Marco Rubio et le ministre grec des Affaires étrangères George Gerapetritis ont signé un protocole d'accord visant à renforcer le partage de renseignements entre forces de l'ordre sur le terrorisme, la traite des êtres humains et les migrations.
La réunion du 7 octobre 2026 a ouvert le sixième cycle du Dialogue stratégique entre les États-Unis et la Grèce, après le cycle précédent tenu à Washington en février 2024.
George Gerapetritis a évoqué la modernisation de la flotte grecque de F-16 Viper, l'intégration des F-35 et la disponibilité de la Grèce à intervenir dans le détroit d'Ormuz dans le cadre d'un processus de paix régional viable.
Marco Rubio a défendu l'ambassadrice Kimberly Guilfoyle à Athènes après que des parlementaires américains ont interrogé des informations faisant état de propos présumés sur la stabilité des gouvernements grec et roumain.
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio est arrivé à Athènes mardi soir, le 6 octobre 2026, en provenance d'Islande dans le cadre d'une tournée européenne. Mercredi 7 octobre 2026, Marco Rubio a rencontré le ministre grec des Affaires étrangères George Gerapetritis au ministère des Affaires étrangères, où les deux responsables ont ouvert le sixième cycle du Dialogue stratégique entre les États-Unis et la Grèce. Ce cadre de coopération bilatérale, établi en 2018, s'était réuni pour la dernière fois à Washington en février 2024. Marco Rubio devait également s'entretenir avec le Premier ministre grec Kyriakos Mitsotakis, autour du transit énergétique, de la stabilité régionale, des technologies émergentes et de la coopération de défense.
Lors de leur apparition conjointe mercredi, Marco Rubio et George Gerapetritis ont annoncé un nouveau protocole d'accord établissant un programme de sécurité conjoint. L'accord vise à renforcer le partage de renseignements antiterroristes entre les forces de l'ordre grecques et américaines, face aux préoccupations communes liées aux migrations massives, à la traite des êtres humains et au trafic d'antiquités vers les États-Unis. Marco Rubio a présenté l'initiative comme une mesure de protection de la stabilité régionale dans un contexte de conflits géopolitiques.
« Nous ne voulons en aucun cas voir le berceau de l'Occident menacé par de mauvaises décisions, par l'inaction, par l'incapacité à relever les défis. Ce programme va donc créer des forces de l'ordre plus fortes et plus proactives, capables d'arrêter rapidement ces menaces. »
Les entretiens bilatéraux ont également porté sur une coopération militaire élargie dans le cadre de l'Accord de coopération de défense mutuelle. George Gerapetritis a évoqué la modernisation en cours de la flotte grecque de F-16 Viper et l'intégration prévue d'avions de combat F-35 de cinquième génération au sein de l'armée de l'air hellénique. Sur le plan maritime, la Grèce commande actuellement une mission de l'Union européenne protégeant le trafic commercial en mer Rouge. George Gerapetritis a déclaré qu'Athènes était prête à fournir une assistance maritime dans le détroit d'Ormuz si un processus de paix régional viable était engagé.
Les discussions entre les délégations se sont étendues aux infrastructures gazières et aux interconnexions électriques transfrontalières. Les entretiens ont évalué les importations de gaz naturel liquéfié ainsi que les projets d'interconnexion électrique prévus, en particulier les câbles sous-marins Grèce-Égypte et Grèce-Chypre-Israël. Marco Rubio a déclaré que la sécurité grecque était directement liée à la sécurité occidentale, citant les récentes tensions dans le détroit d'Ormuz et en Iran. Interrogé sur le soutien américain aux liaisons électriques transfrontalières, Marco Rubio a noté que la diversification des routes était nécessaire pour éviter les perturbations énergétiques, ajoutant que les situations multinationales sensibles pouvaient être traitées par la diplomatie et des initiatives privées.
La visite s'est déroulée alors que Washington examine le cas de l'ambassadrice américaine en Grèce Kimberly Guilfoyle. Des articles publiés par The Wall Street Journal et le Financial Times ont affirmé que, lors d'un dîner en mars avec des responsables grecs, Kimberly Guilfoyle avait déclaré que les États-Unis étaient impliqués dans la chute du gouvernement roumain de centre droit et suggéré que Washington pourrait de la même manière déstabiliser le cabinet conservateur de Kyriakos Mitsotakis. Le gouvernement grec a démenti que de telles menaces aient été proférées. À Washington, la sénatrice Jeanne Shaheen et des dirigeants démocrates du Congrès ont demandé au département d'État d'examiner la conduite de Kimberly Guilfoyle, notamment ses rencontres avec un lobbyiste promouvant des projets gaziers via le corridor vertical de l'Europe du Sud-Est.
Interrogé lors de la conférence de presse à Athènes pour savoir s'il avait examiné ces allégations d'ordre éthique, Marco Rubio a refusé de commenter directement les enquêtes parlementaires, préférant défendre l'ambassadrice et le personnel de l'ambassade.
« Ce n'est pas le lieu où nous allons aborder ce sujet, tout simplement. Qu'il suffise de dire que notre ambassade ici fait un travail remarquable. Notre ambassadrice a été une ambassadrice solide. »
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Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a conclu un pacte de renseignement antiterroriste avec la Grèce lors du sixième Dialogue stratégique bilatéral à Athènes, tout en écartant les questions sur les accusations visant l'ambassadrice Kimberly Guilfoyle.
Texte IA fondé sur les articles de Ziare.com, Mediafax.ro, Courrier international et d’autres médias. Publié .