La cour d'appel de Versailles a confirmé qu'Achraf Hakimi doit être jugé pour viol, rejetant son recours contre un précédent renvoi.
Le footballeur a publié sur X qu'il attendait le procès depuis le premier jour, affirmant qu'il a désormais « hâte » de raconter sa version.
Une femme de 24 ans affirme que Hakimi l'a violée à son domicile près de Paris en février 2023 après que les deux se sont rencontrés sur Instagram.
Aucune date n'a été fixée pour le début du procès ; la décision intervient en pleine Coupe du monde 2026.
Vendredi 19 juin, la cour d'appel de Versailles a confirmé qu'Achraf Hakimi devait être jugé devant un tribunal correctionnel pour viol. Cette décision fait suite à un renvoi ordonné en février 2026 par un juge d'instruction, que Hakimi avait contesté. La cour d'appel a estimé qu'il existait des « indices suffisants » pour poursuivre, selon un communiqué cité par Le Parisien. Aucune date de procès n'a été fixée.
La procédure judiciaire s'étend sur plus de trois ans. Un résumé des étapes clés est présenté ci-dessous.
Hakimi, actuellement aux États-Unis avec la sélection marocaine pour la Coupe du monde, a publié une déclaration sur X peu après la décision. Il a écrit qu'il attendait le procès « depuis le premier jour » et qu'il l'« attendait désormais avec impatience ». Évoquant sa notoriété, il a affirmé qu'un juge lui avait dit : « Si vous n'étiez pas célèbre, il n'y aurait jamais eu d'affaire. » Son avocate Fanny Colin a soutenu que la décision de mise en accusation ignorait les contradictions et incohérences du récit de la plaignante.
« Aujourd'hui, une histoire qui n'est pas la mienne est racontée aux dépens de ma famille, de ma vie et, surtout, de la vérité. Parfois, j'ai l'impression d'être devenu une cible facile. J'attends ce procès depuis le premier jour. Et maintenant, je l'attends avec impatience. Enfin, je vais pouvoir parler. »
La plaignante, une femme âgée de 24 ans au moment des faits présumés, a salué la décision par l'intermédiaire de son avocate Rachel-Flore Pardo. Celle-ci a déclaré sur X que cette décision apportait à sa cliente « soulagement et espoir » après plus de trois ans de procédure. Elle a souligné que six magistrats avaient estimé que les charges étaient suffisantes pour justifier un procès, et a exprimé l'espoir que celui-ci aiderait d'autres victimes de violences sexuelles.
« Après plus de trois ans de bataille judiciaire, après avoir été calomniée et traînée dans la boue par la défense d'Achraf Hakimi, cette décision apporte à ma cliente soulagement et espoir. Soulagement d'avoir été entendue par la justice et d'avoir droit à un procès. L'espoir que ce procès aidera d'autres femmes. »
L'affaire remonte à février 2023, lorsque la femme a signalé que Hakimi l'avait agressée à son domicile près de Paris. Les deux s'étaient rencontrés sur Instagram, et la femme a déclaré à la police avoir été conduite à sa résidence dans une voiture commandée par le joueur. Elle a affirmé que Hakimi l'avait embrassée et touchée sans consentement avant de la violer, et qu'elle s'était échappée avec l'aide d'une amie qu'elle avait contactée par SMS. Hakimi a été mis en examen en mars 2023 et a toujours nié les faits.
L'annonce de la cour est intervenue quelques heures avant le deuxième match du Maroc dans le groupe C contre l'Écosse à Foxborough, dans le Massachusetts. Hakimi, le capitaine, a joué l'intégralité des 90 minutes du match d'ouverture (1-1 contre le Brésil) le 13 juin. Il devrait débuter contre l'Écosse. L'affaire ne semble pas, pour l'instant, affecter sa participation au tournoi, bien que la date du procès reste inconnue.
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La cour d'appel de Versailles a rejeté vendredi le recours du footballeur, ouvrant la voie à un procès pénal pour un viol présumé commis en 2023.
Texte IA fondé sur les articles de Ouest France, Mediapart, The New York Times et d’autres médias. Publié .