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En bref

  • Le mouvement pour le logement affirme que la charge des premières heures du jeudi 15 octobre a fait 39 blessés parmi les participants, dont deux graves. Un premier décompte de 37 blessés émanant du mouvement a été remplacé par ce chiffre.

  • Le vendredi 16 octobre, l'IGAI a ouvert une procédure administrative sur l'intervention policière, une étape que le dirigeant du PS José Luís Carneiro a présentée comme consécutive à l'indignation publique.

  • Plus de 5 000 personnes ont signé une pétition demandant la démission du maire de Porto, Pedro Duarte, qui a répondu que bien plus d'électeurs portuens n'avaient pas soutenu son PSD aux dernières élections municipales.

  • La PSP a transmis au parquet de Porto les images de vidéosurveillance recueillies jeudi, identifiant plusieurs personnes soupçonnées de résistance, de contrainte, d'agression et d'injures.

PortoLisbonne
Porto, Lisbonne · Portugal
Comment on en est arrivé là
  1. 15 oct.Nouvelle manifestation de plusieurs milliers de personnes, avec un incident impliquant quatre personnes identifiées
  2. 16 oct.L'IGAI ouvre une enquête administrative sur l'intervention
  3. 17 oct.Nouvelle manifestation prévue à la Praça D. João I

La charge à la Praça D. João I

Le campement pour le logement à la Praça D. João I est en place depuis le samedi 10 octobre. Dans la soirée du mercredi 14 octobre, des centaines de personnes se sont rassemblées sur la place contre la crise du logement. Dans les premières heures du jeudi 15 octobre, la Police de sécurité publique (PSP) est intervenue contre le campement, affirmant que les manifestants n'avaient pas obtempéré aux ordres de démonter leurs tentes. Elle a qualifié son intervention de réponse à des « comportements de résistance ». Des agents municipaux ont ensuite nettoyé la place et retiré du matériel, ce que le maire de Porto, Pedro Duarte, a renvoyé à la police pour explication.

Blessés et version policière

Le mouvement à l'origine du campement affirme que la charge a fait 39 blessés parmi les participants, dont deux graves, et qu'une personne en situation de handicap figure parmi les victimes. Plusieurs participants ont été transportés à l'hôpital, selon le mouvement. Un premier décompte de 37 blessés émanant du même mouvement, relayé par le JN, a ensuite été porté à 39. La PSP a confirmé qu'un de ses agents avait été blessé et que des manifestants l'avaient également été, sans préciser leur nombre. Le chiffre de 39 reste donc celui du mouvement et non un bilan officiel.

Blessés signalés par le mouvement pour le logement après la charge du 15 octobrepersonnes
Décompte du mouvement, premier rapport37
Décompte du mouvement, rapport ultérieur39
Décompte du mouvement, premier rapport
37 personnes
Décompte du mouvement, rapport ultérieur
39 personnes

Données tirées du texte de l’article

Enquête, critiques et réaction du maire

L'Inspeção-Geral da Administração Interna (IGAI), surnommée la « police des polices », a ouvert le vendredi 16 octobre une procédure administrative sur l'intervention. Le dirigeant du Parti socialiste (PS), José Luís Carneiro, a déclaré que le gouvernement n'avait bougé qu'après l'indignation publique, et a demandé que l'usage de la force soit jugé adéquat et proportionné. Il avait déjà demandé jeudi au ministre de l'Administration interne des explications urgentes. Carneiro a formulé sa critique sans détour :

« Ce premier ministre et ce gouvernement ne fonctionnent que sous la pression. »

José Luís Carneiro, secrétaire général du Parti socialiste

Le premier ministre Luís Montenegro a demandé aux manifestants de ne pas faire preuve d'égoïsme à l'égard du calme et de l'ordre publics, et a déclaré que les forces de police sont généralement très prudentes et respectueuses. Le maire Pedro Duarte s'est félicité de l'enquête et a jugé qu'une transparence totale était excellente pour que tous les faits soient connus. Il a affirmé que les images filmées avec des téléphones ne montrent qu'une partie de ce qui s'est passé.

« Je vois cela d'un bon œil. Tout ce qui clarifie et enquête au nom de la transparence et du contrôle me semble très favorable à ce que l'on aille jusqu'aux toutes dernières circonstances. »

Pedro Duarte, maire de Porto

Duarte avait auparavant justifié l'action policière en invoquant des attitudes provocatrices de manifestants, sans les préciser. Vendredi, il a déclaré que la PSP avait été contrainte d'agir et a regretté l'incident. Une pétition réunissant plus de 5 000 signatures demande sa démission et exige des explications publiques, une enquête indépendante et des comptes à rendre pour quiconque a enfreint la loi. Duarte a minimisé l'initiative, affirmant que ceux qui n'ont pas voté pour son PSD aux dernières élections municipales de Porto sont bien plus nombreux.

Éléments de preuve et appels à la réforme

Des images de vidéosurveillance publiques recueillies jeudi auprès de caméras proches de la place ont été jointes à un rapport de police transmis au parquet de Porto. Selon le JN, le rapport identifie plusieurs personnes soupçonnées de résistance et de contrainte, d'agression et d'injures, et décrit les événements avant, pendant et après la charge. Jeudi soir, des milliers de personnes ont participé à une nouvelle manifestation qui a débuté vers 19 heures et a donné lieu à un incident. Un groupe extérieur à la protestation a été impliqué dans une rixe, et quatre personnes susceptibles d'avoir pris part à une agression contre un manifestant ont été identifiées sur place par la police. Les premières investigations policières excluent une appartenance à l'extrême droite et décrivent ce groupe comme des habitants du Grand Porto connus pour des troubles, tandis que les organisateurs du campement affirment qu'environ 15 d'entre eux ont des liens avec des mouvements d'extrême droite. Le directeur exécutif d'Amnesty International Portugal, João Godinho Martins, a déclaré qu'il existe des motifs et des éléments de preuve pour enquêter sur l'action policière. Il a appelé à un changement structurel et a cité en premier lieu la loi sur les manifestations nocturnes.

« La loi qui interdit les manifestations nocturnes est une loi de 1974. Elle est totalement obsolète et va à l'encontre du droit de manifester. »

João Godinho Martins, directeur exécutif d'Amnesty International Portugal

Parlement et comparaison avec 2020

À l'Assemblée de la République, le député du Bloco de Esquerda Fabian Figueiredo a accusé la majorité sociale-démocrate d'appliquer deux poids, deux mesures. Il a comparé le campement à une protestation de la Juventude Social Democrata (JSD) le 6 octobre 2020, lorsque l'aile jeunesse, alors dirigée par Alexandre Poço, avait campé devant le ministère de la Technologie et de l'Enseignement supérieur à Lisbonne pour dénoncer le manque de logements étudiants. Figueiredo a demandé à Poço pourquoi la PSP n'avait pas démantelé ce campement. En 2020, Renascença citait Poço affirmant qu'une promesse de 2 500 nouveaux lits étudiants n'avait abouti qu'à 64. SIC a indiqué ne pas avoir pu obtenir de commentaire de Poço, qui ne s'est pas exprimé sur le sujet. Le mouvement pour le logement a appelé à une nouvelle manifestation le samedi 17 octobre à 10 h 30 à la Praça D. João I, organisée avec la CTPJ, et João Beleza, l'un de ses organisateurs, a appelé à une large participation.

À suivre dans l’édition du jour

Fusillade dans une école primaire de l'Oregon : quatre morts, l'assaillant tué par un passant

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Sources et contexte

  • RTP - Rádio Televisão Portuguesail y a 14 hLe maire de Porto salue l'enquête de l'IGAI et appelle les manifestants à respecter les règlesAutarca do Porto saúda inquérito da IGAI e apela a manifestantes para que cumpram regras · original en portugais
  • Observadoril y a 14 hLogement. Carneiro demande des comptes et que l'on détermine si l'usage de la force à Porto était appropriéHabitação. Carneiro pede responsabilidades e que se apure se uso da força foi adequado no Porto · original en portugais
  • JNil y a 14 hLa PSP envoie les images de vidéosurveillance de la manifestation à Porto au ministère publicPSP manda imagens de videovigilância do protesto no Porto para o Ministério Público · original en portugais
  • JNil y a 14 hPedro Duarte applaudit l'ouverture d'une enquête sur la charge policièrePedro Duarte aplaude abertura de inquérito à carga policial · original en portugais
Pedro Duarte
Maire de Porto, visé par une pétition demandant sa démission après la charge policière
José Luís Carneiro
Secrétaire général du Parti socialiste (PS), qui a demandé des comptes sur l'usage de la force
Luís Montenegro
Premier ministre du Portugal, qui a demandé aux manifestants de respecter l'ordre public
João Godinho Martins
Directeur exécutif d'Amnesty International Portugal, qui a appelé à une enquête
Fabian Figueiredo
Député du Bloco de Esquerda qui a comparé le campement à une protestation de la JSD en 2020 au Parlement
Alexandre Poço
Député qui dirigeait la JSD en 2020, lorsque sa protestation campait devant un ministère à Lisbonne

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Publié hier à 15:39.

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Dans ce texte

La charge à la Praça D. João ILa charge à la Praça D. João IBlessés et version policièreBlessés et version policièreEnquête, critiques et réaction du maireEnquête, critiques et réaction du maireÉléments de preuve et appels à la réformeÉléments de preuve et appels à la réformeParlement et comparaison avec 2020Parlement et comparaison avec 2020

Fondé sur les articles de

RTP, Observador, JN, SIC Notícias, TSF Rádio Notícias, Notícias ao Minuto

Liste des sources

Gouvernement · Porto et Lisbonne

À Porto, la charge policière contre un campement pour le logement déclenche une enquête et des appels à la démission du maire

La police a chargé contre un campement pour le logement à la Praça D. João I, à Porto, dans les premières heures du jeudi 15 octobre. Le mouvement fait état de 39 blessés, et l'IGAI a ouvert une enquête administrative le vendredi 16 octobre.

Porto
Lisbonne

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Texte IA fondé sur les articles de RTP, Observador, JN et d’autres médias. Publié hier à 15:39.

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