La ministre de l'Économie, Katherina Reiche, a annoncé le 8 octobre 2026 que le PIB devrait progresser de 1,3 % en 2026 et de 1,1 % en 2027, contre une estimation de 0,5 % en avril.
Deux tiers de la croissance projetée pour 2026 proviennent des investissements publics via le fonds fédéral spécial de 500 milliards d'euros, le tiers restant étant tiré par les exportations d'acier, d'engrais et d'aluminium.
Les investissements des entreprises privées ne devraient progresser que de 0,2 % en 2026, tandis que Katherina Reiche a averti d'une main-d'œuvre en recul, à environ 1 370 heures travaillées par an, et d'une hausse projetée des cotisations sociales de 42 % à plus de 47 %.
Le ministre des Finances, Lars Klingbeil, a défendu au Bundestag un plan d'allègement fiscal de 10 milliards d'euros, tandis que le chancelier Friedrich Merz a reporté l'objectif de la réforme des retraites au printemps 2027.
La ministre fédérale de l'Économie, Katherina Reiche, a présenté jeudi à Berlin la projection d'automne du gouvernement fédéral, sa troisième prévision économique depuis son entrée en fonction au printemps 2025. La révision porte la croissance projetée du produit intérieur brut pour 2026 à 1,3 %, plus du double du taux de 0,5 % prévu en avril. Cette mise à jour aligne les estimations fédérales sur l'évaluation commune publiée fin septembre par les principaux instituts de recherche économique allemands, mettant fin à sept années consécutives de stagnation de l'économie nationale. Les économistes du gouvernement anticipent une nouvelle expansion de 1,1 % en 2027, légèrement supérieure à l'estimation antérieure de 0,9 %, avant un ralentissement à 0,6 % en 2028. Katherina Reiche a confirmé ces chiffres après les premières informations parues en début de semaine, déclarant que l'économie avait dépassé son point bas.
« Nous avons laissé le creux derrière nous, l'économie allemande repart à la hausse. »
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Le redressement repose largement sur des dépenses publiques financées par l'emprunt, ainsi que sur des gains temporaires dans le commerce extérieur. Les dépenses publiques, soutenues par un fonds spécial fédéral de 500 milliards d'euros destiné aux infrastructures, à la protection du climat et à la défense, génèrent deux tiers de la croissance prévue. Le tiers restant provient de la hausse des exportations. Malgré des prix de l'énergie élevés liés à la guerre en Iran, les fabricants allemands de biens intermédiaires à forte intensité énergétique, notamment l'acier, les engrais et l'aluminium, ont enregistré des ventes plus élevées, les acheteurs internationaux constituant des stocks de précaution. Les producteurs allemands de composants électriques ont également enregistré davantage de commandes liées aux investissements mondiaux dans l'intelligence artificielle. Des facteurs calendaires ont apporté un soutien modeste, la disposition des jours fériés ayant créé davantage de jours travaillés sur l'ensemble de 2026.
Katherina Reiche a averti que la reprise actuelle n'a pas de fondement auto-entretenu, invoquant une activité privée atone et une hausse des coûts intérieurs. L'investissement des entreprises privées ne devrait augmenter que de 0,2 % en 2026, tandis que la consommation des ménages reste freinée par une inflation persistante. Le déclin démographique constitue un obstacle cumulatif : l'emploi intérieur recule et l'immigration de travailleurs qualifiés étrangers ne compense plus les départs à la retraite. Katherina Reiche a fait observer que le temps de travail annuel en Allemagne s'établit en moyenne à environ 1 370 heures, en dessous des moyennes enregistrées en Grèce, en Espagne et aux États-Unis. Elle a également attribué la perte d'attractivité de l'Allemagne auprès des professionnels étrangers aux récents gains électoraux des extrémistes, avertissant que les préjugés et l'exclusion sociale nuisent à la compétitivité économique.
« Sans croissance auto-entretenue, nous ne reviendrons pas au sommet, et sans croissance, les batailles de répartition s'intensifieront. »
La prévision économique a coïncidé avec les débats au sein de la coalition gouvernementale noir-rouge sur les politiques budgétaires structurelles. Katherina Reiche a appelé à réduire les procédures bureaucratiques, à accélérer l'immatriculation des entreprises et à adopter les propositions de la commission sur les retraites afin d'éviter que les cotisations sociales ne passent de 42 % à plus de 47 %. À la suite d'une réunion discrète du comité de coalition mercredi soir, le chancelier Friedrich Merz a allongé le calendrier législatif de la réforme des retraites, reportant son adoption définitive de la fin 2026 au printemps 2027. Parallèlement, le ministre des Finances Lars Klingbeil a défendu jeudi matin au Bundestag une mesure distincte sur l'impôt sur le revenu.
« Nous accordons dix milliards d'euros d'allègements aux citoyens de notre pays. »
Lars Klingbeil a soutenu que le texte apporte 10 milliards d'euros d'allègements directs aux ménages à revenus moyens, financés par un alourdissement de la charge pesant sur les hauts revenus. L'Association des entreprises familiales a toutefois mis en garde contre une complaisance mal placée, notant que l'environnement économique général reste contraint par des coûts d'emprunt élevés et la dette publique.
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La ministre de l'Économie, Katherina Reiche, a relevé de 0,5 % à 1,3 % la prévision de croissance économique pour 2026, invoquant les dépenses d'infrastructure et la demande à l'export, tout en avertissant d'une pénurie de main-d'œuvre.
Texte IA fondé sur les articles de Handelsblatt, Frankfurter Allgemeine, RP Online et d’autres médias. Modifié .