La BCE a relevé ses taux à deux reprises cet été et les marchés parient sur deux ou trois mouvements supplémentaires, mais les responsables ont fait valoir que la poussée inflationniste provenait des prix de l'énergie et que les effets de second tour ont été négligeables.
Isabel Schnabel quitte la BCE le 3 janvier 2027, et le président de l'Eurogroupe, Kyriakos Pierrakakis, a demandé aux 21 pays de la zone euro de soumettre leurs candidatures d'ici le 28 octobre.
Le mandat de Lane s'achève le 31 mai 2027 et celui de Lagarde court jusqu'au 31 octobre 2027, de sorte que l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne et les Pays-Bas se positionnent pour des sièges au conseil dans le cadre d'un accord plus large.
Presque tous les 73 économistes interrogés par Reuters s'attendent à ce que la BCE maintienne ses taux ce mois-ci, la grande majorité n'anticipant un mouvement qu'en décembre.

Plusieurs responsables de la BCE se sont exprimés le jeudi 8 octobre et ont évoqué des tendances des prix rassurantes, suggérant qu'ils ne sont pas pressés de relever à nouveau les taux. La BCE a relevé ses taux d'intérêt à deux reprises cet été et les marchés parient sur deux ou trois mouvements supplémentaires, alors même que l'inflation atteint déjà près du double de l'objectif de 2 % de la banque et pourrait encore augmenter sous l'effet de l'énergie chère. Les responsables ont fait valoir que toute la poussée inflationniste provenait de la hausse des prix de l'énergie et que les dangereux effets de second tour ont été négligeables. Le patron de la banque centrale slovène, Primoz Dolenc, a déclaré à Reuters que l'inflation sous-jacente s'était comportée de manière plus stable, ajoutant que les effets de second tour de l'énergie sur les salaires ne s'étaient pas encore manifestés. L'économiste en chef de la BCE, Philip Lane, s'exprimant à Londres, a soutenu que le soutien budgétaire, facteur clé de la croissance relativement robuste cette année, devrait s'estomper en 2027, freinant à la fois l'expansion et les pressions inflationnistes.
Yannis Stournaras, de Grèce, et Olaf Sleijpen, des Pays-Bas, ont tous deux déclaré que les anticipations d'inflation à moyen et long terme, qui importent le plus à la BCE, restent bien ancrées autour de l'objectif. Stournaras a défendu sa position lors d'une conférence financière à Istanbul, déclarant :
« C'est une bonne chose. Nous devons donc en tenir compte et faire preuve de modération dans notre politique monétaire. »
Le compte rendu de la réunion de politique monétaire des 9 et 10 septembre de la BCE, publié jeudi, a néanmoins montré que tous les responsables s'accordaient à dire que les risques d'inflation penchent vers des lectures encore plus élevées, compte tenu de la volatilité exceptionnelle de l'énergie et de l'incertitude omniprésente. Un sondage Reuters auprès de 73 économistes va dans le même sens : presque tous voient la BCE maintenir ses taux ce mois-ci, et la grande majorité n'anticipe un mouvement qu'en décembre.
Isabel Schnabel quittera la BCE le 3 janvier 2027 pour rejoindre le Fonds monétaire international, et elle doit prendre la tête du département des marchés monétaires et de capitaux du FMI à partir du 4 janvier. Le président de l'Eurogroupe, Kyriakos Pierrakakis, a demandé aux 21 pays du bloc de soumettre leurs candidatures d'ici le 28 octobre. L'Eurogroupe décidera ensuite, lors de sa prochaine réunion, quel candidat recommander aux dirigeants de l'UE, très probablement lors de leur sommet de décembre. L'Allemagne, l'Espagne, les Pays-Bas et la France sont tous en lice pour des sièges influents au conseil, et l'Allemagne, la France et l'Italie détiennent un siège permanent de facto, de sorte que le remplacement proviendra probablement de l'un de ces trois pays.
Le mandat de Philip Lane s'achève le 31 mai 2027, et celui de Christine Lagarde court jusqu'au 31 octobre 2027. Reuters rapporte que Lagarde, confrontée à des rumeurs persistantes de démission, partira au plus tard en octobre prochain. Dans un entretien fin septembre avec le journal français La Croix, elle a déclaré :
« Je n'exclus pas la possibilité de démissionner quelques mois avant la fin de mon mandat, mais je n'ai rien annoncé de concret, et une chose est certaine : en 2027, je serai encore là. »
Pablo Hernandez de Cos, directeur général de la Banque des règlements internationaux, et Klaas Knot, ancien patron de la banque centrale néerlandaise, sont considérés comme favoris pour succéder à Lagarde. Le président de la Bundesbank, Joachim Nagel, a déclaré que chaque membre du Conseil des gouverneurs de la BCE peut être considéré comme un candidat hautement qualifié, et que de solides candidats existent aussi en dehors du conseil, la politique décidant en dernier ressort. Le ministre fédéral des Finances, Lars Klingbeil, a déclaré que l'Allemagne conserverait un rôle important et influent au sein de la BCE, et que les décisions de personnel seront prises au sein du gouvernement fédéral. Les postes vacants de 2027 coïncidant, une solution globale est jugée probable, et des milieux gouvernementaux ont fixé le sommet de l'UE à la mi-décembre comme objectif pour les décisions. Par ailleurs, s'exprimant lors d'une réunion à huis clos des ministres des Finances de la zone euro à Luxembourg, Lagarde a déclaré que la BCE dispose des instruments pour stabiliser les marchés financiers si nécessaire, lorsqu'elle a été interrogée sur les écarts souverains.
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Les ministres des Finances de la zone euro ont ouvert le processus de remplacement d'Isabel Schnabel, qui quitte la BCE le 3 janvier 2027, tandis que plusieurs responsables de la BCE ont déclaré ne pas être pressés de relever à nouveau les taux.
Texte IA fondé sur les articles de Frankfurter Allgemeine, Handelsblatt, Wirtschafts Woche et d’autres médias. Publié . Comment il est fait