Le FSB a annoncé mardi 13 octobre la détention de Yuki Imai, chef de la branche du journal à Ioujno-Sakhalinsk, pour suspicion d'espionnage, selon Tass.
Le Japon a convoqué l'ambassadeur Nikolay Nozdrev mercredi 14 octobre, et la Première ministre Sanae Takaichi a démenti jeudi 15 octobre que le Japon se soit livré à de l'espionnage en Russie.
Le secrétaire général du Cabinet, Minoru Kihara, a déclaré que Tokyo n'avait pas pu contacter le journaliste, et la Russie n'a donné aucune notification consulaire avant son annonce.
La Russie prévoit des exercices sur Etorofu du 13 au 17 octobre et des restrictions d'espace aérien du 10 au 16 octobre, après la visite d'une délégation chinoise sur l'île que le ministre des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a qualifiée d'« absolument inacceptable ».
Le Service fédéral de sécurité russe (FSB) a annoncé mardi 13 octobre avoir détenu un journaliste du Hokkaido Shimbun pour suspicion d'espionnage. Les autorités russes l'ont identifié comme Yuki Imai, chef de la branche du journal à Ioujno-Sakhalinsk. Selon Tass, le FSB affirme qu'il a collecté et conservé des informations sur des participants mobilisés et volontaires à l'opération militaire spéciale russe, sur instruction du service de renseignement japonais. Tass a également diffusé des images d'enquêteurs le menottant dans une chambre d'hôtel. Le journal a déclaré avoir eu connaissance de l'annonce russe mais vérifiait encore les détails, et que le journaliste est un homme affecté à son bureau d'Ioujno-Sakhalinsk. Tokyo n'a appris la détention que par l'annonce de Moscou, la Russie n'ayant donné aucune notification consulaire.
Mercredi 14 octobre, le ministère japonais des Affaires étrangères a convoqué l'ambassadeur de Russie Nikolay Nozdrev pour demander des informations et une considération humanitaire pour le journaliste, et protester contre l'annonce unilatérale et l'absence de notification préalable. Nozdrev a rejeté les demandes japonaises, selon l'ambassade de Russie à Tokyo, qui a indiqué jeudi que l'enquête suivrait la loi russe. Il a également affirmé que les services de renseignement japonais utilisent des journalistes pour collecter des informations non divulguées, une allégation que Tokyo a rejetée. Jeudi 15 octobre, la Première ministre Sanae Takaichi a démenti que son gouvernement ait été impliqué dans une activité d'espionnage en Russie, et a déclaré que le Japon transmettrait sa position à Moscou.
« Nous transmettrons notre position. »
Le secrétaire général du Cabinet, Minoru Kihara, a déclaré que Tokyo n'avait pas pu établir de contact avec le journaliste et s'employait à organiser une rencontre dès que possible.
« Nous nous efforcerons d'organiser une rencontre consulaire dès que possible pour vérifier son état de santé. »
Une délégation chinoise a visité Etorofu, l'une des quatre îles que le Japon revendique comme Territoires du Nord et que la Russie contrôle. Le ministre des Affaires étrangères Toshimitsu Motegi a qualifié cette visite d'« absolument inacceptable » et a protesté auprès de Moscou et de Pékin, tout en exigeant un traitement équitable et humain pour le journaliste détenu. La Russie a notifié au Japon qu'elle tiendra des exercices militaires sur Etorofu du 13 au 17 octobre et restreindra l'accès à une partie de l'espace aérien du 10 au 16 octobre. Pékin a déclaré que les acquis de la victoire sur le fascisme lors de la Seconde Guerre mondiale devaient être respectés. Certains médias ont interprété les mouvements russes et chinois comme une pression sur le gouvernement de Takaichi, et Nozdrev a déclaré que la coopération pratique, y compris de tels échanges, continuerait de s'étendre.
Le Comité pour la protection des journalistes, une organisation à but non lucratif basée à New York, a demandé mercredi 14 octobre la libération immédiate du journaliste. Sa directrice pour l'Europe et l'Asie centrale, Fiona O'Brien, a déclaré dans un communiqué que cette détention était « profondément glaçante ».
« Les journalistes ne doivent pas servir de monnaie d'échange dans des différends géopolitiques plus larges. »
Le comité a également indiqué que la Russie détient au moins 30 journalistes en lien avec leur travail. Les relations entre les deux pays se sont fortement dégradées après que Tokyo a imposé des sanctions en réponse à l'invasion de l'Ukraine par la Russie en 2022, et la Russie a classé le Japon parmi les « nations hostiles ». Poutine s'est rendu pour la première fois sur l'une des quatre îles en août cette année. Parmi les précédents figurent un journaliste de Kyodo News détenu à Vladivostok en décembre 2019 et libéré quelques heures plus tard, et le journaliste du Wall Street Journal Evan Gershkovich, détenu en mars 2023, condamné à 16 ans et libéré lors d'un échange de prisonniers en août 2024.
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir PollarDiplomatie · Tokyo, Ioujno-Sakhalinsk et New York
Tokyo a rejeté l'accusation d'espionnage formulée par la Russie contre un journaliste du Hokkaido Shimbun détenu à Sakhaline. L'ambassadeur russe a également décliné les demandes japonaises d'information et de considération humanitaire.
Texte IA fondé sur les articles de Adnkronos, Deutsche Welle, BFMTV et d’autres médias. Modifié .