Infantino a utilisé un Gulfstream G650ER de Qatar Airways pour assister à dix matchs en sept jours, touchant Mexico, Guadalajara, Los Angeles, San Francisco, Vancouver, Seattle, Kansas City et Houston.
Greenly estime que le jet privé émettra entre 300 et 500 tonnes de CO₂ pendant le tournoi, soit l'équivalent de l'empreinte annuelle de 35 à 55 Français. Une heure de vol équivaut déjà aux émissions annuelles d'une personne moyenne.
Greenpeace USA et des chercheurs accusent la FIFA d'hypocrisie, soulignant que les déplacements quotidiens en jet privé contredisent tout message de sensibilisation au climat.
La FIFA affirme que ses dirigeants choisissent l'option de transport la plus efficace et la plus rentable, et que l'organisation prend en charge tous les coûts.
Lors de la première semaine du tournoi, Gianni Infantino a visité dix matchs dans huit villes : Mexico, Guadalajara, Los Angeles, San Francisco, Vancouver, Seattle, Kansas City et Houston. Le Suisse de 56 ans était souvent accompagné de son conseiller footballistique Youri Djorkaeff. Ce périple a été rendu possible par un Gulfstream G650ER, un jet privé fourni par le sponsor de la FIFA, Qatar Airways. Le magazine allemand Der Spiegel a rapporté que l'appareil consommera plus de 230 000 litres de kérosène pendant la seule phase de groupes. Les données de suivi des vols sur Flightradar24 correspondent à l'emploi du temps d'Infantino, mais la FIFA n'a pas confirmé l'utilisation de l'avion auprès de Spiegel. L'omniprésence du président n'est pas nouvelle ; une enquête de Josimar, publiée en septembre 2024, a révélé qu'il avait parcouru 600 000 kilomètres à bord du même jet au cours des trois années précédentes.
Le cabinet français Greenly, spécialisé dans la comptabilité carbone, a calculé qu'une seule heure de vol de cet appareil émet à peu près autant de CO₂ qu'une personne moyenne en une année entière. Rien que le premier jour de match, l'avion a libéré environ 200 tonnes de CO₂ dans l'atmosphère.
« Une seule heure de vol de cet appareil émet à peu près ce qu'un être humain moyen émet en une année entière. »
La FIFA a défendu ces déplacements, affirmant que ses dirigeants choisissent entre vols commerciaux et vols privés en fonction de ce qui est le plus efficace et le plus rentable.
« L'organisation prend en charge les frais de déplacement dans tous les cas. »
Les organisations environnementales ont vivement critiqué l'utilisation d'un jet privé. John Hocevar, de Greenpeace USA, a posté sur Instagram que le fait de placer des dirigeants sur des vols privés chaque jour « n'envoie pas vraiment un message de sensibilisation au climat ». Le tournoi lui-même est déjà sous le feu des critiques pour son impact environnemental. Une étude de 2025 menée avec le New Weather Institute a estimé que le tournoi générerait environ neuf millions de tonnes d'équivalent CO₂.
David Gogishvili, géographe à l'Université de Lausanne, a déclaré à l'AFP que la FIFA avait créé un « paradoxe de la durabilité ». En réutilisant 16 stades existants de la NFL dispersés à travers l'Amérique du Nord, l'organisation a construit un modèle de tournoi structurellement dépendant du transport aérien, très émetteur.
« La FIFA a créé un modèle structurellement dépendant du transport aérien. »
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Le président de la FIFA, Gianni Infantino, a déjà assisté à dix matchs en sept jours, à bord d'un jet privé fourni par Qatar Airways. Le cabinet Greenly estime que ces vols pourraient générer entre 300 et 500 tonnes de CO₂ d'ici la fin du tournoi, soit l'équivalent de l'empreinte annuelle de 35 à 55 Français.
Texte IA fondé sur les articles de 20 Minuten, Berliner Zeitung, Blick.ch et d’autres médias. Publié .