Le 5 octobre 2026, le ministre des Affaires étrangères Radosław Sikorski a déclaré que le président Karol Nawrocki avait proposé Nikodem Rachoń au poste d'ambassadeur à Washington, après des informations sur des discussions avec Donald Trump.
Le conseiller présidentiel Marcin Przydacz a affirmé que Radosław Sikorski avait accepté des nominations d'ambassadeurs avant que le Premier ministre Donald Tusk n'intervienne pour bloquer l'accord.
Le différend remonte à mars 2024, lorsque le ministère des Affaires étrangères a rappelé plus de 50 ambassadeurs sans signature présidentielle, laissant des postes comme Washington et Rome aux chargés d'affaires Bogdan Klich et Ryszard Schnepf.
Le 5 octobre 2026, le ministre polonais des Affaires étrangères Radosław Sikorski et le Palais présidentiel se sont livrés à une vive confrontation publique au sujet des nominations diplomatiques et des contacts politiques avec les États-Unis. Sur la plateforme X, Radosław Sikorski a déclaré que le président Karol Nawrocki avait proposé par le passé Nikodem Rachoń, conseiller à la chancellerie du président et frère du directeur de l'émission de TV Republika Michał Rachoń, comme candidat au poste d'ambassadeur de Pologne à Washington. Le ministre a lié cette nomination aux révélations de la journaliste Dominika Wielowieyska, selon laquelle, lors d'une réunion en mars, Donald Trump aurait suggéré au vice-Premier ministre polonais Władysław Kosiniak-Kamysz de former une coalition gouvernementale avec les partis de droite en échange d'un soutien américain total. D'après ces informations, le député européen de Droit et Justice (PiS) Adam Bielan et Nikodem Rachoń ont présenté ce concept à des responsables américains.
« Je comprends maintenant quelles tâches Nikodem Rachoń, que Karol Nawrocki m'a proposé comme ambassadeur de la République de Pologne aux États-Unis, devait accomplir à Washington. »
Marcin Przydacz, directeur du Bureau de la politique internationale de la chancellerie présidentielle, a contesté le récit de Radosław Sikorski le jour même. Il a affirmé qu'un accord sur les nominations diplomatiques avait été accepté par Radosław Sikorski avant d'être bloqué par le Premier ministre Donald Tusk, précisant que l'ambassade à Washington figurait parmi les postes convenus. Marcin Przydacz a soutenu que Radosław Sikorski avait soit accepté Nikodem Rachoń et vu sa nomination bloquée par Donald Tusk, soit menti sur cette proposition alors qu'un autre candidat avait été retenu. Selon lui, c'est la seconde hypothèse qui est exacte.
« Je vous informe que l'accord sur les ambassadeurs a été accepté par Radosław Sikorski. Il a été bloqué par le Premier ministre Donald Tusk. L'une des ambassades convenues était celle de Washington. »
Cet affrontement s'inscrit dans un bras de fer de longue date entre le ministère des Affaires étrangères et la présidence au sujet des nominations d'ambassadeurs. Le conflit a débuté en mars 2024, lorsque le ministère a décidé de mettre fin aux missions de plus de 50 ambassadeurs et de retirer plus d'une douzaine de nominations soumises sous l'administration précédente. Le président de l'époque, Andrzej Duda, a refusé de signer les documents officiels de rappel, invoquant ses prérogatives constitutionnelles, ce qui a conduit le ministère à nommer ces diplomates comme chargés d'affaires. Karol Nawrocki a maintenu cette position à son entrée en fonction, s'opposant notamment aux nominations de Bogdan Klich à Washington et de Ryszard Schnepf à Rome. Le 26 janvier 2026, Karol Nawrocki et Radosław Sikorski se sont rencontrés au Palais présidentiel pour négocier, et début septembre 2026, le président a déclaré qu'un accord était proche avant que la direction du gouvernement n'intervienne.
Le différend s'est élargi lors du récent déplacement de Marcin Przydacz à Washington pour préparer le sommet du G20 de décembre à Miami, où Karol Nawrocki représentera la Pologne. Au cours de ce voyage, Marcin Przydacz s'est entretenu avec Michael Needham, conseiller adjoint à la sécurité nationale de Donald Trump, et avec deux secrétaires adjoints du secrétaire d'État Marco Rubio, pour discuter du stationnement militaire permanent, de la présence des troupes et des achats de défense. Radosław Sikorski a critiqué ce déplacement après un bandeau diffusé par TV Republika, déclarant que le ministère des Affaires étrangères n'avait pas autorisé Adam Bielan à discuter de la composition du gouvernement polonais à l'étranger. En réponse, Marcin Przydacz a souligné que la Pologne compte encore des ambassadeurs officiellement accrédités, rappelés sans révocation présidentielle, dans des pays comme la Tchéquie, la Slovaquie, le Portugal, la Jordanie, le Royaume-Uni, la Lituanie et l'Ukraine, réaffirmant que de nouveaux ambassadeurs ne peuvent pas être nommés légalement tant que leurs prédécesseurs conservent leurs lettres de créance.
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Le ministre des Affaires étrangères Radosław Sikorski a affirmé que le président Karol Nawrocki avait proposé Nikodem Rachoń comme ambassadeur à Washington, ce qu'un conseiller présidentiel, Marcin Przydacz, a rejeté comme faux.
Texte IA fondé sur les articles de Wprost, NIEZALEZNA.PL et Do Rzeczy. Publié .