L'Iran affirme qu'aucun accord final n'est possible sans un arrêt complet des opérations militaires israéliennes au Liban, et accuse Israël de violer la trêve qui faisait partie du protocole d'accord.
Les Gardiens de la révolution ont bloqué le détroit samedi, déclarant qu'il ne rouvrira pas tant que le cessez-le-feu au Liban ne sera pas appliqué et que les ventes de pétrole iranien ne seront pas autorisées.
Le président iranien Pezeshkian a confirmé que les 6 milliards de dollars détenus au Qatar seront restitués à l'Iran dans le cadre du processus, le présentant comme un gain précoce de l'accord préliminaire.
Le mémorandum signé la semaine dernière fixe un délai de deux mois pour parvenir à un accord final couvrant le programme nucléaire, l'allègement des sanctions et une fin permanente des hostilités.
Le négociateur en chef iranien Ghalibaf a insisté sur le fait que la réunion de Bürgenstock vise à vérifier l'engagement des États-Unis à mettre en œuvre le protocole d'accord, et non à entamer des négociations techniques détaillées.
Le président américain a déclaré qu'aucun péage ne serait facturé pour le passage du détroit d'Ormuz pendant ou après le cessez-le-feu de 60 jours, sauf en cas d'échec de l'accord, auquel cas les États-Unis pourraient imposer des frais pour compenser leur rôle militaire dans la région.
Les États-Unis et l'Iran ont signé la semaine dernière un protocole d'accord établissant un cadre de cessez-le-feu de 60 jours. L'accord engageait Washington à lever le blocus des ports iraniens, tandis que Téhéran promettait la libre navigation dans le détroit d'Ormuz et la fin des opérations militaires au Liban. Cependant, samedi, les Gardiens de la révolution iraniens ont fermé le détroit, accusant Israël de violer le cessez-le-feu et les États-Unis de ne pas le faire respecter. Les militaires américains ont rétorqué que la navigation se déroulait normalement et que l'Iran « ne contrôle pas » la voie navigable.
« Il n'y aura AUCUN PÉAGE sur le détroit d'Ormuz pendant 60 jours durant la période de cessez-le-feu et il n'y aura AUCUN PÉAGE après la fin de la période de 60 jours. Sauf s'ils sont imposés par et pour les États-Unis d'Amérique, dans l'hypothèse où l'accord ne serait pas conclu, pour les services fournis en tant qu'ange gardien des pays du Moyen-Orient dans le but de compenser les dépenses passées, présentes et futures. »
Le vice-président J.D. Vance a atterri à la base aérienne d'Emmen près de Lucerne avec son épouse Usha peu avant 6 heures du matin, heure locale. La délégation américaine, qui comprenait également l'envoyé spécial Steve Witkoff et Jared Kushner, a tenu des réunions préparatoires avec le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif et le chef de l'armée Asim Munir. L'équipe iranienne, dirigée par le président du Parlement Mohammad Bagher Ghalibaf et le ministre des Affaires étrangères Abbas Araghchi, a d'abord rencontré le ministre suisse des Affaires étrangères avant des sessions bilatérales avec les médiateurs qatari et pakistanais. Les pourparlers quadrilatéraux formels, avec les quatre délégations à la table, se sont ouverts vers 14 h 30, heure grecque.
« Notre réunion en Suisse n'a pas pour but de lancer des discussions techniques. Nous y allons pour nous assurer que les Américains commenceront à mettre en œuvre le protocole d'accord. Une fois celui-ci mis en œuvre, nous pourrons alors poursuivre avec des discussions techniques. »
Téhéran est arrivé à la station avec une liste claire de demandes. La priorité immédiate est un cessez-le-feu permanent au Liban. Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaeil Baghaei, a déclaré que « le régime sioniste continue de violer ses engagements pour le Liban » et que ce serait le sujet principal. L'Iran cherche également la libération de 6 milliards de dollars d'actifs gelés détenus au Qatar, la levée des sanctions qui bloquent les exportations de pétrole et des mesures concrètes pour rouvrir le détroit d'Ormuz. Le président Masoud Pezeshkian a présenté le protocole d'accord comme une victoire, notant que Trump avait « reconnu tout cela comme les droits du peuple et de la nation » et que les 6 milliards de dollars seraient restitués à l'Iran.
La fenêtre de 60 jours couvre également le dossier nucléaire. Pezeshkian a insisté sur le fait que l'Iran ne voulait pas de bombe nucléaire, une position, a-t-il dit, que le défunt guide suprême Ali Khamenei avait depuis longtemps décrétée, et que les États-Unis avaient simplement demandé à l'Iran de « l'écrire et de la signer », ce qu'ils ont fait. Alors que les détails techniques restent à négocier, le président a cherché à présenter l'accord comme une confirmation des lignes rouges de l'Iran plutôt que comme une concession. Il reste à voir si ce cadrage tiendra lorsque les inspections détaillées et les limites seront discutées, mais pour l'instant, il permet aux deux parties de revendiquer des progrès précoces.
Ces pourparlers sont la première tentative de règlement global depuis l'escalade de la guerre au Liban et la transformation du détroit d'Ormuz en point chaud. Avec environ 20 % du commerce mondial de pétrole et de gaz transitant par le détroit, sa fermeture, même contestée par les États-Unis, a secoué les marchés. Israël, de son côté, a déclaré avoir reçu des instructions pour cesser les attaques au Liban et n'agirait que « de manière défensive dans la zone de sécurité », tout en conservant le droit de répondre aux attaques du Hezbollah. Le format quadrilatéral, avec le Pakistan et le Qatar qui pilotent le processus, est conçu pour isoler le canal direct américano-iranien et tester si le protocole d'accord peut être transformé en un accord durable avant l'expiration du délai de 60 jours.
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Les premières négociations formelles entre les délégations américaine et iranienne depuis la signature d'un mémorandum de cessez-le-feu de 60 jours se sont ouvertes dimanche à Bürgenstock, en Suisse, alors que Téhéran a fermé le détroit d'Ormuz et exigé un arrêt immédiat des opérations israéliennes au Liban.
Texte IA fondé sur les articles de NewsIT, H Kαθημερινή, NEWS 24/7 et d’autres médias. Publié .