Isabel Allende a remporté jeudi 15 octobre le prix d'un million d'euros avec « La hora antes del alba », choisie parmi neuf finalistes sur 1 424 romans présentés.
Sergio Hernández Carrasco reçoit 200 000 euros comme finaliste pour « La añoranza », un roman situé à Barcelone en 1959.
Lors d'une conférence de presse le vendredi 16 octobre, Allende a cité Donald Trump comme une figure qu'une majorité idolâtre malgré ses défauts humains.

Isabel Allende a remporté jeudi 15 octobre au soir le 75e prix Planeta de Novela avec « La hora antes del alba », une suite de « La casa de los espíritus » annoncée par le jury lors de la soirée de gala à Barcelone. Le prix est doté d'un million d'euros. Le roman suit Alba, l'unique membre de la famille encore en vie à la fin de la saga, qui revient enceinte dans la maison familiale après avoir été emprisonnée et torturée sous la dictature. Allende a déclaré avoir commencé à l'écrire le 8 janvier, une date qu'elle présente comme une tradition, et que le livre peut se lire de façon autonome. L'œuvre avait d'abord été présentée sous le titre « Los que faltan » et le pseudonyme Luz Ventura.
Le roi Felipe VI et la reine Letizia ont présidé la cérémonie au pavillon 1 du parc des expositions de Montjuïc et sont arrivés au dîner littéraire vers 20 h 35. Avant le dîner, ils ont posé au photocall aux côtés du président du Tribunal constitutionnel, Cándido Conde-Pumpido, du président de Catalogne, Salvador Illa, du maire de Barcelone, Jaume Collboni, du ministre de la Culture, Ernest Urtasun, et du président du Partido Popular, Alberto Núñez Feijóo, en compagnie du président du Grupo Planeta, José Creuheras. Dans son discours d'ouverture, le roi a rappelé que José Manuel Lara, ancien président du Grupo Planeta et d'Atresmedia, avait créé le prix en 1952 pour encourager la lecture en Espagne. Il a également souligné la participation record de cette 75e édition. Le roi a déclaré :
« La reine et moi-même tenons à féliciter le Grupo Planeta pour ces 75 années d'engagement au service des écrivains et des lecteurs. »
Sergio Hernández Carrasco, auteur valencien né en 1994, a terminé finaliste avec « La añoranza », un roman qui lui vaut 200 000 euros. Il l'avait présenté sous le titre « Los Caminantes » et le pseudonyme Martín Guerrero. Situé à Barcelone en 1959, le livre suit une jeune femme qui tombe amoureuse d'un traducteur français disparu de sa vie, et qui, vingt ans plus tard, découvre un rapport franquiste le liant à un projet présumé d'assassinat d'Antonio Machado. Hernández a déclaré que le roman remet en lumière la valeur de Machado comme poète. Lors de la conférence de presse, Allende s'est adressée à son confrère lauréat au sujet de leurs livres :
« Je trouve extraordinaire que vous et moi ayons écrit un roman sur la répression, dans une atmosphère sans liberté, censurée. »
Allende a ajouté que les deux auteurs ne connaissaient pas l'œuvre de l'autre et qu'elle n'avait aucune idée de l'identité du finaliste, mais que le thème était dans l'air.
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Lors de la conférence de presse du vendredi 16 octobre, Allende a mis en garde contre l'idéalisation des gouvernements totalitaires, citant Donald Trump comme une figure qui devient une idole pour une majorité malgré ses défauts humains. Elle a déclaré avoir vécu sous une dictature et connaître les dégâts qu'elle peut causer :
« Cela me paraît terrifiant parce que je l'ai vécu et que je sais les dégâts que cela peut faire. »
Elle a opposé la dictature militaire chilienne, qui a pu être arrêtée et faire disparaître, à la situation aux États-Unis, où elle a dit que, femme âgée, elle pourrait être expulsée mais disposait de plus de ressources et n'avait pas de jeunes enfants. Elle a également averti que les erreurs du passé peuvent se répéter si l'on ne reste pas vigilant. Allende a déclaré que la littérature offre un espace et un temps pour analyser ce que l'actualité quotidienne ne permet pas, et que ses romans récents mettent en scène des réfugiés, des migrants et des déplacés, un sujet brûlant et cruel aux États-Unis.
Allende a déclaré s'être présentée parce que le prix Planeta est le plus important des lettres espagnoles, le comparant à un Nobel. Creuheras a indiqué à l'assistance que le prix avait vendu 47 millions de livres, soit 625 000 par édition, et a qualifié le livre de trésor. Le roi a cité le record de 1 424 œuvres originales présentées du monde entier pour cette édition. Le premier tirage de « La hora antes del alba » doit arriver en librairie le 4 novembre, à 210 000 exemplaires.
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L'écrivaine chilienne a remporté jeudi 15 octobre au soir le 75e prix Planeta avec une suite de « La casa de los espíritus », choisie parmi neuf finalistes sur 1 424 romans présentés.
Texte IA fondé sur les articles de El Periódico et europa press. Modifié . Comment il est fait