rio de Janeiro
Rio de Janeiro, Nairobi, Washington, D.C. · Brésil, Kenya, États-Unis
Comment on en est arrivé là
  1. 2003Le président George W. Bush lance le PEPFAR, crédité d'avoir sauvé 26 millions de vies.
  2. 2025L'administration Trump réduit l'aide étrangère, remodèle le PEPFAR et met fin à des milliers de subventions.
  3. Avril 2026Les données du département d'État suggèrent que les chiffres du traitement sont restés stables, mais les chercheurs contestent cet aperçu.
  4. 21 juil.Deux études présentées à la conférence AIDS 2026 à Rio de Janeiro révèlent des perturbations généralisées.

L'ampleur des perturbations

L'enquête d'amfAR auprès de 166 organisations dans 46 pays a révélé que plus de 1,700 sites de traitement et de services du VIH ont fermé après que l'administration Trump a réduit l'aide étrangère et mis fin à des milliers de subventions du PEPFAR. Au moins 16,000 agents de santé ont perdu leur emploi. Les perturbations ont été généralisées, touchant même des domaines que l'administration avait promis de protéger, comme les services de traitement et la prévention de la transmission mère-enfant. Soixante-trois pour cent des organisations ont signalé des perturbations dans ces services.

« Ce que nous avons constaté, c'est qu'aucune partie du PEPFAR n'a été épargnée par ces coupes, et cela inclut des domaines que l'administration avait l'intention de protéger. »

Elise Lankiewicz, chargée de mission chez amfAR et co-autrice principale de l'enquête

L'enquête, menée par la Fondation pour la recherche sur le sida (amfAR), est la première évaluation à grande échelle de l'impact des coupes. Elle sera présentée la semaine prochaine à la 26e Conférence internationale sur le sida à Rio de Janeiro.

Les enfants laissés pour compte

Une autre étude, co-écrite par Kenneth Ngure de l'Université Jomo Kenyatta, a révélé que les traitements pédiatriques du VIH soutenus par les États-Unis ont chuté d'environ 14 % sur un an, touchant environ 77,000 enfants de moins dans l'année jusqu'en octobre 2025. La baisse a été observée dans 20 des 21 pays analysés. L'Afrique du Sud a connu la plus forte baisse absolue, avec environ 30,000 enfants de moins sous traitement, soit une baisse de 45 %. Le Zimbabwe, le Kenya et le Malawi ont également enregistré des baisses significatives. Les chercheurs ont noté des baisses plus fortes que prévu en Ouganda, à Haïti, en Zambie, en Afrique du Sud et au Kenya.

« Ce sont des signaux, pas un verdict. Mais les enfants ne peuvent pas attendre. »

Kenneth Ngure

La militante pour la santé Susan Wairimu Metta, qui travaille à Kisumu West, au Kenya, a déclaré que les coupes budgétaires avaient eu un impact réel sur les soins pédiatriques du VIH dans sa communauté. Dans le monde, près de la moitié des enfants vivant avec le VIH n'ont pas accès aux traitements, selon l'ONUSIDA.

Les efforts de préventions réduits de moitié

Les dépenses de prévention ont chuté de plus de moitié en un an, et le financement des préservatifs et des lubrifiants a été presque totalement éliminé. Quarante-trois pour cent des organisations ont définitivement arrêté au moins une activité de prévention. Environ trois quarts des groupes interrogés ont cessé de servir les personnes les plus exposées au VIH, notamment les travailleuses du sexe, les personnes transgenres, les hommes gays et les personnes qui s'injectent des drogues.

« C'est comme écoper un bateau qui coule sans boucher le trou. On ne peut pas supprimer certaines subventions sans voir un effet domino sur l'ensemble du PEPFAR. »

Elise Lankiewicz, chargée de mission chez amfAR et co-autrice principale de l'enquête

Le recul de la prévention risque d'inverser des décennies de progrès contre l'épidémie, ont prévenu les chercheurs.

Réponse américaine et répercussions mondiales

Le département d'État a contesté ces conclusions, affirmant dans un communiqué que l'administration Trump avait « renforcé le PEPFAR grâce à une orientation stratégique claire » et que la méthodologie du rapport d'amfAR était erronée. Des responsables ont cité des données du premier trimestre 2025 qui semblaient montrer que les chiffres du traitement restaient stables, mais les chercheurs ont indiqué que les données annuelles complètes révélaient une baisse plus importante.

Les États-Unis ne sont pas les seuls à réduire leur aide. La France, l'Allemagne et le Royaume-Uni ont également diminué leur aide étrangère. L'ONUSIDA a perdu environ 25 % de son financement l'an dernier, a déclaré la directrice exécutive Winnie Byanyima à l'AFP depuis le sommet de l'Union africaine sur la santé à Accra.

« L'Afrique doit rapidement adapter ses systèmes de santé pour maintenir sa population en vie et œuvrer à la souveraineté sanitaire. »

Winnie Byanyima, directrice exécutive de l'ONUSIDA

Les enjeux

Le PEPFAR, lancé par le président George W. Bush en 2003, est crédité d'avoir sauvé 26 millions de vies dans plus de 50 pays. L'ONUSIDA a prévenu que si les coupes budgétaires devenaient permanentes, le monde pourrait voir 6.6 millions de nouvelles infections au VIH et 4.2 millions de décès supplémentaires dus au sida d'ici 2029.

Impact projeté si les coupes du PEPFAR deviennent permanentesmillions
Nouvelles infections au VIH d'ici 20296,6
Décès supplémentaires dus au sida d'ici 20294,2
Nouvelles infections au VIH d'ici 2029
6.6 millions
Décès supplémentaires dus au sida d'ici 2029
4.2 millions

Données tirées du texte de l’article

Ces résultats arrivent alors que la riposte mondiale au sida est déjà en retard sur l'objectif 2030 de mettre fin à l'épidémie en tant que menace pour la santé publique.

À suivre dans l’édition du jour

Fusillade dans une école primaire de Bend : trois enfants et une enseignante tués

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Sources et contexte

  • Al Jazeera Onlinele 21 juil. à 22:50US funding cuts deal blow to global HIV treatment: Report
  • Reutersle 21 juil. à 16:30Fewer children got US-backed HIV treatment after aid cuts, study finds
  • The Independentle 21 juil. à 16:17Trump aid cuts force thousands of HIV services to shut - despite US protection pledge
  • The New York Timesle 21 juil. à 16:071,700 H.I.V. Treatment Sites Closed After Trump Aid Cuts, a Study Finds
Kenneth Ngure
Professeur de santé mondiale à l'Université Jomo Kenyatta et co-auteur de l'étude sur le VIH pédiatrique
Elise Lankiewicz
Chargée de mission chez amfAR et co-autrice principale de l'enquête
Susan Wairimu Metta
Militante pour la santé travaillant avec des communautés touchées par le VIH à Kisumu West, au Kenya
Winnie Byanyima
Directrice exécutive de l'ONUSIDA
Donald Trump
Président américain qui a ordonné les coupes dans l'aide étrangère
George W. Bush
Ancien président américain qui a lancé le PEPFAR en 2003

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Publié le 22 juil. à 00:39.

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Dans ce texte

L'ampleur des perturbationsL'ampleur des perturbationsLes enfants laissés pour compteLes enfants laissés pour compteLes efforts de préventions réduits de moitiéLes efforts de préventions réduits de moitiéRéponse américaine et répercussions mondialesRéponse américaine et répercussions mondialesLes enjeuxLes enjeux

Fondé sur les articles de

Al Jazeera Online, Reuters, The Independent, The New York Times

Liste des sources

Santé & Éducation · Rio de Janeiro, Nairobi et Washington, D.C.

Les coupes dans l'aide américaine ferment 1,700 cliniques VIH, 77,000 enfants de moins sous traitement, selon des études

Deux études présentées à la conférence AIDS 2026 à Rio de Janeiro révèlent le bilan des coupes budgétaires de l'année dernière dans le PEPFAR : 1,700 cliniques fermées, 16,000 agents de santé licenciés et une baisse de 14 % du nombre d'enfants bénéficiant de traitements soutenus par les États-Unis.

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Texte IA fondé sur les articles de Al Jazeera Online, Reuters, The Independent et d’autres médias. Publié le 22 juil. à 00:39.

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