Le ministère de l'Intérieur a compté 71 500 manifestants jeudi 8 octobre, dont 24 500 à Paris, avec des affrontements place de la Bastille.
Plus de 6 600 interpellations ont eu lieu depuis fin septembre, la plupart des personnes détenues ayant moins de 18 ans, et 18 enquêtes sur la conduite des policiers ont été ouvertes.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a promis des solutions concrètes, immédiates et intégralement financées d'ici la fin octobre, sans en donner le détail.
La porte-parole de l'Union étudiante, Sabrine Karbas, a déclaré que les manifestations se poursuivraient tant que 10 milliards d'euros ne seraient pas sur la table, et le 13 octobre a été fixé comme prochaine journée de grève.
Des dizaines de milliers d'étudiants ont défilé dans toute la France jeudi 8 octobre, en troisième semaine d'une mobilisation entamée fin septembre. Le ministère de l'Intérieur a compté 71 500 manifestants dans le pays, dont 24 500 à Paris. Des affrontements ont éclaté à la fin du rassemblement place de la Bastille, où des manifestants ont lancé des objets sur les policiers, qui ont répliqué avec du gaz lacrymogène, des canons à eau et des matraques. Le ministère de l'Éducation a indiqué que 375 établissements étaient totalement ou partiellement fermés jeudi. Au lycée Hélène Boucher, dans le nord-est de Paris, des élèves ont bloqué l'entrée avec des poubelles jusqu'à l'intervention des policiers, qui ont fait usage de gaz lacrymogène.
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Sabrine Karbas, porte-parole de l'Union étudiante, s'est exprimée après que son organisation a été reçue par les ministres de l'Éducation et de l'Enseignement supérieur, aux côtés de deux autres grands syndicats étudiants. Elle a déclaré :
« Tant que nous n'aurons pas 10 milliards (d'euros) sur la table, nous poursuivrons les mobilisations. »
Le ministère de l'Intérieur indique que les policiers ont procédé à plus de 6 600 interpellations depuis fin septembre, et que la plupart des personnes détenues ont moins de 18 ans. Deutsche Welle avance le chiffre de plus de 6 500, majoritairement des mineurs, et rapporte que 18 enquêtes ont été ouvertes après des plaintes pour violences policières. Depuis la mi-septembre, 215 étudiants et 85 membres du personnel enseignant ont été blessés, tandis que le ministère de l'Intérieur fait état de 700 policiers blessés. Deutsche Welle décrit trois cas graves. Un adolescent de 14 ans, en banlieue parisienne, a eu la mâchoire brisée par une grenade lacrymogène tirée à bout portant, un jeune de 15 ans à Lens a perdu une main à cause d'une grenade de désencerclement, et un adolescent de 16 ans à Tours a subi une perte partielle de la vision, le parquet cherchant à déterminer si un projectile policier en est la cause. Le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez a suspendu l'usage des grenades de désencerclement contre les étudiants après la blessure de Lens.
La préfecture de police de Paris a indiqué qu'une personne avait été grièvement blessée mardi 6 octobre après avoir escaladé la statue de Marianne place de la République, vers 15 heures, avant le départ d'une manifestation. Amnesty International a appelé les autorités françaises à mettre fin à un usage disproportionné de la force policière, et les syndicats et organisations de défense des droits humains accusent les policiers de violences injustifiées contre de jeunes manifestants.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu s'est adressé aux Français lors d'une allocution télévisée mercredi soir, exprimant ses regrets pour les violences, les agressions contre des étudiants et des personnels, et les établissements incendiés ou dégradés. Il s'est engagé à présenter « des solutions concrètes, immédiates et intégralement financées » d'ici la fin octobre, sans donner de détails sur les mesures. Deutsche Welle le cite :
« La colère des jeunes ne vient pas de nulle part. »
Les revendications étudiantes portent sur le manque d'enseignants, des emplois du temps surchargés et des bâtiments scolaires délabrés. La plateforme de consultation en ligne du gouvernement avait reçu plus de 43 000 réponses dans ses deux premiers jours. Les syndicats enseignants ont appelé à une grève générale, et l'intersyndicale des étudiants et des professionnels a fixé au 13 octobre la prochaine journée de grève et de mobilisation.
Les manifestations, à six mois de l'élection présidentielle, ont touché une quarantaine de villes. Les enseignants protestent contre le gel des salaires, et des pêcheurs ont bloqué des ports pour dénoncer le prix du diesel. Les prix des carburants avaient aussi déclenché les manifestations des gilets jaunes de 2018 à 2020. Le président sortant Emmanuel Macron a défendu un accord du G7 prévoyant la libération de 100 millions de barils de diesel et de pétrole brut des réserves stratégiques pour faire baisser les prix des carburants. La dette publique française est estimée à environ 4 000 milliards de dollars, le service annuel de la dette devant atteindre 100 milliards de dollars en 2027.
Charlotte Bombeau, professeure d'anglais qui se trouvait avec des élèves près du lycée Hélène Boucher, a jugé la réaction policière excessivement dure.
« Il y a beaucoup d'adultes qui veillent à ce que tout se passe bien pour les enfants. »
Le gouvernement n'a pas encore présenté de plan précis répondant aux revendications des étudiants.
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Les étudiants ont défilé dans toute la France jeudi, 24 500 à Paris, avec des affrontements place de la Bastille. Le gouvernement n'a promis des mesures financées pour l'éducation que d'ici la fin octobre.
Texte IA fondé sur les articles de in.gr, Ειδήσεις, iefimerida.gr et d’autres médias. Publié .