Le porte-parole de la diplomatie française, Pascal Confavreux, a annoncé la convocation de l'ambassadeur d'Iran Mohammad Amin-Nejad à Paris le 7 octobre 2026 au sujet de publications officielles iraniennes sur les réseaux sociaux.
Téhéran a convoqué l'ambassadeur de France Pierre Cochard le 6 octobre 2026 après que le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a condamné le maintien de l'ordre français le 4 octobre.
Après le début des manifestations le 17 septembre 2026 et 1 700 interpellations le 2 octobre, le nombre d'établissements perturbés est passé de 891 le 6 octobre à 459 le 7 octobre.
Alors que les manifestations lycéennes françaises n'ont fait aucun mort, des organisations de défense des droits ont évoqué la répression iranienne de janvier, où Iran Human Rights a recensé 4 219 morts.
Le 7 octobre 2026, le ministère français de l'Europe et des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur d'Iran Mohammad Amin-Nejad pour exprimer une protestation formelle contre ce que Paris a identifié comme une campagne de désinformation coordonnée. Les responsables français ont rejeté les fausses affirmations diffusées sur les réseaux sociaux par des comptes officiels du gouvernement iranien au sujet des manifestations étudiantes en France. Le porte-parole du ministère, Pascal Confavreux, a déclaré que ces publications en ligne étaient inacceptables et a qualifié de sans fondement les plaintes diplomatiques formulées par Téhéran la veille. Le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot a également condamné les déclarations de Téhéran, exigeant l'arrêt immédiat des publications.
« Ces provocations indignes doivent cesser. »
L'affrontement diplomatique fait suite à une convocation antérieure des autorités iraniennes à Téhéran. Le 6 octobre 2026, le ministère iranien des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de France Pierre Cochard pour accuser les forces de sécurité françaises de violations des droits humains et exiger une enquête sur la conduite policière face aux lycéens. Deux jours plus tôt, le 4 octobre 2026, le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, a publiquement condamné le maintien de l'ordre lors des manifestations.
« La France doit respecter les droits et libertés fondamentaux de ses citoyens. Les informations faisant état de violences policières sont préoccupantes. »
Baghaï a ensuite publié un message en français sur X critiquant le gouvernement français, tandis que des comptes diplomatiques iraniens à l'étranger ont également diffusé des affirmations sur les troubles. Dans un cas, l'ambassadeur d'Iran au Ghana a publié des messages sur les réseaux sociaux alléguant des disparitions de manifestants en France, avant de qualifier ensuite cette déclaration de satire.
Les manifestations étudiantes ont commencé le 17 septembre 2026 dans la région parisienne avant de s'étendre aux établissements d'enseignement du pays. Les lycéens français sont descendus dans la rue pour protester contre les conditions d'enseignement, citant des pénuries d'enseignants, des équipements scolaires obsolètes et des problèmes de capacité des établissements. Le 2 octobre 2026, des blocages d'écoles et des affrontements de rue dans tout le pays ont entraîné plus de 1 700 interpellations. Les unités de police ont déployé du gaz lacrymogène, des matraques et des balles de défense pour gérer les foules, suscitant les critiques d'organisations de défense des droits, dont Amnesty International. Les manifestations n'ont fait aucun mort. Cependant, des commentateurs en ligne et des figures d'extrême droite ont amplifié des affirmations exagérées ; le commentateur américain Alex Jones a partagé des images affirmant que des corps gisaient dans les rues, tandis que l'activiste britannique Tommy Robinson a utilisé des séquences vidéo vieilles de plusieurs années pour affirmer qu'une alliance d'activistes écologistes et de musulmans s'était formée.
Au 7 octobre 2026, le gouvernement français a déclaré que le mouvement de protestation refluait. Le nombre de lycées confrontés à des suspensions totales ou partielles de cours est tombé à 459, contre 891 le 6 octobre. Les syndicats enseignants français ont appelé à une grève et une manifestation nationales le 8 octobre 2026 pour soutenir le mouvement étudiant. Le différend diplomatique fait suite à des frictions antérieures entre les deux gouvernements sur les bilans en matière de droits humains. Lors des manifestations contre le coût de la vie qui ont culminé les 8 et 9 janvier, les autorités iraniennes ont reconnu plus de 3 000 morts tout en attribuant la violence à des actes terroristes étrangers, alors que l'organisation basée en Norvège Iran Human Rights a recensé 4 219 morts et qu'Amnesty International a rapporté que les forces de sécurité avaient tiré directement sur les manifestants.
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Le ministère français des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur d'Iran Mohammad Amin-Nejad le 7 octobre 2026, rejetant les affirmations officielles iraniennes sur les manifestations lycéennes dans tout le pays et les actions policières.
Texte IA fondé sur les articles de Aktuálně.cz, RFI, Le Monde.fr et d’autres médias. Publié .