Environ 700 détenus d'Angleterre et du pays de Galles ont été libérés le 1er octobre 2026 lors de la première étape du plan de libération anticipée du gouvernement.
Les détenus éligibles purgeant jusqu'à 19 mois peuvent désormais sortir après avoir accompli 33,3 % de leur peine, contre 50 % auparavant.
Le gouvernement prévoit de libérer environ 4 500 détenus en 10 vagues distinctes jusqu'au 9 juin 2027, pour répondre à un taux d'occupation carcérale de 98 %.
Des organisations d'aide aux victimes comme Refuge et la directrice générale de Women's Aid, Farah Nazeer, ont exprimé des inquiétudes sur les violations des conditions de libération et le manque de personnel de probation signalé par Ian Lawrence.
Le jeudi 1er octobre 2026, le gouvernement britannique a lancé un dispositif d'urgence de libération anticipée en Angleterre et au pays de Galles, remettant en liberté environ 700 détenus dans une première vague. La mesure permet à certains prisonniers purgeant des peines déterminées allant jusqu'à 19 mois de sortir après avoir accompli un tiers de leur peine, contre la moitié auparavant. Réparti en 10 vagues successives jusqu'au 9 juin 2027, le dispositif concernera environ 4 500 personnes. Les ministres ont eu recours à cette mesure après que le taux d'occupation des prisons a atteint 98 % fin septembre 2026. Le gouvernement a exclu les personnes condamnées pour meurtre, homicide involontaire, viol et infractions sexuelles graves contre des enfants, ainsi que celles purgeant une peine à perpétuité.
Les ministres ont assuré que ces libérations anticipées ne constituaient pas une amnistie. Les détenus libérés restent sous régime de libération conditionnelle, soumis à des couvre-feux, à des zones d'interdiction géographiques et à un placement obligatoire sous bracelet électronique. Toute violation de ces conditions entraîne un retour immédiat en détention. Le ministre de la Justice, Alex Norris, a expliqué la nécessité de cette mesure dans une allocution diffusée par le ministère de la Justice.
« Sortir de prison ne signifie pas être libre. »
Le ministre au Trésor, James Murray, a déclaré sur Sky News que le fait de ne pas libérer de places de prison présenterait un danger plus grand pour le public, en provoquant l'effondrement de l'appareil judiciaire.
Données tirées du texte de l’article
La mesure a suscité les critiques des associations d'aide aux victimes et des organisations caritatives luttant contre les violences conjugales. Si les infractions violentes graves sont exclues, certains auteurs condamnés pour violences conjugales ou harcèlement restent éligibles lorsque l'infraction précise n'est pas explicitement écartée. L'association Refuge a averti que le bracelet électronique et les zones d'exclusion sont régulièrement ignorés par les auteurs de violences en l'absence de contrôle rigoureux.
« Nous savons que les conditions de libération conditionnelle sont fréquemment violées par les auteurs de violences. »
La directrice générale de Women's Aid, Farah Nazeer, a déclaré que la confiance du public dans la justice pénale était déjà faible, avertissant que des femmes et des enfants pourraient se retrouver sans protection. L'association Victim Support a ouvert une ligne téléphonique dédiée pour aider les victimes éprouvées par les libérations à venir. Mollie Cousins, victime de violences conjugales, et Kirsty Pellant, victime de harcèlement, ont toutes deux fait part de leur inquiétude quant à la sécurité des victimes et au calendrier des notifications.
Le syndicat National Association of Probation Officers (Napo) s'est demandé si le service de probation pouvait gérer des milliers de détenus suivis hors les murs. Son secrétaire général, Ian Lawrence, a averti que le manque chronique de personnel empêchait le service de constituer une alternative crédible à la détention. Des personnes libérées jeudi ont décrit une surpopulation sévère dans des établissements datant de l'époque victorienne. Devant la prison de Wandsworth, à Londres, l'ancien conducteur de bus Michael Bogle a raconté des enfermements en cellule de 23 heures par jour. Des détenus libérés des établissements de Leeds et de Lincoln ont décrit des infestations de nuisibles et des cellules individuelles partagées, affirmant que le manque de personnel rendait ces établissements ingérables.
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir PollarGouvernement · Londres, Leeds et Lincoln
Le gouvernement britannique a lancé jeudi un dispositif de libération anticipée, remettant en liberté environ 700 détenus après un tiers de leur peine, afin d'éviter la saturation des prisons surpeuplées d'Angleterre et du pays de Galles.
Texte IA fondé sur les articles de N-tv, Le Temps, TVP Info et d’autres médias. Modifié .