Boris Pistorius et Catherine Vautrin ont déclaré vendredi 9 octobre au Haillan, près de Bordeaux, que le MGCS n'était pas terminé, sans préciser si un char commun unique serait encore construit.
Fabien Mandon a déclaré devant l'Assemblée nationale le 8 octobre que l'Allemagne avait décidé de quitter le projet, et un communiqué publié peu avant minuit a décrit le programme comme retardé mais en cours.
Le char Leclerc doit être retiré du service à partir de 2038, Mandon souhaite que la France commence les études en 2027, et le char successeur était attendu vers 2040.
Armin Papperger a déclaré au Welt am Sonntag que Paris avait envisagé de réduire sa contribution à moins de la moitié du budget initialement prévu.
Le jeudi 8 octobre, le général Fabien Mandon, chef d'état-major des armées françaises, a déclaré devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale, lors de l'examen du budget des armées pour 2027, que l'Allemagne avait décidé de quitter le projet. Il a estimé que le résultat n'était pas bon pour l'industrie, mais qu'il ne s'agissait pas d'un échec complet, les deux armées ayant travaillé ensemble pendant plusieurs années sur ce que devrait être un char futur. Cette déclaration fait suite à l'échec du programme d'avion de combat FCAS, annoncé en juin. Selon BFMTV, Mandon s'exprimait devant une salle presque vide.
« Ce n'est pas un échec complet, c'est un choix allemand important. »
Quelques heures plus tard, Mandon a publié un communiqué qui recadrait la décision. Selon BFMTV, il est paru peu avant minuit et évoquait un « retard » plutôt qu'une sortie allemande, l'entrée en service étant repoussée vers la fin des années 2040. Le communiqué indiquait que le programme « se poursuit » et conserve un intérêt centré sur la connectivité renforcée, le combat collaboratif, l'automatisation et la robotisation. La chronologie des déclarations est présentée ci-dessous.
Le vendredi 9 octobre, les deux ministres de la Défense se sont exprimés lors d'une visite d'entreprise au Haillan, près de Bordeaux. Pistorius a qualifié le projet de « totalement non menacé » et a insisté sur le fait qu'il n'était pas terminé. Vautrin a déclaré que le MGCS « reste un projet d'actualité » et s'est accordée avec son homologue allemand.
« Le projet MGCS n'est pas terminé, il n'est pas mort, personne ne l'a arrêté. »
Aucun des deux ministres n'a précisé si un char commun unique serait encore construit comme prévu initialement, ou si le programme se limiterait à relier un modèle allemand et un modèle français au sein d'un même système de combat. La seconde option constituerait une version très réduite du plan, et le FCAS avait été revu à la baisse de manière similaire cet été, pour se limiter à la mise en réseau de systèmes d'armes distincts. L'état-major a indiqué que les deux pays concevraient entre-temps leurs propres successeurs aux chars Leopard 2 et Leclerc. L'Allemagne a choisi de lancer une étude nationale pour un successeur du Leopard 2, et la France a choisi de lancer une capacité intermédiaire. Le Leclerc doit être retiré du service à partir de 2038, ce qui explique pourquoi Mandon souhaite que la France commence les études en 2027.
Le MGCS est censé succéder au Leclerc et au Leopard 2 vers 2040, avec des coûts partagés à parts égales entre Paris et Berlin et un leadership allemand. Le programme était initialement piloté par KNDS, une entreprise issue du français Nexter et de l'allemand KMW. La volonté de Berlin d'intégrer Rheinmetall en 2019 a perturbé cet équilibre et alimenté les tensions. Mandon a également déclaré que l'offre industrielle présentée début 2026 ne répondait pas au calendrier nécessaire au remplacement des chars actuels. Dans un entretien au Welt am Sonntag, le directeur général de Rheinmetall, Armin Papperger, a publiquement évoqué la possibilité d'une sortie française, affirmant que Paris avait envisagé de réduire sa contribution financière à moins de la moitié du budget initialement prévu.
Paul Maurice, secrétaire général du comité d'études des relations franco-allemandes de l'Ifri, a déclaré à BFMTV que le programme était terminé dans sa forme initiale, même si une collaboration reste possible sur certains segments.
« C'est terminé dans sa forme initiale. »
Il a également estimé que les Allemands ont moins besoin de la France que l'inverse, puisqu'ils disposent de l'expertise et du financement, tandis que la France fait face à des problèmes politiques et de finances publiques. Selon BFMTV, le moment de l'annonce a aussi retenu l'attention alors que le président allemand Frank-Walter Steinmeier effectuait une visite d'État en France.
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Les ministres de la Défense Boris Pistorius et Catherine Vautrin ont déclaré vendredi que le Main Ground Combat System n'était pas mort, au lendemain des propos du chef d'état-major des armées français selon lesquels l'Allemagne avait décidé de s'en retirer.
Texte IA fondé sur les articles de Wirtschafts Woche, SudOuest.fr, Franceinfo et d’autres médias. Modifié .