Le président Luiz Inácio Lula da Silva a signé des décrets le 25 septembre 2026 interdisant les paris en ligne, qui nécessitent désormais l'approbation formelle du Congrès national.
Le ministre de l'Économie, Dario Durigan, a annoncé que les utilisateurs ont jusqu'au 5 octobre 2026 pour retirer leurs fonds avant que toutes les plateformes de paris et les parrainages légaux ne soient bloqués le 6 octobre.
Selon le ministère des Finances, les Brésiliens dépensent environ 60 milliards de reais par an en paris, tandis que 8 familles sur 10 sont endettées d'après les chiffres de la Confédération nationale du commerce.
La mesure touche 13 des 20 clubs de première division qui ont des sponsors de paris comme partenaires principaux sur leur maillot, suscitant l'opposition du champion en titre Flamengo.
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a signé des décrets exécutifs le vendredi 25 septembre 2026, imposant une interdiction nationale immédiate des paris sportifs en ligne et des jeux de casino numériques. Les décrets exécutifs sont entrés en vigueur dès leur signature, mais ils doivent ensuite recevoir l'approbation du Congrès national pour être transformés en loi permanente. Lula a annoncé la décision lors d'une cérémonie officielle tenue à São Paulo, soulignant la prolifération rapide des plateformes de paris comme un grave danger pour la santé publique qui a entraîné un endettement généralisé des familles dans tout le pays. S'adressant aux participants, le président de 80 ans a comparé l'industrie à une tumeur dangereuse qui nécessite une intervention gouvernementale décisive.
« Soit nous enlevons la tumeur, soit la tumeur nous tuera. »
Le gouvernement a défini un calendrier de transition clair pour les consommateurs détenant actuellement des soldes sur les sites de paris numériques. Les utilisateurs enregistrés ont obtenu un délai jusqu'au 5 octobre 2026 pour retirer leurs fonds restants avant que les autorités de régulation n'imposent un blocus numérique complet. Le ministre de l'Économie, Dario Durigan, a confirmé que tout accès et toute activité de marketing cesseront immédiatement après cette échéance.
« À partir du 6 octobre, il n'y aura plus de site, plus d'application et plus de parrainage légal de paris sportifs dans le pays. »
La mesure exécutive prend effet neuf jours avant le premier tour de l'élection présidentielle brésilienne, prévu le 4 octobre 2026. Lula fait campagne pour un quatrième mandat présidentiel face au sénateur conservateur de 45 ans Flávio Bolsonaro, fils de l'ancien président Jair Bolsonaro. Les sondages préélectoraux montrent les deux candidats au coude-à-coude avant le premier scrutin. La décision du gouvernement s'aligne sur le sentiment général de la population contre l'industrie. Un sondage d'opinion publié mercredi par l'institut de recherche Atlas et Bloomberg a révélé qu'environ les trois quarts des répondants brésiliens soutiennent une interdiction totale des plateformes de paris en ligne.
Les ministères ont justifié l'intervention en présentant des données exhaustives sur les difficultés financières des ménages. Les chiffres publiés en août par la Confédération nationale du commerce indiquaient que huit familles brésiliennes sur dix sont confrontées à une forme d'endettement. Selon les estimations officielles du ministère des Finances, les consommateurs brésiliens allouent environ 60 milliards de reais, soit plus de 11 milliards de dollars, aux paris en ligne chaque année. Une autre étude conjointe menée par des États brésiliens a établi que les paris en ligne ont absorbé 62,5 milliards de reais, soit plus de 10 milliards d'euros, de revenus des ménages en 2025. L'interdiction couvre à la fois les paris sportifs et les offres populaires de casino en ligne, y compris la roulette numérique et les machines à sous comme Fortune Tiger, communément appelé Tigrinho au Brésil.
L'interdiction pose des défis commerciaux immédiats pour le football professionnel brésilien, où les opérateurs de paris numériques ont établi une présence commerciale dominante. Treize des 20 équipes évoluant dans la première division brésilienne affichent actuellement des plateformes de paris en ligne comme sponsor principal sur leurs maillots. Les grandes stars du football national, dont Neymar et Vinícius Júnior, ont été les ambassadeurs promotionnels les plus reconnaissables des marques de paris dans tout le pays. Plusieurs clubs nationaux, dont le champion en titre Flamengo, ont exprimé une forte opposition au décret, affirmant que les revenus des parrainages de paris sont essentiels au maintien de leurs finances opérationnelles.
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Le président Luiz Inácio Lula da Silva a signé des décrets interdisant les plateformes de paris en ligne au Brésil, invoquant l'endettement des ménages et la santé publique, neuf jours avant d'affronter Flávio Bolsonaro aux urnes.
Texte IA fondé sur les articles de LesEchos.fr, Ouest France, La Libre.be et d’autres médias. Publié .