Le président Nicusor Dan a signé un décret le 6 octobre 2026 désignant le diplomate Luca Niculescu, après l'échec des candidats précédents, dont Siegfried Muresan et Ilie Bolojan, à former un gouvernement durable.
M. Niculescu dispose de 10 jours pour rédiger un programme de gouvernement, choisir ses ministres et obtenir 233 voix au Parlement pour son investiture.
M. Niculescu dirige depuis 2022 le processus d'adhésion de la Roumanie à l'OCDE et plus de 100 réformes associées, après des postes diplomatiques en France, à Monaco et en Andorre.
La vice-Première ministre par intérim Oana Gheorghiu a indiqué que le PNL examinerait le programme avant de décider, tandis que l'AUR, dans l'opposition, a promis de voter contre la confirmation.
Les agences de notation qui maintiennent la Roumanie au plus bas échelon de la catégorie investissement exigent l'adoption du budget 2027 avant la fin de l'année pour maîtriser le déficit.
Le président roumain Nicusor Dan a signé mardi 6 octobre 2026 un décret officiel désignant le diplomate Luca Niculescu comme Premier ministre, après des consultations avec les partis politiques au palais Cotroceni. M. Niculescu, secrétaire d'État de 55 ans au ministère des Affaires étrangères, représente la quatrième tentative de M. Dan en cinq mois pour résoudre un blocage exécutif prolongé. La crise a commencé en mai, lorsque la coalition pro-européenne dirigée par le chef du Parti national libéral (PNL), Ilie Bolojan, s'est effondrée lors d'une motion de censure après le départ du Parti social-démocrate (PSD), passé dans l'opposition. Moins d'une semaine avant la désignation de M. Niculescu, les parlementaires avaient rejeté le cabinet proposé par le troisième candidat de M. Dan, Siegfried Muresan. M. Dan a affirmé que M. Niculescu disposait d'une entière liberté pour choisir une formule gouvernementale politique ou technocratique après des entretiens approfondis avec les groupes parlementaires.
« J'ai la garantie qu'un gouvernement avec Luca Niculescu maintiendra l'orientation pro-occidentale de la Roumanie et respectera les objectifs financiers ainsi que tous les engagements pris par la Roumanie. »
M. Niculescu coordonne depuis 2022 le processus d'adhésion de la Roumanie à l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Diplômé en 1995 de l'université de journalisme de Bucarest, il a obtenu un master au Centre universitaire d'enseignement du journalisme de Strasbourg et a travaillé comme journaliste entre 1992 et 2016 avant d'être ambassadeur de Roumanie en France, en Andorre et à Monaco. Dans sa déclaration publique, M. Niculescu a décrit ses quatre années à la tête de la candidature à l'OCDE comme une évaluation détaillée de l'État, couvrant l'administration publique, la santé, l'éducation, les entreprises publiques, le marché du travail et la fiscalité. Il a souligné que cet effort d'adhésion a déjà produit plus de 100 réformes qui devraient constituer le socle de son programme de gouvernement.
« Je ne peux pas promettre de miracles, mais je peux promettre une approche sérieuse de l'usage des fonds publics, la prévisibilité économique, le respect des engagements de la Roumanie, l'accélération des investissements et des réformes, et un État qui fonctionne efficacement pour ses citoyens. »
Selon les règles constitutionnelles, M. Niculescu dispose de 10 jours pour rédiger un programme, présenter une liste de ministres et obtenir les 233 voix parlementaires nécessaires à son investiture. Le candidat doit négocier avec des groupes politiques profondément divisés pour réunir cette majorité. La vice-Première ministre par intérim Oana Gheorghiu a déclaré que le PNL examinerait l'équipe ministérielle proposée et le programme de réformes avant de s'engager, soulignant qu'une confirmation ne peut être accordée sur le seul nom d'un candidat. Le député PNL Alexandru Muraru a posé des conditions explicites, mettant en garde contre l'arrivée au gouvernement de rivaux internes au parti et exigeant des garanties que le PSD ne bloquera pas les réformes structurelles. Le PSD a de son côté convoqué une réunion de sa direction mardi après-midi pour définir sa stratégie, tandis que l'Alliance pour l'unité des Roumains (AUR), à l'extrême droite, a annoncé qu'elle voterait contre le cabinet.
La paralysie institutionnelle prolongée a augmenté les coûts d'emprunt et fait peser une forte pression sur la qualité de crédit souveraine de la Roumanie. Les trois principales agences de notation ont maintenu la Roumanie au plus bas échelon de la catégorie investissement, avec une perspective négative, lors de leurs examens programmés cette année. Elles ont indiqué qu'un gouvernement entrant devait adopter le budget de l'État pour 2027 avant la fin de l'année et fixer des objectifs crédibles de réduction du déficit budgétaire. Bien que les conditions juridiques de dissolution du Parlement et de convocation d'élections législatives anticipées soient réunies, M. Dan a répété que des élections anticipées restaient un dernier recours. Les sondages donnent à l'AUR une avance à deux chiffres sur les partis rivaux, et M. Dan a maintenu que toute majorité gouvernementale viable devait exclure l'AUR tout en préservant les engagements pro-européens.
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Le président Nicusor Dan a chargé le diplomate Luca Niculescu de former un gouvernement, donnant au coordinateur de l'adhésion à l'OCDE dix jours pour obtenir 233 voix au Parlement et mettre fin à cinq mois de blocage politique.
Texte IA fondé sur les articles de Ziare.com, HotNews.ro, adevarul.ro et d’autres médias. Modifié .