La juge Margarita Valcarce, du tribunal d'instruction n° 16 de Madrid, a ouvert une information préliminaire pour un soupçon de délit de révélation de secrets et a demandé un rapport à la Policía Judicial le 15 octobre.
Le juge José Luis Calama, de l'Audiencia Nacional, a saisi la justice ordinaire après la publication en juin des agendas 2024 et 2025 et des échanges entre Zapatero et Gertrudis Alcázar.
Calama a limité l'accès au cloud du dossier au PP, qui mène l'accusation populaire unifiée, et a tenu les enregistrements des témoins et des mis en cause à l'écart des parties.
Zapatero est accusé d'avoir perçu 200 000 euros pour avoir servi d'intermédiaire auprès du gouvernement bolivien pour une entreprise péruvienne, en lien avec le sauvetage de 53 millions d'euros de Plus Ultra pendant la pandémie.

Un tribunal de Madrid a ouvert une information préliminaire sur la fuite de messages personnels et d'agendas appartenant à José Luis Rodríguez Zapatero, ancien président du gouvernement espagnol, dans l'affaire dite Plus Ultra. La juge Margarita Valcarce, du tribunal d'instruction n° 16 de Madrid, examine si un délit de révélation de secrets a été commis. Elle a demandé à la Policía Judicial un rapport sur la manière dont des pièces du dossier sont parvenues aux médias. Des sources judiciaires ont confirmé cette démarche le 15 octobre. Aucun délai n'a été fixé pour ce rapport.
L'enquête fait suite à une demande du juge José Luis Calama, de l'Audiencia Nacional, qui instruit l'affaire Plus Ultra. La défense de Zapatero a déposé une plainte sur ces révélations, et Calama s'est déclaré incompétent pour les instruire, si bien que le dossier a été transmis au tribunal de Valcarce, qui a partagé son avis sur l'existence d'indices d'une infraction. Les documents sont apparus pour la première fois en juin, après un rapport de l'unité de délinquance économique et financière (UDEF) de la Police nationale sur l'influence que Zapatero aurait exercée auprès du gouvernement bolivien pour aider une entreprise péruvienne, pour laquelle il aurait perçu 200 000 euros. Les récits divergent sur la date de l'ordonnance de Calama : Europa Press indique le 25 juin, tandis qu'El País la situe en juillet. Les documents publiés comprenaient des dizaines de repas et de réunions avec des chefs d'entreprise et de hauts responsables gouvernementaux, dont Pedro Sánchez, ainsi que des noms comme Félix Bolaños, Santos Cerdán, María Jesús Montero et Óscar López.
Calama a limité l'accès au cloud où sont stockés les documents du dossier, afin que seule l'accusation populaire menée par le PP puisse les consulter. Il a également placé les enregistrements audiovisuels des dépositions de témoins et de mis en cause dans une pièce distincte d'informations sensibles. Selon ABC, la juge a invoqué des fuites constantes et immédiates vers les médias après que les documents ont été mis à disposition des parties via la plateforme cloud. Seuls le tribunal et le parquet ont accès à ces enregistrements. El País rapporte que l'Audiencia Nacional a déjà transmis au tribunal de Madrid les compléments d'information qu'il avait demandés.
Zapatero est mis en examen à l'Audiencia Nacional avec sa secrétaire, Gertrudis Alcázar. Calama le présente comme le chef d'un présumé réseau de trafic d'influence qui aurait profité de sa médiation supposée dans le sauvetage de 53 millions d'euros accordé par l'État à la compagnie aérienne Plus Ultra pendant la pandémie. El País rapporte que Zapatero s'est déjà constitué partie à la procédure. Les échanges divulgués portaient sur des sujets privés autant que professionnels, notamment son agenda personnel et ses rendez-vous. On ne sait pas encore, à ce stade, si le rapport de police débouchera sur des poursuites.
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Un tribunal de Madrid a ouvert une information préliminaire sur la manière dont les agendas personnels de Zapatero et ses échanges avec sa secrétaire sont parvenus à la presse. La juge a demandé à la police un rapport sur les fuites du dossier Plus Ultra.
Texte IA fondé sur les articles de europa press, La Razón, El Confidencial et d’autres médias. Publié .