Le tribunal de district de Cracovie a confirmé la relaxe de trois médecins : le professeur Jacek D., Katarzyna S. et Andrzej K., et a classé l'affaire contre Dariusz D. en raison de la prescription.
Les procureurs ont inversé leur position initiale et se sont joints à la défense pour demander la relaxe, déclarant qu'il était impossible de déterminer de manière certaine si des erreurs médicales avaient été commises.
Des experts suisses de Lausanne ont conclu qu'un pontage aurait été préférable selon les directives internationales, mais ont noté que le choix du traitement appartient au médecin et que le risque élevé d'hémorragie a pu influencer la décision d'utiliser des stents.
Krystyna Kornicka-Ziobro, la veuve, a soutenu dans une déclaration que le tribunal doit avoir le courage de regarder les faits, et non les titres ou l'autorité, et son avocat a affirmé que les experts étaient partials et que le tribunal manquait d'impartialité.
Jerzy Ziobro a été admis à l'hôpital universitaire de Cracovie le 22 juin 2006 avec des symptômes de maladie coronarienne avancée. Il a subi deux coronarographies et l'implantation de quatre stents. Le 1er juillet, son état s'est aggravé et il est décédé le lendemain. La famille a immédiatement suspecté une erreur médicale, mais les procureurs ont classé l'enquête à deux reprises, concluant que le traitement était correct. En 2011, la famille a déposé une plainte avec constitution de partie civile, lançant un marathon judiciaire qui allait durer près de 20 ans.
Après un premier classement en 2012 et une série d'appels allant jusqu'à la Cour suprême, l'affaire est revenue en première instance. En 2016, le ministère public s'est joint aux accusateurs et le procès s'est déroulé sur la base d'un acte d'accusation public. Le tribunal de district de Cracovie-Śródmieście a acquitté les quatre médecins en 2017, estimant qu'il n'y avait pas de lien direct entre leurs actes et le décès du patient. Les accusateurs ont fait appel et le procès en appel a débuté en 2018 devant le tribunal de district de Cracovie.
Le jeudi 23 juillet 2026, le tribunal de district de Cracovie a rendu son jugement définitif. Il a confirmé la relaxe du professeur Jacek D., ancien chef de la IIe clinique de cardiologie ; du médecin de garde Katarzyna S. ; et du chef de service de la salle de surveillance continue Andrzej K. Pour le quatrième médecin, Dariusz D., ancien médecin du service et chef adjoint du laboratoire d'hémodynamique, le tribunal a annulé la relaxe mais a simultanément prononcé l'extinction de l'action publique en raison de la prescription.
Le verdict est définitif et n'est pas susceptible d'appel ordinaire, bien qu'un pourvoi en cassation reste possible. Tant la défense que l'accusation avaient demandé la relaxe. Le procureur, qui s'était initialement opposé aux médecins, a changé de position au cours des débats, concluant qu'il était impossible de déterminer de manière certaine si des erreurs médicales avaient été commises.
Un moment clé est survenu en 2022 lorsque le tribunal a demandé un avis complémentaire aux experts du Centre universitaire de médecine légale de Lausanne. L'avis est parvenu après environ quatre ans et le procès a repris en juin 2026. Les experts suisses ont estimé que, selon les directives internationales, un pontage aurait été un choix plus bénéfique pour le patient que l'angioplastie coronaire avec stents choisie par les médecins de Cracovie. Cependant, ils ont souligné que le choix du traitement appartient au médecin et ont noté que le pontage présentait un risque élevé d'hémorragie en raison du traitement en cours du patient, un facteur qui a pu influencer la décision d'implanter des stents.
L'avocat de la veuve avait plaidé pour l'annulation de la relaxe et le renvoi de l'affaire pour un nouveau procès, affirmant que les experts initiaux étaient partials et que le tribunal manquait d'impartialité. Le tribunal a rejeté ces arguments. Krystyna Kornicka-Ziobro, la veuve et mère de Zbigniew Ziobro, a publié une déclaration le 13 juillet, déclarant :
« Mon mari était médecin. J'ai moi aussi exercé cette merveilleuse profession. Nous savions tous les deux que la médecine ne garantit pas toujours la guérison. Mais la médecine a ses normes. Un médecin a un devoir de diligence. Les dossiers médicaux doivent être fiables. Une expertise doit être claire, complète et sans équivoque. Et un tribunal qui juge de la mort d'un patient doit avoir le courage de regarder non pas les titres, les fonctions et l'autorité, mais les faits. »
Le jugement étant désormais définitif, la seule voie de recours possible est un pourvoi en cassation. Cette décision clôt l'une des affaires médico-légales les plus suivies de Pologne, qui est revenue à plusieurs reprises devant les tribunaux et a divisé l'opinion publique pendant deux décennies.
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Le tribunal de district de Cracovie a confirmé la relaxe de trois médecins et a classé les charges contre un quatrième en raison de la prescription, mettant fin à près de deux décennies de procédure judiciaire autour de la mort en 2006 de Jerzy Ziobro, père de l'ancien ministre polonais de la Justice Zbigniew Ziobro.
Texte IA fondé sur les articles de naTemat.pl, wiadomosci.radiozet.pl, Super Express et d’autres médias. Publié .