Des avions et drones pakistanais ont frappé 10 sites le 24 septembre 2026 dans les provinces de Kandahar, Paktia et Khost, visant ce qu'Islamabad a identifié comme des installations de stockage de drones.
Le porte-parole du gouvernement taliban Zabihullah Mujahid a signalé quatre morts civils, tandis que le ministre pakistanais de l'Information Attaullah Tarar a déclaré que les frappes étaient strictement limitées aux infrastructures militaires.
Islamabad a déclaré que les systèmes de défense aérienne ont intercepté des drones transfrontaliers le 23 septembre 2026 après une tentative d'infiltration sur un poste frontière.
Les frappes font suite à une attaque du 18 septembre 2026 revendiquée par une faction talibane pakistanaise qui a tué au moins 24 personnes dans un commissariat du nord-ouest.
Le Pakistan a mené des frappes aériennes et de drones de précision contre 10 sites en Afghanistan le jeudi 24 septembre 2026. Selon des déclarations des gouvernements afghan et pakistanais, le bombardement a touché des cibles dans le sud du pays, à Kandahar, ainsi que dans les provinces orientales de Paktia et Khost. À Kandahar, base du chef suprême des talibans Hibatullah Akhundzada, des habitants ont signalé le bruit de réacteurs suivi d'une forte explosion et d'un incendie. Dans la province de Paktia, le porte-parole du gouverneur Mohammad Rasool Ahmadi a déclaré que des avions pakistanais avaient bombardé le 203e Corps Mansouri des forces armées afghanes. Dans la province du sud-est de Khost, le porte-parole du gouverneur Mustaghfir Gurbaz a confirmé des frappes dans plusieurs zones du district de Gurbuz, faisant état de dégâts structurels sur des bâtiments résidentiels.
Les frappes ont immédiatement suscité des différends entre Kaboul et Islamabad concernant les victimes civiles et les sites visés. Le porte-parole du gouvernement afghan Zabihullah Mujahid a déclaré que les bombardements aériens avaient tué quatre civils dans les provinces touchées, qualifiant l'opération d'acte d'agression.
« Ces actes éhontés d'agression et d'attaques du régime militaire pakistanais recevront une réponse appropriée. »
Le ministre pakistanais de l'Information Attaullah Tarar a maintenu que l'opération visait des infrastructures militaires directement liées à des tentatives d'opérations transfrontalières.
« Les frappes étaient délibérées, précises, calibrées et proportionnées et strictement limitées à des objectifs militaires identifiés directement liés aux tentatives d'attaques contre le Pakistan. »
Des témoins oculaires à Khost, dont le propriétaire Salamat Khan, ont déclaré que les biens endommagés abritaient des civils ordinaires sans présence militaire ou insurgée.
Islamabad a déclaré que les frappes étaient une représailles à des incursions de drones transfrontalières détectées le mercredi 23 septembre 2026. Le ministère pakistanais de l'Information a rapporté que des batteries de défense aérienne ont suivi et détruit les drones intrus avant qu'ils n'atteignent leurs installations prévues. Les autorités pakistanaises ont signalé qu'entre huit et 23 drones ont traversé la frontière accompagnés de tirs d'artillerie après que les gardes-frontières ont stoppé une tentative d'infiltration. Les responsables afghans ont nié avoir lancé des drones dans l'espace aérien pakistanais. Cet échange faisait suite à des frappes antérieures lundi dans la province de Kunar, où Islamabad a signalé 28 militants tués tandis que les responsables afghans et les Nations Unies ont fait état de trois morts civils.
Les opérations aériennes ont mis fin à trois mois de calme relatif entre les deux États voisins. Les tensions ont refait surface après une attaque le 18 septembre 2026 contre une mosquée dans un complexe policier du nord-ouest du Pakistan, qui a tué au moins 24 personnes selon les autorités pakistanaises, et 31 selon les informations de l'AFP. Une faction liée au Tehreek-e-Taliban Pakistan a revendiqué cette attaque contre le complexe policier. Après les frappes de jeudi, le ministère afghan des Affaires étrangères a convoqué le chargé d'affaires pakistanais à Kaboul pour lui remettre une protestation formelle. Les puissances régionales, dont la Chine, la Turquie, le Qatar et l'Arabie saoudite, se sont engagées dans des efforts de médiation pour désamorcer les affrontements transfrontaliers. Farzana Shaikh, chercheuse associée à Chatham House, a noté que Kaboul craint que la répression des groupes talibans pakistanais ne pousse les combattants à faire défection vers la province de l'État islamique au Khorasan.
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Des avions pakistanais ont touché 10 sites dans les provinces de Kandahar, Paktia et Khost, poussant Kaboul à signaler quatre morts civils et à convoquer l'envoyé pakistanais.
Texte IA fondé sur les articles de RFI, BBC, France 24 et d’autres médias. Modifié .