Élections · New Delhi
En Inde, la police interpelle des leaders de la contestation qui réclament la démission du patron des élections
La police de Delhi a interpellé deux dirigeants du Cockroach Janta Party, un parti de jeunesse, et Reuters a rapporté l'arrestation du fondateur du mouvement Cockroach, alors que la polémique sur la révision des listes électorales indiennes s'amplifie.
En bref
Reuters, s'appuyant sur des images vidéo, a rapporté que la police avait arrêté Abhijit Dipke le 16 octobre, avant une manifestation qu'il avait organisée dans le centre de Delhi.
La police a interpellé Ashutosh Ranka et Saurav Das, dirigeants du Cockroach Janta Party, sur le site de contestation de Jantar Mantar à Delhi, comme l'a rapporté Deutsche Welle le 16 octobre.
Les manifestants réclament la démission du commissaire électoral en chef, Gyanesh Kumar, en raison d'une révision des inscriptions électorales qui, selon eux, pourrait priver des électeurs éligibles de leur droit de vote, tandis que la Commission électorale nie toute irrégularité.
Interpellations à Delhi
La police a interpellé Ashutosh Ranka et Saurav Das, dirigeants du Cockroach Janta Party, un parti de jeunesse, à Jantar Mantar, le site historique de contestation à Delhi, alors que les manifestations contre la révision des listes électorales s'intensifiaient. Deutsche Welle a rapporté ces interpellations le 16 octobre. De son côté, Reuters, s'appuyant sur des images vidéo, a rapporté que la police avait arrêté Abhijit Dipke, fondateur du mouvement Cockroach en Inde, avant une manifestation qu'il avait organisée dans le quartier des affaires du centre de Delhi. Les rapports n'établissent pas si les deux séries d'interpellations sont liées. Cette nouvelle mobilisation est présentée comme la plus récente d'une campagne qui réclame la démission du patron des élections indiennes.
La polémique sur les listes électorales
Les manifestants ont réitéré leur exigence de démission du commissaire électoral en chef, Gyanesh Kumar. Ils lui reprochent d'avoir supervisé une révision des inscriptions électorales qu'ils jugent opaque et susceptible de priver de leur droit de vote des électeurs éligibles. Des critiques estiment que cette révision controversée pourrait priver des millions de personnes de leur droit de vote et étouffer les voix dissidentes. Des groupes d'opposition citent des rapports faisant état d'inquiétudes sur des radiations d'électeurs. La polémique alimente désormais un débat plus large sur le droit de vote, l'intégrité des élections et la contestation publique en Inde, la plus grande démocratie du monde par sa population.
Position officielle
La Commission électorale nie toute irrégularité dans la révision des inscriptions électorales. Les revendications des manifestants visent personnellement Gyanesh Kumar, et le différend est passé du processus de révision de la commission à la protestation de rue et à l'action policière. Les interpellations à Delhi n'ont pas, jusqu'ici, modifié la position affichée par la commission.