Les forces houthies ont lancé six missiles balistiques visant Taïf et la zone portuaire de Yanbu fin septembre 2026, perturbant également l'oléoduc Est-Ouest long de 1 200 kilomètres.
Le prince héritier Mohammed bin Salman a mis en avant l'accord de défense commune de La Mecque conclu en août 2026 avec la Turquie et le Pakistan, tandis que le ministre pakistanais de la Défense Khawaja Muhammad Asif a promis un soutien militaire le 29 septembre 2026.
L'ancien ambassadeur américain Michael Ratney et le sénateur John Hoeven ont évoqué d'éventuelles frappes militaires après que l'Arabie saoudite a demandé une aide supplémentaire au président Donald Trump.
Les forces houthies ont intensifié leurs frappes de drones et de missiles contre l'Arabie saoudite depuis juillet 2026, tout en s'emparant de territoires le long de la côte yéménite et d'îles en mer Rouge. Le contrôle de ces positions côtières permet au groupe de surveiller le trafic maritime dans le détroit de Bab el-Mandeb, qui relie la mer Rouge au golfe d'Aden. Riyad a intercepté six missiles balistiques visant Taïf et le port de Yanbu lors de la dernière semaine de septembre. Des responsables houthis ont également revendiqué des attaques contre un site à Riyad et des installations de Saudi Aramco à Yanbu. Les perturbations de l'oléoduc Est-Ouest, long de 1 200 kilomètres, ont temporairement interrompu la voie de transit que l'Arabie saoudite utilisait lorsque la navigation dans le détroit d'Ormuz est devenue précaire. Ces attaques remettent directement en cause le projet de diversification économique Vision 2030 porté par le prince héritier Mohammed bin Salman.
Le prince héritier Mohammed bin Salman s'est adressé mercredi au Conseil de la Choura au nom du roi Salman bin Abdulaziz Al Saud, affirmant que l'Arabie saoudite défendra fermement sa sécurité nationale. Le prince héritier a annoncé la formation d'une coalition maritime défensive multinationale chargée de protéger la navigation commerciale dans les voies maritimes internationales. Il a cité l'accord de défense commune de La Mecque, formalisé en août 2026 entre l'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan, pour renforcer la stabilité régionale. Après le discours, le ministre pakistanais de la Défense Khawaja Muhammad Asif a confirmé mardi qu'Islamabad fournirait tous les moyens nécessaires au titre de ce pacte si les attaques se poursuivaient. Marcus Schneider, de la Fondation Friedrich Ebert, évalue l'extension des dimensions régionales de la confrontation.
« L'escalade au Yémen entraîne les Saoudiens plus profondément dans la guerre régionale, une guerre que l'Arabie saoudite voulait précisément éviter. »
À Washington, les responsables de la sécurité nationale et les parlementaires débattent de l'opportunité pour les États-Unis de mener de nouvelles frappes aériennes contre des positions houthies au Yémen. L'Arabie saoudite subit des pressions presque constantes et a demandé un soutien supplémentaire directement au président Donald Trump. Plusieurs anciens responsables gouvernementaux plaident pour une action militaire ciblée afin de réduire les capacités houthies et de pousser le groupe vers des négociations.
« Il doit démontrer à la fois aux Saoudiens et aux houthis qu'il existe un partenariat, et que les Saoudiens ne sont pas seuls dans cette affaire. »
Les républicains du Congrès restent divisés sur l'ampleur de l'intervention : le sénateur du Dakota du Nord John Hoeven estime que les options doivent rester ouvertes pour protéger le commerce en mer Rouge, tandis que le sénateur de Virginie-Occidentale Jim Justice appelle à une action décisive. La Maison-Blanche a déclaré que les États-Unis soutiennent l'Arabie saoudite, tandis que le secrétaire à la Défense Pete Hegseth et les responsables du Pentagone évaluent les réponses stratégiques.
L'Arabie saoudite conserve un avantage financier considérable, consacrant à son armée près de dix fois le produit intérieur brut national total du Yémen. Malgré cet écart, les combattants houthis continuent de gagner du terrain face au gouvernement yéménite internationalement reconnu et de frapper des infrastructures saoudiennes essentielles. Sur le plan local, des écoles ont brièvement fermé en Arabie saoudite la semaine dernière : les élèves ont suivi des cours à distance pendant une journée après des alertes de sécurité, avant de reprendre l'enseignement en présentiel. Les puissances internationales restent réticentes à une nouvelle escalade, les États-Unis et les gouvernements européens cherchant à éviter une confrontation plus large avec l'Iran.
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Le prince héritier Mohammed bin Salman a annoncé la formation d'une coalition maritime et invoqué les accords de défense mutuelle conclus avec le Pakistan et la Turquie, après des attaques de missiles houthies visant des ports et des oléoducs de l'ouest de l'Arabie saoudite.
Texte IA fondé sur les articles de Deutsche Welle, POLITICO et Al Jazeera Online. Publié .