En bref
L'attaquant américain a été autorisé à jouer contre la Belgique malgré un carton rouge, provoquant une protestation de l'UEFA.
Les co-organisateurs ont subi une lourde défaite à Seattle, mettant fin à leur parcours en Coupe du monde.
Après avoir marqué, ils ont parodié les célèbres mouvements du président, une séquence devenue virale.
Le sélectionneur américain a déclaré que la situation n'avait pas affecté le résultat mais a critiqué ceux qui ont mêlé la politique à la décision.
Le match est prévu le 10 juillet à Los Angeles.
- 6 juillet, soirL'UEFA publie un communiqué critiquant la décision de la FIFA.
- MatchLa Belgique bat les États-Unis 4-1 ; Balogun joue mais ne marque pas.
- Après le matchLes joueurs belges exécutent une parodie de la danse de Trump après le but de Lukaku.
La polémique du carton rouge
Folarin Balogun, meilleur buteur américain du tournoi avec trois réalisations, a été expulsé en seizièmes de finale contre la Bosnie-Herzégovine. Selon les règles standards, il aurait dû manquer le match contre la Belgique. Dimanche, le président Donald Trump est intervenu auprès de la FIFA, et l'instance dirigeante a suspendu la suspension d'un match pour un an, permettant à Balogun de jouer. L'UEFA a vivement réagi, qualifiant cette décision de franchissement d'une « ligne rouge ». La FIFA s'est défendue en affirmant que le carton rouge n'avait pas été annulé, seulement suspendu, et que des mesures similaires étaient courantes dans les championnats nationaux.
« Je suis très frustré et très déçu par des personnes qui devraient comprendre cette situation. »
La performance dominante de la Belgique
Malgré la polémique, Balogun a débuté le match mais n'a pas marqué. Le sélectionneur belge Rudi Garcia a laissé Kevin De Bruyne, Jérémy Doku et Romelu Lukaku sur le banc, mais son équipe a tout de même surclassé les hôtes. Lukaku est entré en jeu et a marqué le quatrième but dans le temps additionnel, scellant une victoire 4-1. Un commentateur d'ESPN a comparé le résultat à un « karma instantané » pour les États-Unis.
« Ce match était comme une vieille chanson de Lennon : le karma instantané a rattrapé le USMNT et lui a donné une gifle. »
La parodie de la danse de Trump
Après le but de Lukaku, les joueurs belges ont exécuté une danse chorégraphiée parodiant les célèbres mouvements de campagne de Donald Trump. Cette célébration, filmée et largement partagée en ligne, était une réponse directe à l'implication du président dans l'affaire Balogun. Le New York Post l'a décrite comme un troll de la Belgique envers les États-Unis tout entiers.
« L'équipe belge, indignée par l'intervention de Trump, a trollé les États-Unis tout entiers avec une célébration dansée. »
Les réactions des deux camps
Le sélectionneur américain Mauricio Pochettino a déclaré que la polémique n'avait pas affecté le résultat, évoquant « une très mauvaise journée » collective et individuelle. Il n'a pas encore décidé s'il resterait à son poste. Rudi Garcia (Belgique) a révélé que Balogun était venu le voir après le match, et qu'il avait dit à l'attaquant que ce n'était pas sa faute. Garcia avait présenté ce match comme une défense du football contre les ingérences politiques.
« Il est venu me parler. J'ai apprécié. Ce n'est pas de sa faute. Il n'est pas responsable de cela, et je le lui ai dit. »
La suite
La Belgique affronte l'Espagne en quarts de finale le 10 juillet à Los Angeles. Les États-Unis, dernier des trois co-organisateurs encore en lice, quittent le tournoi après une campagne qui avait suscité l'espoir d'un beau parcours. Les États-Unis n'ont plus atteint les quarts de finale d'une Coupe du monde depuis 2002. Les médias américains ont qualifié cette défaite d'occasion manquée, The Athletic écrivant que l'équipe « a échoué au test le plus important de sa vie ». Le Wall Street Journal a noté qu'en l'espace d'un jour, l'équipe américaine est passée du statut d'hôte adoré à celui de bénéficiaire d'une relation privilégiée entre le président et le patron de la FIFA. Plusieurs joueurs américains étaient en larmes après le coup de sifflet final.