Les dirigeants Marc Lenz, Richard Masters, Javier Tebas et Luigi De Siervo ont signé une lettre commune le 25 septembre 2026 réclamant des limites statutaires au pouvoir du président de la FIFA.
Les ligues ont rejeté le projet abandonné FIFA Forward Enterprise, qui visait à vendre 20 % des droits commerciaux des prochaines Coupes du monde à des investisseurs privés.
Le communiqué cite la suspension annulée de l'attaquant américain Folarin Balogun après un échange entre Donald Trump et Gianni Infantino comme preuve d'ingérence politique.
Les ligues ont réclamé une convention sur la gouvernance dans les 100 jours avant l'élection présidentielle de mars 2027, avec clôture des candidatures concurrentes le 18 novembre 2026.
Les dirigeants de la Bundesliga allemande, de la Premier League anglaise, de la Liga espagnole et de la Serie A italienne ont adressé une lettre commune le 25 septembre 2026 appelant à une restructuration complète de la gouvernance de la FIFA. Cette déclaration de deux pages, intitulée « Pour unir le football, la FIFA doit se réformer », a été signée par Marc Lenz, Richard Masters, Javier Tebas et Luigi De Siervo en tant que membres fondateurs des European Leagues et de la World Leagues Association. Les signataires ont fait valoir que la structure administrative actuelle concentre un pouvoir réglementaire, commercial et politique excessif entre les mains du président de la FIFA, Gianni Infantino, sans contrôle adéquat. Pour équilibrer la prise de décision, les ligues ont proposé la création d'un organe représentatif permanent rassemblant les associations nationales, les compétitions nationales, les clubs et les syndicats de joueurs, tant dans le football masculin que féminin. Ce conseil disposerait de droits de consultation obligatoires et participerait directement à l'approbation des nouvelles initiatives internationales et des calendriers de matches.
Cette contestation coordonnée fait suite à l'abandon de FIFA Forward Enterprise, une filiale commerciale proposée par la FIFA le 28 juillet 2026. Selon ce projet, la FIFA prévoyait de transférer 20 % des droits commerciaux et de diffusion des futures éditions de la Coupe du monde masculine et de la Coupe du monde des clubs élargie à des investisseurs privés extérieurs. L'initiative a rencontré une opposition unanime des confédérations continentales, notamment l'UEFA en Europe, la CONCACAF en Amérique du Nord et Centrale, et la Confédération asiatique de football, ce qui a conduit Infantino à retirer le plan au cours de l'été. Dans leur déclaration commune, les quatre ligues ont qualifié ce projet d'investissement de l'un des abus de pouvoir les plus graves de l'histoire de l'organisation. Elles ont rejeté la proposition ultérieure d'Infantino d'un examen externe et de consultations, estimant que des changements superficiels dans les procédures ne résolvent pas les lacunes institutionnelles qui ont permis la création de ce véhicule commercial.
Au-delà de l'expansion commerciale, les ligues ont exprimé leurs inquiétudes quant à l'ingérence politique dans les affaires réglementaires et judiciaires, citant les procédures disciplinaires lors de la récente Coupe du monde en Amérique du Nord. La commission de discipline de la FIFA avait suspendu l'attaquant de l'équipe nationale des États-Unis, Folarin Balogun, à la suite d'un carton rouge, l'excluant d'un match de huitièmes de finale contre la Belgique. Cette suspension a ensuite été annulée après que le président des États-Unis, Donald Trump, a contacté Infantino pour demander un réexamen de la sanction, un échange que Trump a ensuite reconnu publiquement. Les ligues ont insisté sur le fait que les instances disciplinaires doivent fonctionner avec une autonomie vérifiée par rapport à la pression de l'exécutif. Le président de la Fédération allemande de football, Bernd Neuendorf, a fait écho à ces préoccupations concernant l'indépendance administrative lorsqu'il s'est adressé à la direction récente de l'instance dirigeante.
« La relation de confiance avec Infantino et la direction de la FIFA est brisée. »
Les quatre ligues ont défini des jalons spécifiques en matière de gouvernance à l'intention des candidats à la prochaine élection présidentielle de la FIFA, prévue en mars 2027. Infantino a confirmé sa candidature pour un nouveau mandat, tandis que l'UEFA se prépare à présenter un candidat adverse avant la date limite de dépôt des candidatures, le 18 novembre 2026. Les ligues ont appelé tous les candidats potentiels à s'engager à organiser une convention mondiale sur la gouvernance dans les cent premiers jours du prochain mandat présidentiel. Cette convention, présidée par un président indépendant, réunirait les associations membres et les autres parties prenantes du football, afin de produire un rapport public contraignant dans les six mois. Les ligues ont également exigé que toute future expansion de tournoi ou modification du calendrier soit soumise à des évaluations indépendantes publiées, évaluant leur impact sur le bien-être des joueurs, les finances des clubs et les calendriers des ligues nationales avant tout vote formel.
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Les dirigeants de la Premier League, de la Liga, de la Serie A et de la Bundesliga ont publié une déclaration commune réclamant un organe permanent de parties prenantes et des limites constitutionnelles au pouvoir exécutif.
Texte IA fondé sur les articles de RFI, il Giornale.it, Il Fatto Quotidiano et d’autres médias. Modifié .