Le chancelier a déclaré aux députés CDU/CSU que sa patience avec le SPD était 'à bout' en raison des retards de la loi sur l'avenir des infrastructures, affirmant qu'elle était au Bundestag depuis six mois.
La porte-parole du SPD pour les transports, Isabel Cademartori, a déclaré que le projet de loi est au parlement depuis environ trois mois, et non six, et que les travaux sont intensifs depuis la mi-mars.
Le SPD souhaite lier le projet de loi sur les infrastructures à une loi distincte sur les infrastructures naturelles, ce qui, selon le ministère des Transports dirigé par la CDU, annulerait l'effet d'accélération.
Le secrétaire parlementaire Steffen Bilger a déclaré que les remarques de Merz n'étaient pas une critique générale de la coalition et a critiqué les fuites de discussions internes du groupe.
Le chancelier Friedrich Merz (CDU) a vivement critiqué le SPD lors d'une réunion du groupe parlementaire de l'Union mardi, accusant le partenaire minoritaire de la coalition de bloquer la loi sur l'avenir des infrastructures (Infrastrukturzukunftsgesetz). Cette loi est conçue pour accélérer la planification et l'approbation des grands projets de construction afin que les fonds de l'actif spécial de 500 milliards d'euros puissent être débloqués plus rapidement. Selon la Rheinische Post, qui a rapporté les propos en premier en citant des participants, Merz a déclaré que le projet de loi était bloqué au Bundestag depuis six mois.
« Et je dois dire maintenant : ma patience est désormais également à bout, également avec les sociaux-démocrates à bout. »
Merz a insisté sur le fait que la loi doit paraître au Journal officiel fédéral avant la pause parlementaire estivale. Plusieurs médias, dont Spiegel et Frankfurter Allgemeine, ont confirmé les propos auprès de participants à la réunion.
Le point central de discorde est l'insistance du SPD à lier le projet de loi sur les infrastructures à la loi sur le renforcement des infrastructures naturelles (Naturschutzflächenbedarfsgesetz). Merz a qualifié ce lien d'inacceptable. Le projet de loi sur les infrastructures, rédigé par le ministre des Transports Patrick Schnieder (CDU), vise à déclarer de nombreux projets de transport d'intérêt public prépondérant, leur donnant la priorité sur la protection de la nature et permettant de compenser les dommages écologiques par des paiements compensatoires.
« Cette loi doit paraître au Journal officiel fédéral avant la pause parlementaire estivale afin que nous puissions vraiment commencer à construire en Allemagne. »
Le ministre de l'Environnement Carsten Schneider (SPD) souhaite que son propre projet de loi réglemente les détails de ces paiements compensatoires et place ce qu'on appelle les infrastructures vertes – comme les tourbières réhumidifiées – sous le même statut d'intérêt public prépondérant. Le ministère des Transports s'y oppose, craignant que cela n'annule l'effet d'accélération de son propre projet de loi. La coordination interministérielle est donc au point mort.
La porte-parole du SPD pour la politique des transports, Isabel Cademartori, a rejeté l'affirmation de Merz selon laquelle le projet de loi serait au parlement depuis six mois, déclarant qu'il avait été soumis il y a environ trois mois et que les groupes parlementaires y travaillaient intensivement depuis la mi-mars. Elle a indiqué que le processus était dans les délais et en phase finale de délibération, avec pour objectif clair de terminer avant la pause estivale.
« Si le gouvernement fédéral travaillait avec la même fiabilité sur ses projets que les politiciens spécialisés au parlement, nous serions probablement déjà un peu plus avancés. »
Le secrétaire parlementaire du SPD, Dirk Wiese, a confirmé que les critiques de Merz visaient uniquement le projet de loi sur les infrastructures, et non la coalition dans son ensemble. Il a noté que des informations complémentaires du ministre des Transports Schnieder n'avaient été transmises aux députés que récemment et devaient être examinées – une procédure parlementaire normale. Wiese estime toujours qu'une adoption avant la pause estivale est possible.
Le secrétaire parlementaire de l'Union, Steffen Bilger (CDU), a cherché à limiter les conséquences mercredi, déclarant à Welt TV que les remarques du chancelier n'étaient pas une critique générale du partenaire de coalition mais visaient exclusivement le projet de loi sur les infrastructures. Il a critiqué les fuites de citations de réunions à huis clos et a déclaré vouloir « remettre les choses au clair ». Dans l'ensemble, l'Union restait optimiste quant à un accord avec le SPD.
Mercredi, les dirigeants de la coalition rencontrent les employeurs et les syndicats à la Chancellerie pour discuter des besoins de réforme de l'Allemagne, en se concentrant sur le marché du travail, les réformes sociales, les impôts et la réduction de la bureaucratie. Merz a déclaré lors de la réunion du groupe qu'il n'avait pas de grandes attentes mais considérait ce dialogue comme important.
« C'est une conversation, un échange de vues ; il n'y aura pas de résultats, pas de documents de décision. Mais j'espère au moins avoir un aperçu de ce que nous partageons réellement en commun. »
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir PollarGouvernement · Berlin
Le chancelier Friedrich Merz a accusé le SPD de bloquer une loi visant à accélérer les grands projets de construction, déclarant lors d'une réunion à huis clos du groupe parlementaire de l'Union que sa patience avec les sociaux-démocrates était 'à bout.' Les dirigeants de la coalition ont rapidement tenté de limiter les dégâts.
Texte IA fondé sur les articles de Spiegel Online, Der Tagesspiegel, DIE WELT et d’autres médias. Publié .