Les procureurs ont mis en examen l'homme de 66 ans le mardi 13 octobre pour neuf infractions, la plus grave étant le projet de renverser par la force les autorités de l'État, passible de 2 à 15 ans de prison.
Le mercredi 14 octobre, le tribunal d'arrondissement de Varsovie-Mokotów a fait droit à la demande du parquet de deux mois de détention, invoquant le risque de manipulation des preuves et celui d'une infraction grave.
Les enquêteurs ont trouvé dans l'appartement une douzaine d'engins explosifs improvisés, décrits provisoirement comme comparables à des grenades à fragmentation, dans l'attente d'une expérimentation procédurale menée par le procureur Piotr Antoni Skiba.
Le ministère de l'Intérieur et de l'Administration a indiqué le 11 octobre que la police avait reçu des informations sur une possible attaque contre Donald Tusk et Władysław Kosiniak-Kamysz.
Le dimanche 11 octobre, le ministère de l'Intérieur et de l'Administration a indiqué que la police avait reçu des informations sur une possible attaque visant le Premier ministre Donald Tusk et le vice-Premier ministre Władysław Kosiniak-Kamysz. Des responsables de la police, du Service de protection de l'État et de l'Agence de sécurité intérieure (ABW) se sont réunis au Centre antiterroriste de l'ABW. Dans l'après-midi, les autorités ont annoncé qu'un homme de 66 ans, Krzysztof N., avait été interpellé. Les agents du Service de protection de l'État, épaulés par la police, ont ensuite perquisitionné son appartement.
Le mardi 13 octobre, Krzysztof N. a été mis en examen au parquet d'arrondissement de Varsovie pour neuf infractions. La plus grave est le projet de renverser par la force les autorités de l'État, passible de 2 à 15 ans de prison. Les autres chefs concernent des contenus en ligne qui, selon les procureurs, faisaient la promotion de la prise du pouvoir par la force en Pologne, appelaient à la violence, encourageaient une guerre d'agression, notamment en Ukraine, et incitaient à des crimes motivés par des considérations nationales, ethniques, raciales ou politiques. Selon RMF24, une partie de ces contenus a été retirée d'internet peu après son interpellation.
La perquisition a permis de découvrir une douzaine d'engins explosifs improvisés. Le procureur Piotr Antoni Skiba, porte-parole du parquet d'arrondissement de Varsovie, en a donné une première évaluation mardi :
« L'avis préliminaire est qu'il s'agit de matériels improvisés, d'engins explosifs comparables à des grenades à fragmentation. »
Il a ajouté que cette découverte devait encore être vérifiée par une expérimentation procédurale. Les enquêteurs ont également saisi des objets ressemblant à des armes, provisoirement classés comme armes d'alarme ou armes pneumatiques, ainsi qu'une liste de personnes ayant été en contact avec le suspect et du matériel informatique dont le contenu a été envoyé pour analyse. Skiba a précisé que l'un des engins contenait des billes métalliques, ce qui accroissait le danger potentiel.
Selon l'homme interpellé, tel que l'a rapporté Skiba, un groupe radical devait compter trois branches, une quatrième étant encore en formation. Les procureurs ont indiqué que rien ne pointait pour l'heure vers des services étrangers à l'origine du groupe, même si cette piste reste à l'étude. Lors de son audition, Krzysztof N. n'a pas reconnu sa culpabilité et a refusé de témoigner, invoquant des maladies physiques et mentales et une incompréhension des charges, selon RMF24. Il a déclaré qu'il pourrait s'expliquer après avoir consulté un avocat.
Le mercredi 14 octobre, le tribunal d'arrondissement de Varsovie-Mokotów a fait droit à la demande du parquet et ordonné deux mois de détention provisoire. Les procureurs avaient invoqué le caractère évolutif de l'affaire, la lourde peine encourue, le risque de manipulation des preuves et le risque d'une infraction grave contre la vie et la santé, menace que, selon le parquet, le suspect lui-même avait évoquée. Skiba a indiqué que l'audience avait comporté deux suspensions. Les procureurs donneront des informations plus complètes le jeudi 15 octobre.
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Un tribunal de Varsovie a ordonné deux mois de détention provisoire pour un homme de 66 ans poursuivi pour neuf infractions. En perquisitionnant son appartement, les enquêteurs ont découvert une douzaine d'engins explosifs improvisés.
Texte IA fondé sur les articles de www.gazetaprawna.pl, Rzeczpospolita, TVP Info et d’autres médias. Publié .