Le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le dirigeant bulgare Rumen Radev ont signé le 3 octobre 2026 des protocoles échangeant les ossements du tsar Samuel contre 48 reliques religieuses.
Des chasseurs bulgares MiG-29 et F-16 ont escorté l'avion de transport jusqu'à Sofia, où l'inhumation a eu lieu à l'église Sainte-Sophie, avec une salve de 21 coups de canon.
L'accord met fin à près de 60 ans de négociations engagées après la fouille de la tombe de Samuel en 1965 par l'archéologue Nikolaos Moutsopoulos.
Le parti d'opposition grec PASOK a critiqué un accord non rendu public, qui ne permet de récupérer que 48 pièces sur les milliers emportées pendant la Première Guerre mondiale.
Le matin du 3 octobre 2026, le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis et le dirigeant bulgare Rumen Radev se sont retrouvés au musée de la culture byzantine de Thessalonique pour formaliser un accord de restitution croisée. La cérémonie a entériné un protocole d'accord négocié par la ministre grecque de la Culture Lina Mendoni et le ministre bulgare de la Culture Evtim Miloshev. Aux termes de l'accord, la Grèce a transféré à la Bulgarie le matériel anthropologique du tsar médiéval Samuel. En échange, la Bulgarie a restitué 48 reliques ecclésiastiques sacrées prélevées dans des églises et des monastères du nord de la Grèce pendant la Première Guerre mondiale. M. Mitsotakis a déclaré lors de la cérémonie que les relations entre Athènes et Sofia connaissent actuellement leur meilleur moment. S'exprimant au musée de Thessalonique, M. Radev est revenu sur cette avancée diplomatique.
« Si autrefois le tsar Samuel nous divisait, aujourd'hui il nous unit. »
Après la cérémonie de Thessalonique, un avion de transport militaire bulgare a acheminé le cercueil du tsar vers Sofia, escorté par des chasseurs MiG-29 et F-16. Après l'atterrissage à l'aéroport Vasil Levski, un véhicule militaire découvert a transporté le cercueil à travers la capitale, encadré par six soldats armés en tenue de combat et par des policiers à moto. Des milliers de citoyens se sont rassemblés le long du parcours et sur les places centrales, des trains gratuits ayant été mis en place dans tout le pays pour l'occasion. Le cortège s'est achevé à l'église Sainte-Sophie, édifiée au VIe siècle, où la tradition ecclésiale situe le baptême de Samuel. Le patriarche Daniil, l'ancien Premier ministre Siméon de Saxe-Cobourg-Gotha et des responsables politiques de toutes tendances ont assisté à une salve de 21 coups de canon et à l'hymne national avant que les restes soient déposés dans un sarcophage de marbre. M. Radev s'est adressé à la foule à Sofia, replaçant l'événement dans un contexte européen plus large.
« Aujourd'hui, nous, Européens, apprenons à lire l'histoire avec le désir d'appartenir non seulement à notre patrie, mais aussi à la culture qui nous unit sur tout le continent européen. »
Le tsar Samuel a régné sur le Premier Empire bulgare de 997 jusqu'à sa mort en 1014, dirigeant la résistance aux forces byzantines dans les Balkans. L'archéologue grec Nikolaos Moutsopoulos a mis au jour les ossements attribués au souverain en 1965, lors de fouilles à la basilique Saint-Achille, sur le lac de la Petite Prespa. Les chercheurs ont identifié les restes grâce à l'emplacement marquant de la tombe, à un riche mobilier funéraire, à l'âge de l'individu et à des fractures du squelette correspondant à des blessures documentées. Le Premier ministre Mitsotakis a rattaché cette remise aux efforts plus larges de la Grèce en faveur du patrimoine culturel, en particulier la campagne pour le retour des sculptures du Parthénon conservées au British Museum. M. Mitsotakis a estimé que la communauté internationale revoit ses positions traditionnelles sur le retour des trésors culturels.
L'accord bilatéral a été critiqué à Athènes par le parti d'opposition PASOK, qui a contesté à la fois la portée et la transparence du dispositif. Les responsables culturels du PASOK ont souligné que l'accord entre les ministres de la Culture n'avait été ni soumis au Parlement grec ni rendu public. L'opposition a fait valoir que l'acceptation de 48 reliques était loin de représenter une pleine justice historique au titre du traité de Neuilly, des milliers de manuscrits et de trésors liturgiques pillés restant à Sofia. Le PASOK a en particulier mis en cause M. Mitsotakis pour ses références aux revendications maximalistes du passé et a appelé le gouvernement à clarifier sa stratégie juridique pour les pièces restantes.
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Soutenir PollarDiplomatie · Thessalonique et Sofia
Les dirigeants grec et bulgare ont conclu samedi à Thessalonique une restitution croisée : les ossements du souverain médiéval tsar Samuel contre 48 trésors ecclésiastiques emportés pendant la Première Guerre mondiale.
Texte IA fondé sur les articles de NOS, AGI, Al Jazeera Online et d’autres médias. Modifié .