En bref
Bärbel Bas a renoncé lundi 12 octobre à tous ses postes, y compris celui de ministre du Travail et de co-présidente, et a demandé au chancelier Friedrich Merz de la relever de ses fonctions.
Des informations citant des cercles du parti mentionnent les 16 et 17 janvier à Brême comme dates d'un congrès où l'ensemble du comité directeur sera élu.
Lars Klingbeil n'a pas indiqué s'il se représenterait ; il a été réélu avec 64,9 % lors du dernier congrès, contre 95,0 % pour Bas.
Manuela Schwesig est citée comme candidate possible, tandis que Boris Pistorius a refusé une candidature et qu'Anke Rehlinger aurait décliné selon le Tagesspiegel.
Bas démissionne sous la pression personnelle
La co-présidente Bärbel Bas a renoncé lundi 12 octobre à toutes ses fonctions, y compris son poste de ministre du Travail. Elle a invoqué une pression personnelle et politique et déclaré qu'après la mort de sa belle-fille, elle avait besoin de temps pour faire son deuil. Elle a également critiqué les attaques publiques dont elle a fait l'objet, certaines venant du partenaire de coalition, et a demandé au chancelier Friedrich Merz (CDU) de la relever de ses fonctions. Elle reste membre du Bundestag.
Le président du parti, Lars Klingbeil, a déclaré que la journée n'était pas facile pour lui et a qualifié d'indécentes et de diffamatoires les attaques personnelles contre Bas pendant une période de deuil. Merz a indiqué qu'il lui avait parlé pour la dernière fois trois semaines plus tôt et l'avait encouragée à prendre son temps, tout en notant que leurs désaccords avaient toujours porté sur la politique et non sur les personnes.
« Après la mort de ma belle-fille, j'ai constaté que j'avais besoin de temps pour faire mon deuil. »
« Ce n'est pas une journée facile pour moi aujourd'hui. »
Un congrès à la mi-janvier
Le présidium du parti a soutenu à l'unanimité une nouvelle élection de toute la direction sur proposition de Klingbeil. Des informations citant des cercles du parti, notamment la dpa et le RND, mentionnent les 16 et 17 janvier comme dates d'un congrès fédéral à Brême, où l'ensemble du comité directeur serait élu, et non seulement les co-présidents. Klingbeil avait auparavant évoqué un congrès autour du changement d'année, et la rencontre initialement prévue pour cette période était une convention sans élections.
Klingbeil souhaite maintenir le principe d'une double direction, mais il n'a pas précisé avec qui il se présenterait. Selon les statuts du parti, le congrès pourrait également décider de mettre fin à la double direction. Un débat sur la séparation de la présidence du parti et des postes ministériels a refait surface, puisque Klingbeil et Bas ont tous deux cumulé les deux rôles. Le chef des Jusos, Philipp Türmer, a déclaré que le congrès offrait une chance de nouveau départ et une large discussion sur l'avenir du parti.
Qui pourrait prendre la tête
Klingbeil n'a pas indiqué s'il se représenterait, et il a déclaré à la ZDF qu'il était au courant des critiques à son encontre. Lors du dernier congrès du parti, il a été réélu avec 64,9 %, un résultat jugé décevant, tandis que Bas a obtenu 95,0 %. Ces chiffres figurent dans le graphique ci-dessous.
- Lars Klingbeil
- 64.9 %
- Bärbel Bas
- 95 %
Données tirées du texte de l’article
Manuela Schwesig, ministre-présidente du Mecklembourg-Poméranie-Occidentale, est citée comme candidate possible, mais elle a déclaré ne pas viser la tête du SPD. Selon le Tagesspiegel, Anke Rehlinger, de Sarre, a déjà décliné, car elle doit affronter une élection régionale en 2027. Le ministre de la Défense Boris Pistorius, qui domine les classements de popularité du parti, a refusé une candidature. L'ancien ministre du Travail Hubertus Heil s'est positionné lors d'apparitions publiques mais n'a pas déclaré sa candidature.
Ce qui reste en suspens
Aucune candidature n'avait été déposée au jeudi 15 octobre, et aucun candidat n'a été officiellement confirmé. Les dates et le lieu du congrès reposent sur des informations de cercles du parti plutôt que sur une annonce officielle. Le maintien de la double direction sera décidé par les délégués, et non par le présidium. L'issue du vote sur la séparation des fonctions reste donc inconnue.