Plusieurs gouvernements ont critiqué la régularisation extraordinaire menée par l'Espagne au printemps 2026, avertissant qu'elle pourrait encourager de nouvelles arrivées irrégulières, tandis qu'Ursula von der Leyen appelait à la coordination au sein de Schengen.
El Mundo a rapporté que l'Italie, le Danemark et la Pologne ont poussé pour un texte migratoire plus sévère, et que Pedro Sánchez a refusé toute référence à la régularisation espagnole.
Les conclusions relèvent la situation particulière de Ceuta et Melilla après l'entrée massive de migrants à Ceuta les 30 et 31 juillet 2026, et expriment leur solidarité avec l'Espagne.
Macron a indiqué que la France n'avait pas signé la lettre critique signée par 22 pays, a demandé aux autres dirigeants de faire preuve de solidarité avec l'Espagne et a remercié le Maroc pour sa coopération.
Les chefs d'État et de gouvernement des 27 pays de l'UE se sont réunis à Bruxelles le vendredi 16 octobre 2026 pour un sommet de deux jours où la migration a dominé l'ordre du jour. La régularisation extraordinaire des migrants en situation irrégulière menée par l'Espagne au printemps 2026 a suscité les critiques de plusieurs gouvernements, qui ont averti qu'elle pourrait encourager de nouvelles arrivées irrégulières. Ursula von der Leyen a déclaré que ces décisions relèvent d'une compétence nationale mais peuvent avoir des effets transfrontaliers, ce qui rend la coordination et une coopération étroite au sein de l'espace Schengen importantes. Lors d'une conférence de presse après le sommet, elle a indiqué que la Commission était prête à soutenir le renforcement d'un mécanisme existant d'échange d'informations sur les décisions migratoires nationales ayant des conséquences transfrontalières, sans donner plus de détails. Elle a qualifié la migration de défi européen qui exige des solutions européennes.
Avant le sommet, Giorgia Meloni, Mette Frederiksen et le Premier ministre néerlandais Rob Jetten ont organisé un petit-déjeuner sur la migration auquel ont participé 18 pays, sans l'Espagne, ainsi que von der Leyen. Friedrich Merz, le chancelier allemand, figurait parmi les dirigeants qui ont défendu la nécessité pour l'UE de pouvoir suspendre les procédures d'asile dans des crises comme celle de Ceuta en juillet, ou lorsque des États tiers utilisent la migration comme instrument. Meloni a déclaré dans un message sur les réseaux sociaux qu'elle avait souligné la nécessité d'une grande vigilance aux frontières extérieures de l'UE, citant les récents événements de Ceuta. L'Allemagne, l'Autriche, le Danemark, la Grèce et les Pays-Bas travaillent déjà ensemble sur les premiers centres d'expulsion externalisés dans des pays non membres de l'UE, sans avoir nommé le pays d'accueil. Au sein du sommet, Meloni et Frederiksen ont cherché à obtenir une formulation demandant à Bruxelles d'explorer des mesures susceptibles d'encourager la coordination lorsque des États membres appliquent des mesures nationales ayant un impact sur leurs partenaires.
LaSexta a rapporté que Frederiksen, après avoir parlé avec Meloni avant le début de la session, s'est dirigée directement vers le siège de Sánchez et a demandé à la Commission, sans nommer l'Espagne, d'examiner un pays qui fait le contraire des autres membres, où des personnes entrent illégalement puis sont autorisées à rester légalement. Selon le même reportage, Sánchez a reconnu des divergences mais a souligné la nécessité d'une diversité d'opinions en Europe. Le Premier ministre tchèque Andrej Babiš a accusé certains responsables politiques, sans nommer directement les dirigeants espagnols, d'être prêts à remplacer la population pour conserver leurs postes, et a averti que son pays pourrait devoir renforcer ses frontières contre des migrants venus d'autres États d'Europe de l'Ouest. L'Autriche et le Danemark ont également critiqué la politique migratoire de l'Espagne au sommet. Emmanuel Macron a demandé aux autres États membres de faire preuve de solidarité avec l'Espagne, a indiqué que la France n'avait pas signé la lettre signée par 22 pays après la crise de Ceuta, a qualifié ce qui s'est passé d'attaque informationnelle, a remercié le Maroc pour sa coopération et a demandé aux dirigeants d'éviter de politiser le débat.
El Mundo a rapporté que l'Italie, le Danemark et la Pologne avaient poussé pour un texte migratoire bien plus dur critiquant les mesures qui encouragent les arrivées irrégulières, comme la régularisation massive espagnole, et que le projet bénéficiait d'un large soutien parmi de nombreux pays. Selon des sources diplomatiques citées par El Mundo, Sánchez a refusé d'inclure toute référence à ce processus, et la France et le Portugal l'auraient soutenu ensuite. Les conclusions finales reconnaissent bien la situation particulière de Ceuta et Melilla, que le texte décrit comme la seule frontière terrestre de l'UE avec l'Afrique, et expriment solidarité et soutien à l'Espagne après l'entrée massive de migrants à Ceuta les 30 et 31 juillet 2026. Elles saluent également le soutien financier et opérationnel que l'UE apporte à l'Espagne. Sánchez a déclaré lors de la conférence de presse qu'il restait beaucoup à faire, mais il a qualifié d'importante l'étape politique franchie avec ces conclusions.
« L'Europe est plus présente aujourd'hui qu'elle ne l'a jamais été à Ceuta et Melilla, parce que ces deux villes sont aussi l'Europe. »
Sánchez a présenté le texte comme une reconnaissance des dirigeants et des institutions européennes, alors même que plusieurs gouvernements continuaient de réclamer une ligne plus dure.
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Soutenir PollarMigration · Bruxelles et Ceuta
Les dirigeants réunis au sommet de Bruxelles ont critiqué la régularisation extraordinaire des migrants en situation irrégulière menée par l'Espagne, tandis que les conclusions reconnaissent la situation particulière de Ceuta et Melilla. Pedro Sánchez a déclaré que l'Europe est plus présente que jamais dans ces deux villes.
Texte IA fondé sur les articles de ABC TU DIARIO EN ESPAÑOL, LaSexta, EL MUNDO et d’autres médias. Modifié .