Le jeudi 15 octobre 2026, Waldemar Żurek a demandé à la présidente du Parlement européen Roberta Metsola de lever l'immunité de l'eurodéputé Daniel Obajtek et d'autoriser sa détention, sa comparution forcée et son placement en détention provisoire.
Selon le parquet, le plafond de 5,99 zł le litre appliqué du 1er au 15 octobre 2023 a causé à Orlen un préjudice supérieur à 4,1 milliards de zł et laissé plus de 600 stations à court de carburant.
Le parquet invoque un risque de collusion, et Waldemar Żurek a également évoqué un risque de fuite et la perspective d'une lourde peine, dans une demande de plus de 300 pages.
Un responsable du Parlement européen a déclaré à RMF FM que la procédure pourrait prendre plusieurs mois et qu'il ne s'attendait pas à ce qu'elle débute à l'ouverture de la session plénière, lundi 19 octobre. Il s'agirait de la quatrième demande concernant Daniel Obajtek.

Le jeudi 15 octobre 2026, le ministre de la Justice et procureur général Waldemar Żurek a adressé à la présidente du Parlement européen Roberta Metsola une demande de levée de l'immunité de l'eurodéputé Daniel Obajtek, membre de PiS et ancien président d'Orlen. Le document sollicite également l'autorisation de le détenir, de le faire comparaître par la force et de le placer en détention provisoire. Selon le parquet, la demande et ses annexes comptent plus de 300 pages. Waldemar Żurek présente l'affaire comme une baisse illégale des prix chez Orlen à l'automne 2023, peu avant les élections législatives. Le parquet indique qu'une grande partie de la motivation est classifiée, car elle contient des informations détaillées sur l'activité d'Orlen susceptibles de nuire à l'entreprise et à la sécurité économique de l'État.
Selon le parquet, Daniel Obajtek a ordonné à ses subordonnés de baisser les prix de gros et de détail sans évaluer le marché des carburants, afin qu'entre le 1er et le 15 octobre 2023 le litre coûte au maximum 5,99 zł dans les stations Orlen. La pratique aurait couru d'août à novembre 2023. Le parquet chiffre le préjudice subi par Orlen à plus de 4,1 milliards de zł et lie ces baisses de prix à des pénuries de carburant dans plus de 600 stations, où les automobilistes découvraient des affichettes imputant la panne aux pompes. L'infraction reprochée est une mauvaise gestion de grande ampleur, passible selon oko.press de cinq à 25 ans de prison.
Lors de la conférence de presse de jeudi, Waldemar Żurek a résumé l'accusation centrale en une phrase :
« Daniel Obajtek a dirigé tout ce mécanisme. »
À l'appui de la demande de détention, le parquet invoque un risque de collusion, tandis que Waldemar Żurek a également évoqué un risque de fuite et la perspective d'une lourde peine. Il soutient que le chef d'un groupe, lorsque la coaction ou la complicité de direction s'applique, est généralement la personne la plus influente, et il a qualifié l'affaire de « très vaste ». Même si le Parlement lève l'immunité, un tribunal polonais devra encore approuver la détention et l'arrestation, rapporte oko.press. L'accord du Parlement est également nécessaire avant que l'ancien président d'Orlen puisse être mis en examen, selon RMF FM.
Un responsable du Parlement européen a déclaré à RMF FM que la procédure pourrait prendre plusieurs mois et qu'il ne s'attendait pas à ce qu'elle soit annoncée à l'ouverture de la session plénière, lundi 19 octobre. Le processus débute lorsque Roberta Metsola annonce la demande en plénière, généralement le premier jour. La commission des affaires juridiques entend ensuite l'eurodéputé et rédige une recommandation avant le vote du Parlement réuni au complet. Le Parlement a déjà levé trois fois l'immunité de Daniel Obajtek, dans des affaires distinctes comme la surveillance présumée de l'opposition ; il s'agirait donc de la quatrième demande.
Daniel Obajtek a rejeté les accusations et répondu à la décision du parquet sur X en ces termes :
« S'ils veulent me détenir parce que les Polonais faisaient le plein à moins de 6 zlotys, alors qu'ils y aillent, à condition que Donald Tusk, qui promettait du carburant à 5,19, partage ma cellule. »
Jarosław Kaczyński, s'exprimant lors d'une convention de PiS à Cracovie, a lié l'affaire aux prix des carburants fixés lorsque Daniel Obajtek dirigeait Orlen et a qualifié la procédure d'usage politique des institutions de l'État. Il a affirmé que plusieurs des plus proches collaborateurs de Daniel Obajtek étaient déjà en détention provisoire pour la même raison, ce qu'il a qualifié de « grand scandale ». Il a ajouté :
« Cet homme est censé finir en prison. »
Mariusz Błaszczak, vice-président de PiS, a soutenu que Daniel Obajtek était poursuivi parce que les Polonais faisaient le plein à bas prix, a opposé cela à la promesse de Donald Tusk d'un litre à 5,19 zł et a résumé l'affaire par « l'absurdité qui en poursuit une autre ». naTemat rapporte que Daniel Obajtek a créé une société immobilière dirigée par son fils de 27 ans, et qu'Orlen entend lui intenter un procès.
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Waldemar Żurek a demandé au Parlement européen de lever l'immunité de l'eurodéputé Daniel Obajtek et d'autoriser sa détention et son placement en détention provisoire, dans l'affaire des baisses des prix des carburants chez Orlen en 2023. Daniel Obajtek conteste les accusations.
Texte IA fondé sur les articles de rmf24.pl, NIEZALEZNA.PL, naTemat.pl et d’autres médias. Modifié . Comment il est fait