Environ 60 000 migrants ont traversé du Maroc vers l'enclave espagnole de Ceuta les 30 et 31 juillet, submergeant une ville d'environ 83 000 habitants.
Vendredi soir, le ministère espagnol de l'Intérieur a annoncé qu'environ 37 500 avaient été retournés au Maroc ; von der Leyen a confirmé que personne n'a atteint l'Espagne continentale ni le reste de l'UE.
L'Italie a suspendu les règles de Schengen avec l'Espagne, fermant les frontières maritimes et aériennes pour un mois, avec le soutien de la Finlande et du Danemark.
Une lettre initiée par Meloni et Frederiksen et signée par 22 chefs d'État et de gouvernement a exigé des frontières extérieures plus fortes, de meilleures expulsions et la fin des facteurs d'attraction. L'Espagne, la France, l'Irlande, le Luxembourg et le Portugal n'ont pas signé.
Le délégué du gouvernement à Ceuta a estimé le bilan à 72 dimanche, contre 67, y compris des noyades et des morts dans la bousculade à la digue de Tarajal ; les responsables s'attendent à ce qu'il augmente.
Environ 60 000 migrants ont traversé du Maroc vers l'enclave espagnole de Ceuta jeudi et vendredi, submergeant une ville d'environ 83 000 habitants. Le ministère espagnol de l'Intérieur a estimé le nombre de retours au Maroc à environ 37 500 en milieu d'après-midi vendredi ; le soir même, EFE faisait état de plus de 53 000, et dimanche le total atteignait environ 73 500. Samedi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a confirmé que la « grande majorité » était retournée et que personne n'avait atteint l'Espagne continentale ni aucun autre pays de l'UE. Elle a tenu une visioconférence pour évaluer la situation avec Magnus Brunner, commissaire aux affaires intérieures et à la migration, et Dubravka Suica, commissaire à la Méditerranée et à la démographie.
« La bonne nouvelle est que la grande majorité de ceux qui sont arrivés illégalement sont retournés au Maroc, grâce au travail efficace des forces de l'ordre espagnoles et marocaines. Pas une seule personne n'a atteint l'Espagne continentale ni le reste de l'UE. Cela montre pourquoi le contrôle de nos frontières européennes est important. Nous avons un système solide en place. Mais il doit être renforcé. »
La crise a révélé de profondes divisions. La Première ministre italienne Giorgia Meloni, avec la Danoise Mette Frederiksen, a initié une lettre signée par 22 dirigeants de l'UE, dont l'Allemand Friedrich Merz et le Polonais Donald Tusk. La lettre, adressée à la présidence irlandaise du Conseil de l'UE, à António Costa et à von der Leyen, appelait à une « réaction européenne immédiate et coordonnée » pour empêcher les passages massifs incontrôlés aux frontières, améliorer les procédures d'expulsion, lutter contre la traite des êtres humains et éliminer les facteurs d'attraction. Elle insistait sur le fait que l'entrée illégale ne doit pas devenir un séjour légal. Cinq États membres n'ont pas signé : l'Espagne, la France, l'Irlande, le Luxembourg et le Portugal. L'Irlande s'est abstenue car elle assure la présidence tournante du Conseil et devait convoquer la réunion de manière neutre, et l'Espagne a envoyé sa propre lettre concurrente. La lettre citait également la régularisation par l'Espagne de certains migrants irréguliers comme un possible facteur d'attraction, ce que Madrid conteste.
« Nous ne pouvons pas permettre des passages massifs incontrôlés, l'instrumentalisation de la migration ou d'autres menaces hybrides qui créeraient la perception qu'une entrée illégale dans l'Union européenne est possible. »
Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez a envoyé sa propre lettre à von der Leyen et Costa, critiquant certains partenaires de l'UE pour leurs réactions « égoïstes » et « illégales » et pour avoir suggéré l'exclusion temporaire de l'Espagne de l'espace Schengen. Il a réclamé une réunion extraordinaire des ministres de l'Intérieur, un appel que von der Leyen a salué.
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L'Italie a suspendu les règles de Schengen avec l'Espagne, fermant les frontières maritimes et aériennes pour un mois. Par ailleurs, l'Italie, la Finlande et le Danemark ont évoqué la suspension de la coopération Schengen avec l'Espagne ou son exclusion de l'espace, une mesure que les mêmes rapports notent que les membres ne peuvent pas prendre unilatéralement. Le ministre français de l'Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré qu'il était absolument hors de question que l'Espagne quitte Schengen et a décrit la coopération avec Madrid comme très, très bonne, tout en confirmant que la France renforçait la surveillance à sa propre frontière espagnole. Madrid a qualifié les menaces d'exclusion de « démagogiques ». Le ministre des Affaires étrangères José Manuel Albares a accusé l'Italie de confusion délibérée, notant que personne ne peut voyager de Ceuta ou Melilla vers le continent sans être identifié. Les deux villes sont un territoire espagnol sous un régime spécial convenu lors de l'adhésion de l'Espagne à Schengen, qui maintient des contrôles d'identité sur les départs vers la péninsule. Madrid soutient également que, selon les données de Frontex, l'Espagne fait partie des États membres qui protègent le mieux la frontière extérieure de l'UE.
Von der Leyen a déclaré que le système de l'UE doit être renforcé et a appelé à un processus de retour d'expérience pour améliorer la résilience européenne. Elle a salué l'appel à une visioconférence extraordinaire des ministres de l'Intérieur. « La lutte contre la migration illégale nécessite de la solidarité et une réponse européenne unie », a-t-elle écrit. Meloni a fait écho à ce sentiment, déclarant que la défense des frontières extérieures est une responsabilité partagée.
« Les images venant de Ceuta sont choquantes et montrent une fois de plus que l'immigration illégale incontrôlée représente une menace réelle pour la sécurité des frontières de l'Europe. »
Le délégué du gouvernement à Ceuta, Miguel Angel Perez Triano, a estimé le nombre de morts à 72 dimanche, contre 67 la veille. Les morts incluent des personnes noyées en traversant à la nage et d'autres tuées dans la bousculade à la digue de Tarajal. Des corps étaient encore repêchés en mer, les responsables espagnols s'attendent à ce que le chiffre augmente, et certains médias rapportent des estimations de plus de 100. L'enclave, qui compte 83 000 habitants, a vu sa population presque doubler en deux jours avant le début des retours. L'afflux rapide et les répercussions politiques qui ont suivi ont mis en lumière les tensions persistantes au sein du bloc sur la politique migratoire.
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Après que 60 000 migrants ont traversé vers l'enclave espagnole de Ceuta, 22 dirigeants de l'UE ont signé une lettre appelant à un renforcement des frontières extérieures, tandis que l'Espagne a accusé certains partenaires de réactions 'égoïstes' et l'Italie a suspendu les règles de Schengen.
Texte IA fondé sur les articles de Do Rzeczy, naTemat.pl, Deutsche Welle et d’autres médias. Publié .