Serhii Kuznetsov, 50 ans, a comparu mercredi 14 octobre 2026 devant le tribunal régional supérieur hanséatique de Hambourg, lors de la première audience de l'affaire.
Le parquet fédéral le poursuit pour crime de guerre pour avoir attaqué des infrastructures civiles par des moyens militaires, et l'acte d'accusation compte 136 ou 140 pages selon les rapports.
L'avocat Nicola Canestrini a demandé au tribunal de classer l'affaire, soutenant que le gazoduc était une arme russe, et la défense affirme que Kuznetsov est tenu de taire des secrets d'État ukrainiens.
Kyiv, Zelensky et Zaluzhnyi nient toute implication, tandis qu'un commentaire de Dirk Emmerich pour DW estime qu'un lien avec l'État ukrainien remettrait en cause le soutien de plusieurs milliards de Berlin à l'Ukraine.
Le procès de Serhii Kuznetsov, ancien officier militaire ukrainien de 50 ans, s'est ouvert mercredi 14 octobre 2026 devant le tribunal régional supérieur hanséatique de Hambourg. Le parquet l'accuse d'avoir dirigé un groupe de militaires et de civils ukrainiens qui ont loué un voilier dans l'est de l'Allemagne et posé des explosifs sur les gazoducs près de l'île danoise de Bornholm. Les explosions auraient détruit trois des quatre conduites en septembre 2022, une opération qualifiée de plus important sabotage dans l'Allemagne d'après-guerre. Le procureur fédéral Stefan Schmidt a lu l'acte d'accusation, long de 136 pages selon un rapport et de 140 pages selon un autre. Avant l'audience, Kuznetsov n'était désigné publiquement que comme Serhii K. en vertu des règles juridiques allemandes, et à l'audience il n'a pas dissimulé son visage tout en exerçant son droit au silence.
Le parquet fédéral le poursuit pour crime de guerre, à savoir l'attaque d'infrastructures civiles par des moyens militaires. Les enquêteurs décrivent un groupe pouvant compter jusqu'à sept personnes, mais un seul autre membre serait en détention. Kuznetsov a été arrêté en août 2025 sur la côte adriatique italienne, où il passait ses vacances d'été avec sa famille, en vertu d'un mandat d'arrêt européen. Il a été extradé vers l'Allemagne environ trois mois plus tard. Selon le parquet, il a travaillé avec des membres de l'armée ukrainienne pour planifier l'opération pour le compte d'entités étatiques ukrainiennes non identifiées. L'affaire repose largement sur des faisceaux d'indices, notamment des écoutes téléphoniques de conversations avec sa compagne, enregistrées lors de sa détention en Italie, dans lesquelles il se plaint d'être abandonné par l'Ukraine et son président.
L'avocat de la défense Nicola Canestrini a demandé le classement de l'affaire et soutenu que le gazoduc, qui fournissait la moitié des importations allemandes de gaz naturel avant l'invasion russe de l'Ukraine en 2022, était une « arme russe ». Il a posé la question centrale au tribunal :
« Est-il illégal de détruire les infrastructures d'un agresseur sans faire de victimes humaines ? »
La défense a également soutenu que les infrastructures d'un agresseur pouvaient constituer une cible légitime. Les avocats de Kuznetsov ont déclaré qu'il ne peut pas préparer une défense adéquate parce qu'il est tenu de taire des secrets d'État ukrainiens. Un autre avocat de la défense, Jes Meyer-Lohkamp, a indiqué que l'équipe juridique avait tenté de joindre l'Ukraine pour obtenir des informations utiles, sans réponse. Kuznetsov nie toute implication dans les explosions.
Kyiv nie toute implication, et Volodymyr Zelensky ainsi que Valerii Zaluzhnyi, alors commandant en chef, nient fermement toute participation à l'attaque. Les spéculations portent sur le point de savoir si Zelensky connaissait le projet et l'a arrêté, et si Zaluzhnyi a pu ignorer un ordre et donner son feu vert à Kuznetsov. Joachim Weber, expert en géopolitique à l'université de Bonn, a déclaré à NDR Info douter que toute la vérité éclate, personne au sommet n'étant susceptible d'admettre avoir autorisé l'attaque. Dans un commentaire pour DW, Dirk Emmerich a écrit que si le tribunal concluait que le groupe de Kuznetsov avait le soutien d'organes étatiques ukrainiens, Berlin devrait condamner un homme pour un crime de guerre commis avec l'aval de Kyiv tout en poursuivant son soutien de plusieurs milliards à l'Ukraine. Le gouvernement allemand affirme que son soutien reste dans l'intérêt de sa sécurité nationale, tandis que l'AfD d'extrême droite utilise l'affaire pour exiger des comptes. La Russie a déclaré lundi qu'elle attendait un « verdict juste » qui nommerait les auteurs et ceux qui ont ordonné l'opération.
Le procès devrait durer plusieurs mois. La demande de classement de la défense a été déposée dès le premier jour, et une porte-parole du tribunal n'a pas pu dire quand une décision serait prise. Le prochain point d'étape est donc la décision du tribunal sur cette requête, pour laquelle aucune date n'a été fixée.
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Le parquet accuse Serhii Kuznetsov, 50 ans, d'avoir dirigé un groupe qui a détruit trois des quatre conduites de Nord Stream en septembre 2022. Le premier jour, ses avocats ont demandé au tribunal de classer l'affaire, et il nie toute implication.
Texte IA fondé sur les articles de Deutsche Welle, Irish Independent, RTVE.es et d’autres médias. Modifié .