Le général Alexus Grynkewich présentera le 12 octobre 2026 en Pologne un concept de dissuasion stratégique aux représentants des États membres, portant sur la défense du flanc est.
Le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a rejeté le 5 octobre 2026 les avertissements envoyés par Moscou au sujet de Kaliningrad, confirmant l'absence de concentration de troupes le long des frontières finlandaise et baltes.
L'Ukraine cherche à obtenir des licences américaines pour fabriquer des missiles Patriot alors que les frappes russes se poursuivent, après l'évacuation de plus de 5 800 trains en septembre 2026.
Le général Alexus Grynkewich, commandant suprême des forces alliées en Europe et chef du Commandement des forces américaines en Europe, prépare un cadre stratégique intitulé Theory of Victory. Ce concept non classifié, dont la présentation aux représentants des États membres est prévue le 12 octobre en Pologne, décrit la manière dont l'Alliance réagirait à d'éventuelles incursions sur son périmètre est. Des responsables de l'Alliance ont précisé que le document n'est pas un plan opérationnel de réaction rapide, du type Force de réaction de l'OTAN ou Force de réaction alliée, mais un concept stratégique qui explique la dissuasion et détaille ce que produira l'augmentation des dépenses de défense. Le colonel Martin O'Donnell a déclaré que l'objectif est de maintenir l'avantage opérationnel de l'OTAN dans un environnement de sécurité instable, tout en conservant une posture purement défensive. La stratégie intègre les enseignements récents des combats en Ukraine, en mettant l'accent sur les essaims de drones à bas coût, les frappes contre les nœuds de commandement et l'intégration de l'intelligence artificielle aux côtés des capacités conventionnelles existantes.
La présentation intervient après des tensions publiques entre l'OTAN et Moscou autour des activités militaires dans la région baltique. Moscou a adressé à l'OTAN une lettre officielle protestant contre les activités de l'Alliance près de l'enclave russe de Kaliningrad, menaçant d'une riposte avec tout son arsenal, y compris nucléaire. L'ambassade de Russie en Belgique a rendu cette lettre publique le 4 octobre. S'exprimant le 5 octobre lors d'une conférence sur la défense et l'espace organisée par Euronews à Bruxelles, le secrétaire général de l'OTAN, Mark Rutte, a écarté cette rhétorique, y voyant une tentative de Vladimir Poutine de créer des divisions et de détourner l'attention du conflit en Ukraine. Mark Rutte a confirmé que les renseignements alliés n'observent aucune menace militaire aiguë ni concentration de troupes le long de la frontière finlandaise ou près des États baltes.
« Poutine sait qu'il ne pourra jamais gagner contre l'OTAN. La meilleure façon de réagir est donc de rester calme. »
Mark Rutte a souligné que toute action hybride en Europe se traduira par un soutien accru des Alliés à l'Ukraine, et non par une réduction des engagements.
La direction de l'Alliance s'est penchée sur la guerre en Ukraine, qui se poursuit depuis plus de 4,5 ans. Mark Rutte a noté que, si la position de l'Ukraine sur la ligne de front s'est améliorée par rapport à six mois plus tôt, les forces russes continuent de frapper les centres urbains et les infrastructures énergétiques critiques. Les autorités ukrainiennes font face à des pénuries de défense aérienne, notamment de missiles Patriot. Kyiv cherche à obtenir des licences de production des États-Unis pour fabriquer des intercepteurs Patriot sur son sol, mais Mark Rutte a reconnu que la fabrication prend du temps et ne résoudra pas les pénuries à court terme. Les tensions opérationnelles restent généralisées dans le pays, où les menaces sécuritaires ont conduit à l'évacuation de plus de 5 800 trains en septembre.
Les commandants alliés ont souligné que les évolutions technologiques modifient les besoins de défense en Europe. Dans une allocution devant des parlementaires européens le 29 septembre, Alexus Grynkewich a fait valoir que des drones de frappe à longue portée capables de parcourir des milliers de kilomètres signifient que tous les États membres sont désormais de fait des pays du flanc est. Alexus Grynkewich a indiqué que les tensions sécuritaires devraient s'intensifier dans les années à venir. La stratégie qui sera présentée en Pologne vise à combiner aéronefs, drones, radars, batteries de défense aérienne et réseaux logistiques afin d'éviter une guerre d'usure prolongée.
Pollar est gratuit et sans publicité dans le texte. Ses membres le font vivre.
Soutenir PollarConflits · Bruxelles et Varsovie
Le général Alexus Grynkewich présentera le 12 octobre en Pologne un concept stratégique baptisé Theory of Victory, alors que la direction de l'OTAN rejette les avertissements russes au sujet de Kaliningrad.
Texte IA fondé sur les articles de adevarul.ro, De Morgen et vrtnws.be. Modifié .