En bref
Moraes a autorisé le sénateur Flávio Bolsonaro à rendre visite à Jair Bolsonaro lundi 12 octobre, après l'expiration de la suspension de 90 jours dimanche 11 octobre.
Les visites ne peuvent servir à des fins politiques ou électorales, et les déclarations de l'ancien président ne peuvent être diffusées, y compris par des tiers.
En juillet, Flávio a lu une lettre de son père sur les réseaux sociaux, violant une interdiction d'usage des réseaux sociaux attachée à l'assignation à résidence du 24 mars 2026.
Flávio a obtenu 47 % au premier tour contre 45 % pour Lula et aborde le second tour du 25 octobre en favori, selon la Frankfurter Allgemeine.

- 11 oct.La période de suspension de 90 jours expire
- 12 oct.Moraes autorise la reprise des visites
- 25 oct.Second tour de la présidentielle entre Flávio Bolsonaro et Luiz Inácio Lula da Silva
La Cour autorise les visites
Le juge de la Cour suprême du Brésil Alexandre de Moraes a autorisé le sénateur Flávio Bolsonaro, candidat à la présidentielle, à rendre visite à son père, l'ancien président Jair Bolsonaro, qui purge une peine de 27 ans et trois mois en résidence surveillée. La décision, publiée lundi 12 octobre, accepte une demande de la défense déposée le 5 octobre. Les visites peuvent reprendre selon le même calendrier, dans les mêmes conditions et avec les mêmes mesures de sécurité qu'auparavant. La suspension de 90 jours a expiré dimanche 11 octobre, et un avis du parquet général (PGR) cité dans la décision n'a trouvé aucune raison de la prolonger.
Dans sa décision, Moraes écrit que la période de suspension est allée à son terme :
« La période de sanction de suspension des visites, pour non-respect d'une condition judiciaire fixée pour l'exécution de l'assignation à résidence à titre humanitaire, est arrivée à son terme, complétant les 90 jours fixés dans la décision judiciaire. »
La décision indique également qu'aucun événement postérieur n'appelait une prolongation.
Pourquoi les visites ont été suspendues
En juillet, Flávio a lu une lettre de son père sur les réseaux sociaux, ce que la Cour a considéré comme une violation des conditions attachées à l'assignation à résidence de Jair Bolsonaro. Moraes avait ordonné cette assignation à résidence pour raisons humanitaires le 24 mars 2026, et l'ordonnance interdisait à l'ancien président d'utiliser les réseaux sociaux, directement ou par des tiers. La lettre exprimait le soutien de Jair Bolsonaro à la candidature présidentielle de son fils. Les sources divergent sur le début de la suspension : la BBC la date du 13 juillet, tandis que Deutsche Welle donne le 17 juillet.
Jair Bolsonaro a été condamné en septembre 2025 pour cinq infractions liées à un projet visant à empêcher Lula de prendre ses fonctions après sa victoire à l'élection de 2022. Il a commencé à purger sa peine le 22 novembre 2025 à la Police fédérale de Brasília, a ensuite été transféré à l'établissement de Papudinha, également à Brasília, puis a obtenu une assignation à résidence pour raisons de santé.
Conditions des visites
La décision maintient le calendrier, les conditions et les mesures de sécurité existants pour les visites. Elle maintient aussi deux limites : les visites ne peuvent servir à des fins politiques ou électorales, et aucune déclaration ni message de l'ancien président ne peut être diffusé, y compris par des tiers et par quelque moyen que ce soit. Un écrit du parquet publié mardi 6 octobre n'a trouvé aucune preuve que les conditions avaient été violées. La BBC cite les termes de la décision selon lesquels les visites ne peuvent avoir de « finalité politico-électorale ».
Campagne du second tour
Flávio Bolsonaro, candidat du Partido Liberal (PL), est arrivé en tête du premier tour avec 47 % des voix, contre 45 % pour le président sortant Luiz Inácio Lula da Silva. Le second tour est fixé au 25 octobre, deux semaines après la décision de justice, et la Frankfurter Allgemeine décrit Flávio comme le favori à l'entrée de ce scrutin. Jair Bolsonaro a désigné son fils aîné comme son héritier politique, tandis que l'ancien président lui-même est privé de droits politiques jusqu'en 2030.
- Flávio Bolsonaro
- 47 %
- Luiz Inácio Lula da Silva
- 45 %
Données tirées du texte de l’article
Ce qui suit
Les visites peuvent reprendre selon le calendrier rétabli, et l'interdiction de les utiliser à des fins de campagne reste en vigueur pour le second tour.