Le ministre de la Défense Dimitar Stoyanov a annoncé que la Bulgarie cessera de fournir des armes et des munitions provenant des stocks de l'armée à l'Ukraine, qualifiant la guerre de guerre d'usure qui ne peut être gagnée sur le champ de bataille.
Stoyanov a précisé que la suspension s'applique uniquement aux livraisons des dépôts publics ; les entreprises de défense bulgares peuvent continuer à vendre des armes et des munitions à l'Ukraine sur le plan commercial.
Le Premier ministre Roumen Radev, qui a remporté la majorité absolue en avril, s'est longtemps opposé à l'armement de l'Ukraine, a critiqué les sanctions contre la Russie et a appelé à des solutions diplomatiques.
La Bulgarie est un important producteur de munitions de calibre soviétique. Son industrie de défense a augmenté de 200 % depuis 2022, et environ un tiers de l'armement ukrainien provient de la production bulgare, selon Ursula von der Leyen.
Stoyanov a annoncé son intention de porter les dépenses de défense bulgares à 5 % du PIB d'ici 2030, contre 2,13 % l'an dernier.
Le nouveau ministre bulgare de la Défense, Dimitar Stoyanov, a déclaré mardi que le pays suspendait les livraisons d'armes et de munitions provenant des dépôts de l'armée bulgare à l'Ukraine. S'exprimant devant des journalistes à Sofia, il a affirmé que la guerre était devenue une guerre d'usure et ne pouvait être résolue sur le champ de bataille.
« Nous avons déjà clairement indiqué que la guerre en Ukraine ne sera pas résolue sur le champ de bataille. Nous assistons à une guerre d'usure. Peu importe le nombre d'armes accumulées, le seul résultat est la perte de vies humaines. »
Stoyanov a ajouté que l'Ukraine a besoin de plus de personnes, pas de plus d'armes, et que Kiev dispose déjà d'un armement suffisant. Il a appelé les deux parties à s'asseoir à la table des négociations et à rechercher une paix juste définie par les belligérants.
Une clarification a été apportée mercredi, lorsque Stoyanov a déclaré au diffuseur bulgare bTV que la suspension ne s'applique qu'aux livraisons provenant des stocks de l'armée, et non aux ventes commerciales. Les entreprises de défense bulgares seront toujours autorisées à vendre des armes et des munitions à l'Ukraine.
« Nous suspendons la livraison d'armes et de munitions provenant des dépôts de l'armée bulgare. Le mot clé est livraison, pas vente. »
Cette distinction est importante car la Bulgarie est l'un des plus grands producteurs européens de munitions de calibre soviétique, le type largement utilisé par les forces ukrainiennes. Depuis l'invasion à grande échelle en février 2022, la production de l'industrie de défense bulgare a augmenté de 200 %, représentant entre 2 % et 4 % du PIB du pays d'ici 2025.
Le Premier ministre Roumen Radev, ancien pilote de chasse et ex-président, a remporté la majorité absolue aux élections législatives d'avril. Il s'est longtemps opposé à l'armement de l'Ukraine et a appelé à des solutions diplomatiques depuis le début de l'invasion. Radev a également critiqué l'efficacité des sanctions contre Moscou, arguant qu'elles nuisent autant aux États européens qu'à la Russie, et a plaidé pour des relations pragmatiques avec Moscou fondées sur le respect mutuel.
Avant les élections, Radev a critiqué l'accord bilatéral de sécurité sur dix ans signé en mars 2026 entre l'Ukraine et la Bulgarie, qui comprend une production conjointe de défense, le partage de renseignements et un corridor énergétique conçu pour acheminer jusqu'à 10 milliards de mètres cubes de gaz par an vers l'Ukraine.
La Bulgarie, membre de l'OTAN et de l'UE sur la mer Noire, a été un fournisseur indirect et direct important pour l'Ukraine. En 2022 et 2023, Sofia a évité d'exporter officiellement des armes vers Kiev, les acheminant plutôt via des intermédiaires européens. De fin 2022 à 2024, le parlement bulgare a approuvé au moins 13 programmes d'assistance militaire, bien que leur valeur et leur contenu n'aient pas été rendus publics.
En 2024 et 2025, la Bulgarie a envoyé directement des missiles antichars, des véhicules blindés, des mortiers, des canons antiaériens, des obusiers et des armes d'infanterie à l'Ukraine. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a déclaré en septembre 2025 qu'environ un tiers de l'armement utilisé par Kiev provenait, directement ou indirectement, de la production bulgare.
Stoyanov a également annoncé que la Bulgarie prévoit de porter les dépenses de défense à 5 % du PIB d'ici 2030, avec 3,5 % alloués aux dépenses militaires directes et 1,5 % aux domaines liés à la défense tels que les infrastructures et la cybersécurité. Les dépenses de défense s'élevaient à 2,13 % du PIB l'an dernier et devraient atteindre 2,15 % cette année.
Concernant le rôle potentiel de l'UE, Stoyanov a reconnu l'importance du bloc mais a exprimé des doutes quant à sa capacité à agir en tant que médiateur, étant donné que l'UE a soutenu l'effort de guerre ukrainien. Il n'y a pas eu de réponse immédiate de Kiev à l'annonce bulgare.
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Le nouveau ministre bulgare de la Défense, Dimitar Stoyanov, a annoncé le 9 juin 2026 que Sofia ne fournirait plus d'armes issues des stocks de l'armée à l'Ukraine et a exhorté les deux parties à négocier la fin de la guerre.
Texte IA fondé sur les articles de Libertatea, Ziare.com, Lidovky.cz et d’autres médias. Publié .