Selon SIC Notícias, les ministères de l'Éducation, de la Justice et des Finances ont été incendiés lors des affrontements, ce qui a conduit le Parlement à annuler sa séance du jeudi 15 octobre.
La police a indiqué que 71 agents avaient été blessés lors des affrontements, et SIC Notícias a fait état de plus de deux dizaines d'étudiants blessés également.
La police a rapporté 160 manifestants arrêtés le jeudi soir 15 octobre, tandis que DW a fait état de 152 arrestations et de 324 personnes sous enquête sur les trois jours de manifestations.
Dans une vidéo diffusée à 8 h 03 le jeudi 15 octobre et une vidéo Facebook le vendredi 16 octobre, Edi Rama a attribué les troubles à l'opposition et à des mains étrangères.
La BBC a rapporté qu'un vice-Premier ministre avait fui l'Albanie et qu'un autre avait été sommé de démissionner pendant la poursuite des enquêtes.

Les Albanais manifestent depuis fin mai contre le Premier ministre Edi Rama, dans un mouvement baptisé « Révolution des flamants roses ». Il est né d'un projet touristique de plusieurs millions d'euros, lié à Jared Kushner, le gendre du président américain Donald Trump, sur la côte protégée de Zvernec. Le mouvement s'est depuis élargi en une contestation du gouvernement de Rama, qu'il dirige depuis 2013 et qui entame son quatrième mandat. De nouvelles manifestations ont débuté à Tirana le mardi 13 octobre, et des lycéens ont rejoint les étudiants, gonflant les rangs. Les manifestants réclament désormais la démission de Rama et dénoncent les frais de scolarité, les conditions dans les universités et le manque de perspectives d'emploi après l'obtention du diplôme. Les amphithéâtres restent vides car les étudiants boycottent les cours, et les manifestations ont gagné Durrës, Shkodër, Korçë et Vlora.
Des manifestants masqués ont lancé des pierres sur les policiers, qui ont riposté avec des canons à eau, du gaz lacrymogène et des matraques. Les manifestants ont entassé et incendié des poubelles pour bloquer les rues. Selon SIC Notícias, les ministères de l'Éducation, de la Justice et des Finances ont été incendiés le jeudi 15 octobre, ce qui a conduit le Parlement à annuler sa séance ce jour-là. Un journaliste de l'AFP a vu des groupes masqués briser des vitrines de magasins et piller des commerces. La police a indiqué que 71 agents avaient été blessés, tandis que SIC Notícias a fait état de plus de deux dizaines d'étudiants blessés également. La Libre a rapporté que l'entrée du ministère des Finances avait brûlé et que des vitres d'un complexe universitaire avaient été brisées.
La police a indiqué que 160 manifestants avaient été arrêtés le jeudi soir 15 octobre pour des actes de violence. DW a rapporté un bilan différent, avec 152 personnes arrêtées et 324 sous enquête sur les trois jours de manifestations. Les deux séries de chiffres ne sont pas conciliées dans les rapports, et elles couvrent des périodes et des périmètres différents. Parmi les blessés, la plupart des personnes touchées lors des affrontements depuis mardi sont des policiers, selon les autorités.
Rama est resté silencieux pendant les deux premiers jours des manifestations. Le jeudi matin 15 octobre, à 8 h 03, il a diffusé une vidéo tournée dans le bâtiment endommagé du Collège d'Europe, près de son bureau. Il y accuse l'opposition de se cacher derrière des personnes masquées qui veulent ramener l'Albanie vers un passé qu'elle ne retrouverait jamais. Le vendredi 16 octobre, dans une vidéo publiée sur sa page Facebook, il a déclaré que les manifestations n'avaient rien à voir avec les difficultés ou le souhait légitime d'une vie meilleure. Il a aussi affirmé que des mains étrangères attisaient les troubles pour bloquer la candidature de l'Albanie à l'Union européenne, sans nommer personne ni fournir de preuves. Rama a ajouté que la violence n'était pas le fait des étudiants et qu'ils étaient les bienvenus pour discuter de solutions.
La colère publique grandit à mesure que se multiplient les accusations de corruption visant des ministres et de hauts responsables. Selon la BBC, un vice-Premier ministre a fui le pays et un autre a été sommé de démissionner pendant la poursuite des enquêtes. Les manifestants de la « Révolution des flamants roses » affirment n'avoir aucun lien avec un parti politique. Leurs slogans incluent « Rama en prison, Berisha en prison », une référence au chef de l'opposition Sali Berisha, ancien Premier ministre et président. Les étudiants affirment qu'ils ne négocieront pas leurs autres revendications avec le Premier ministre et veulent la démission du gouvernement.
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Trois jours d'affrontements, d'incendies criminels et d'arrestations ont touché Tirana, où les étudiants réclament la démission du Premier ministre Edi Rama. Ce dernier affirme que des mains étrangères sont derrière les troubles et que ceux-ci n'ont rien à voir avec les difficultés des étudiants.
Texte IA fondé sur les articles de La Libre.be, Courrier international, Deutsche Welle et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait