Le débat d'une heure jeudi soir à Grand Rapids a été dominé par les attaques personnelles, El-Sayed et Rogers se coupant souvent la parole et l'animateur Rick Albin ayant du mal à maintenir le cap.
Rogers a lié El-Sayed au Hezbollah, au Hamas et à Al-Qaïda, tandis que Donald Trump l'a qualifié d'« extrémiste, sympathisant des terroristes ». S'il est élu, El-Sayed serait le premier membre musulman du Sénat américain.
Rogers n'a pas exclu un soutien public de l'AIPAC et a déclaré « Je prendrai toute cette aide ». Le United Democracy Project a dépensé plus de 30 millions de dollars contre El-Sayed lors de la primaire démocrate.
Plusieurs sondages montrent une course serrée, plus de 280 millions de dollars ont été dépensés en publicité jusqu'à présent, et l'élection a lieu le 3 novembre avec seulement un tiers des 100 sièges du Sénat en jeu.

Le premier débat télévisé entre le démocrate Abdul El-Sayed et le républicain Mike Rogers s'est tenu jeudi soir à Grand Rapids, dans le Michigan, et a rapidement tourné à l'aigre. Né dans le Michigan, El-Sayed, ancien directeur de la santé du comté de Wayne, s'est efforcé à plusieurs reprises de présenter Rogers comme un millionnaire propriétaire de yacht, déconnecté des électeurs ordinaires. Rogers, ancien membre de la Chambre des représentants des États-Unis, a accusé El-Sayed d'être laxiste face au « terrorisme » et d'avoir des sympathies étrangères. Une grande partie de l'heure a consisté en réponses aux questions du modérateur, chaque candidat orientant la conversation vers le sujet sur lequel il se sentait le plus fort. Les deux hommes se sont souvent coupés la parole, et l'animateur Rick Albin a parfois eu du mal à maintenir le débat sur les rails. Albin a déclaré aux candidats :
« Nous avons des dizaines de questions à aborder. Vous ne pouvez pas tout contester avec quatorze réfutations différentes, alors travaillez avec moi, s'il vous plaît. »
Rogers a mené une série d'attaques centrées sur l'identité musulmane d'El-Sayed, le liant à des groupes tels que le Hezbollah, le Hamas, les Frères musulmans et Al-Qaïda. Rogers a affirmé qu'El-Sayed reçoit de l'argent de ceux qui soutiennent ouvertement ces groupes :
« Il reçoit de l'argent de ceux qui soutiennent ouvertement le Hamas, le Hezbollah et Al-Qaïda ; sa famille a même été impliquée dans ces conversations. »
Rogers a présenté la question comme un enjeu de sécurité nationale. Il a déclaré que la sécurité du pays serait sa priorité à Washington, citant son service sous l'uniforme américain et son travail d'agent spécial du FBI. Il a également évoqué une attaque contre une synagogue en mars, affirmant qu'El-Sayed « ne peut pas condamner un acte terroriste survenu sur notre sol dans l'État du Michigan ». El-Sayed a répondu « Je l'ai condamné », et Rogers a répliqué « Non, vous ne l'avez pas fait », avant qu'El-Sayed ne dise « Vous inventez des choses. Vous inventez des choses. » Les attaques ont dépassé la scène. Le président Donald Trump a qualifié El-Sayed d'« extrémiste, sympathisant des terroristes », dont le parcours « remonte à l'époque du djihad ». Al Jazeera rapporte qu'El-Sayed a été confronté à plusieurs reprises à des attaques islamophobes sur le terrain de campagne. S'il est élu en novembre, il serait le premier membre musulman du Sénat américain.
POLITICO a rapporté que Rogers a été interrogé pendant le débat pour savoir s'il accueillerait favorablement un soutien public de l'American Israel Public Affairs Committee, et qu'il ne l'a pas exclu. Il a déclaré que « quiconque veut aider ma campagne à arrêter » El-Sayed recevrait ses remerciements : « Je prendrai toute cette aide. » Le super PAC de l'AIPAC, le United Democracy Project, a dépensé plus de 30 millions de dollars contre El-Sayed lors de la primaire démocrate. El-Sayed a fait de ces dépenses un thème de campagne, dénonçant les dépenses massives du groupe pour rallier les progressistes à sa cause. Selon le cabinet de suivi AdImpact, le groupe ne semble pas avoir dépensé pour des spots télévisés depuis. Axios a rapporté en août que des alliés de Rogers avaient demandé à l'AIPAC de ne pas faire de publicité en son nom, et que le groupe avait annulé une vidéo publicitaire contre El-Sayed un jour après que Rogers se soit entretenu avec le président du conseil d'administration de l'AIPAC, Michael Tuchin. Rogers aurait également participé à des collectes de fonds organisées par l'AIPAC en Californie en août, et un représentant du United Democracy Project a refusé de commenter.
Rogers et El-Sayed se sont également affrontés sur l'aide militaire américaine à Israël. Rogers a déclaré qu'il soutenait le « droit d'Israël à se défendre dans un voisinage très difficile ». El-Sayed a pris la position inverse :
« Je ne veux pas que nos impôts achètent des armes pour d'autres pays. »
Il s'oppose à l'envoi d'argent américain pour financer d'autres pays, quels qu'ils soient.
Le siège du Michigan est considéré comme essentiel au contrôle républicain du Sénat américain, tandis que les démocrates cherchent à basculer les deux chambres du Congrès. Faire basculer le contrôle du Sénat est l'objectif le plus difficile, puisque seulement un tiers de ses 100 sièges est en jeu le 3 novembre. Plusieurs sondages montrent une course serrée, et plus de 280 millions de dollars ont été dépensés en publicité jusqu'à présent. Les sondages montrent actuellement une légère avance démocrate, mais rien n'est joué, et le siège pourrait revenir à l'un ou l'autre parti le 3 novembre.
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Le démocrate Abdul El-Sayed et le républicain Mike Rogers se sont affrontés jeudi soir lors de leur premier débat télévisé, moins d'un mois avant les élections de mi-mandat du 3 novembre. Rogers a lié à plusieurs reprises El-Sayed, qui est musulman, au Hezbollah, au Hamas, aux Frères musulmans et à Al-Qaïda, des accusations pour lesquelles aucune preuve n'a été avancée.
Texte IA fondé sur les articles de Bloomberg Business, Al Jazeera Online, EL PAÍS et d’autres médias. Publié .