En bref
Juan Bravo a déclaré le 15 octobre que les retraites sont non négociables, qu'elles seront revalorisées en fonction de l'IPC et que le PP n'augmentera pas les cotisations sociales des travailleurs.
Alberto Núñez Feijóo a démenti toute coupe dans les retraites lors d'une conférence de presse à Bruxelles tenue après le sommet européen du PP, avant les élections du 29 novembre.
Pedro Sánchez a déclaré qu'un décret revalorisant les retraites en fonction de l'IPC serait approuvé avant la fin de l'année, et le chiffre de l'IPC ne sera connu que deux jours avant le vote.
Le baromètre d'octobre 2026 du CIS, étude 3852, prévoyait que le PSOE devancerait le PP de 11,8 points si des élections générales avaient lieu maintenant.
La garantie de Bravo sur les retraites
Le jeudi 15 octobre, Juan Bravo, vice-secrétaire du PP chargé des finances, du logement et des infrastructures, a déclaré que les retraites étaient « innegociables » et qu'Alberto Núñez Feijóo ne les toucherait pas s'il accédait à La Moncloa. Il a invité les retraités à rester sereins et affirmé que les retraites continueraient d'être revalorisées en fonction de l'indice des prix à la consommation (IPC). Le même jour, il avait déclaré que le système était viable si l'économie était « adéquate », une remarque qui a déclenché la polémique au sein du parti. Dans une interview télévisée, il a accusé le PSOE et le gouvernement de diffuser une version « manipulée » de ses propos, citant le ministre Óscar Puente. Il a affirmé avoir répété six fois que les retraites suivraient l'IPC.
« Les retraites ne seront pas touchées. Les cotisations sociales ne seront pas augmentées pour les travailleurs. »
Un bilan contesté sur l'indexation
Bravo a également affirmé que le gouvernement de José Luis Rodríguez Zapatero était le seul à avoir gelé les retraites, et qu'il avait instauré une augmentation minimale afin qu'elles ne puissent plus jamais être gelées, même si l'IPC devenait négatif. Il a soutenu que le PP avait voté en faveur des décrets alignant les retraites sur l'IPC. D'autres informations ont contesté ce récit, affirmant que le PP s'était opposé à l'indexation sur l'IPC en 2021 et avait voté contre certains de ces décrets. Dans une autre interview, Bravo a résumé la question comme réglée : les retraites sont publiques, elles seront garanties et elles augmenteront avec l'IPC.
Vox, Muñoz et Feijóo
La polémique a commencé avec Vox. José María Figaredo, secrétaire général du groupe parlementaire Vox, a appelé à un nouveau système de retraites, et une chronique de La Vanguardia a affirmé qu'il avait plaidé pour « privatiser » les retraites. Santiago Abascal a publiquement démenti cette position. Ensuite, Ester Muñoz, porte-parole du PP et présidente de son comité de campagne, a déclaré dans un podcast, avant la convocation des élections, que le système allait mal tourner.
« Le système va s'effondrer. »
Feijóo a rejeté toute coupe lors d'une conférence de presse à Bruxelles tenue après le sommet européen du PP, le dernier avant les élections. Il a déclaré que les retraites seraient revalorisées en fonction de l'IPC et qu'il garantirait la viabilité du système public.
Réponse du gouvernement et le vote du 29 novembre
Pedro Sánchez, s'exprimant à Bruxelles avant le dernier Conseil européen précédant les élections, a invité les retraités à rester sereins. Il a déclaré qu'un décret revalorisant les retraites en fonction de l'IPC serait approuvé avant la fin de l'année, même avec un gouvernement en affaires courantes. Le chiffre de l'IPC qui fixe la revalorisation ne sera connu que deux jours avant le vote du 29 novembre. Carlos Cuerpo, premier vice-président et ministre de l'Économie, a déclaré à TVE que la revalorisation serait effectuée que le décret soit adopté avant ou après le vote, de sorte que l'augmentation apparaîtrait sur les fiches de paie de janvier.
« La revalorisation va être effectuée. »
Sánchez a convoqué des élections générales anticipées pour le 29 novembre alors qu'il dirigeait un gouvernement en affaires courantes. Le Centre de recherches sociologiques (CIS) a publié une avance de son baromètre d'octobre 2026, étude 3852, qui prévoyait que le PSOE devancerait le PP de 11,8 points si le vote avait lieu maintenant. Avant la polémique sur les retraites, la pré-campagne s'était concentrée sur le logement et la crise à Ceuta. Une chronique d'opinion chiffrait les retraités espagnols à 9,5 millions et les moins de 18 ans à 7,8 millions, notant que presque tous les retraités peuvent voter alors qu'aucun des moins de 18 ans ne le peut.