Les co-dirigeants Franziska Brantner et Felix Banaszak ont dévoilé « Un plan pour l'Allemagne » le 8 octobre 2026, avant le congrès du parti en décembre à Berlin.
Le texte introduit une taxe numérique sur les plateformes, une hausse de l'imposition des très grandes fortunes et des audits réglementaires fondés sur les risques pour stimuler la croissance.
Le plan fixe un plancher de pension légale à 48 %, note un âge moyen de départ actuel de 64,7 ans et restreint le départ anticipé sans décote.
Le parti enregistre 17 % dans le Trendbarometer de RTL/ntv, à deux points de la CDU et de la CSU, avant d'éventuelles élections anticipées ou le scrutin prévu en février 2029.
Les co-dirigeants Franziska Brantner et Felix Banaszak ont présenté jeudi leur motion de parti, intitulée « Un plan pour l'Allemagne », à la Conférence de presse fédérale à Berlin. Le texte expose le programme du parti en vue du congrès fédéral prévu en décembre au parc des expositions de Berlin. Les deux dirigeants, qui briguent en décembre un nouveau mandat de deux ans, ont rédigé ce texte après une année de consultations avec des citoyens, des chercheurs et des chefs d'entreprise. M. Banaszak a présenté l'initiative comme une préparation à une éventuelle participation au gouvernement si la coalition au pouvoir entre les chrétiens-démocrates et les sociaux-démocrates venait à se rompre avant l'élection prévue en février 2029. Le parti cherche à se positionner comme une alternative démocratique à la fois au gouvernement fédéral actuel du chancelier Friedrich Merz et à l'Alternative pour l'Allemagne, parti d'extrême droite.
M. Banaszak a expliqué la nécessité de présenter une alternative à la coalition au pouvoir.
« Il doit aussi exister, dans le spectre démocratique, un parti d'opposition qui offre aux gens une alternative fiable, responsable et crédible à la ligne de Friedrich Merz et de sa coalition. »
La partie économique du document, présentée par Mme Brantner, vise à stimuler la croissance tout en combinant protection du climat et développement des entreprises. Le texte préconise de réduire les charges administratives en s'orientant vers des audits d'entreprise fondés sur les risques et en supprimant les obligations de déclaration standard, sauf justification explicite des autorités. Les mesures budgétaires comprennent l'instauration d'une taxe numérique sur les grandes plateformes et une hausse de l'imposition des très grandes fortunes. Pour accompagner la transition industrielle, les Verts proposent des prix de l'énergie plus bas, un financement accru de la formation professionnelle et des agences régionales de transformation pour soutenir les salariés quittant les industries fossiles. En matière de commerce extérieur, le texte plaide pour une politique commerciale plus stricte à l'égard de la Chine.
Mme Brantner a expliqué le changement de relation souhaité entre les pouvoirs publics et les entreprises.
« Nous ne dictons pas ce que chacun doit faire, mais nous permettons à ceux qui ont un projet pour leur vie et leur entreprise de le mettre en œuvre. »
La motion détaille de nombreuses révisions du système de retraites pour répondre aux pressions démographiques tout en maintenant le niveau de la pension légale au-dessus de 48 %. Le document du parti note que l'âge moyen réel de départ à la retraite s'établit actuellement à 64,7 ans, ce qui, selon M. Banaszak, réduit la productivité nationale. Selon la proposition, le départ anticipé sans décote serait réservé exclusivement aux personnes présentant des limitations médicales. Les régimes de retraite d'entreprise deviendraient progressivement obligatoires pour les employeurs, avec un partage des coûts à parts égales, et l'âge légal de départ à la retraite pourrait être relevé si l'espérance de vie moyenne augmente. Le programme appelle également à examiner les procédures juridiques en vue d'une éventuelle interdiction de l'Alternative pour l'Allemagne, ainsi qu'à des réformes plus larges de l'État pour financer les communes.
La présentation intervient alors que les récents sondages d'opinion montrent une évolution des niveaux de soutien parmi les partis d'opposition fédéraux. Dans le Trendbarometer de RTL/ntv, les Verts enregistrent 17 % d'intentions de vote, à deux points de la CDU et de la CSU et devant le SPD. Une autre évaluation citée à Berlin situe le parti à environ 15 %, tandis que près de 80 % des citoyens interrogés se disent méfiants quant à la capacité des partis politiques à résoudre les problèmes publics. Dans la motion politique, la direction reconnaît explicitement des erreurs liées à sa participation à la coalition fédérale entre décembre 2021 et novembre 2024, affirmant que la gouvernance précédente avait produit de l'incertitude plutôt que de la stabilité. Environ 25 journalistes ont assisté à la conférence à Berlin, signe d'un intérêt soutenu pour le repositionnement stratégique du parti d'opposition.
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Les dirigeants du parti, Franziska Brantner et Felix Banaszak, ont dévoilé à Berlin un programme détaillé avant leur congrès de décembre, positionnant le parti d'opposition en vue d'élections anticipées potentielles.
Texte IA fondé sur les articles de Handelsblatt, N-tv, RP Online et d’autres médias. Publié .