Le Sejm a adopté jeudi 8 octobre l'amendement à la loi sur la circulation routière, par 422 voix pour, 5 contre et 2 abstentions. Le texte passe désormais au Sénat.
S'engager sur un passage à niveau avec les barrières fermées, au feu rouge, ou sans place pour poursuivre sa route entraînerait une suspension du permis de conduire de trois mois.
Les conducteurs reconnus coupables d'avoir provoqué une catastrophe ou un accident à un passage à niveau encourent une interdiction d'au moins trois ans, et d'au moins un an en cas de danger direct de catastrophe.
Les morts dans les accidents aux passages à niveau étaient de 23 en 2024 et de 27 en 2025, avec 16 recensés jusqu'à fin août 2026, selon les données du ministère fondées sur les chiffres du Commandement principal de la police nationale.
Le Sejm a adopté jeudi 8 octobre un amendement à la loi sur la circulation routière, durcissant les sanctions pour les infractions aux passages à niveau. Le vote a recueilli 422 voix pour, 5 contre et 2 abstentions, et le texte passe désormais au Sénat. Selon cet amendement, un conducteur qui s'engage sur un passage à niveau avec les barrières fermées, au feu rouge, ou alors qu'il n'a aucune possibilité de poursuivre sa route, perdrait son permis de conduire pendant trois mois.
Le texte introduit également une interdiction de conduire obligatoire pour les conducteurs reconnus coupables d'avoir provoqué une catastrophe à un passage à niveau ou d'y avoir causé un accident. Cette interdiction durerait au moins trois ans. Lorsqu'un conducteur crée un danger direct de catastrophe à un passage à niveau, l'interdiction minimale serait d'un an.
Données tirées du texte de l’article
Ces changements font suite à une collision à Sokolniki Suchy, dans la voïvodie de Mazovie. Selon les conclusions préliminaires des enquêteurs, le conducteur d'un camion s'est engagé sur les voies malgré un signal rouge et est entré en collision avec un train InterCity. Le ministère des Infrastructures a présenté les données du Commandement principal de la police nationale sur les accidents aux passages à niveau. En 2024, 39 accidents se sont produits à des passages à niveau, faisant 23 morts et 29 blessés, la faute du conducteur ayant été établie dans 32 cas, soit plus de 80 % de l'ensemble des incidents.
En 2025, 51 accidents ont été recensés, avec 27 morts et 40 blessés, la faute du conducteur ayant été établie dans 38 cas. Jusqu'à fin août 2026, 35 accidents avaient été enregistrés, avec 16 morts, 40 blessés et la faute du conducteur dans 30 cas.
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Le ministère a fait valoir que les accidents aux passages à niveau représentent une part faible de l'ensemble des incidents routiers, mais affichent des taux de mortalité et une gravité disproportionnellement élevés en raison de la masse et de la vitesse des trains. Rien qu'en septembre, 13 incidents de ce type ont été enregistrés, faisant quatre morts et neuf blessés graves.
Actuellement, les infractions aux passages à niveau sont passibles d'une amende de 2 000 zlotys et de 15 points de pénalité. La récidive de la même infraction dans les deux ans entraîne une amende de 4 000 zlotys. Les sanctions actuelles couvrent le fait de s'engager sur un passage à niveau au feu rouge ou clignotant, de s'engager lorsque les barrières s'abaissent ou ne sont pas encore relevées, de contourner des barrières abaissées et de s'engager sur les voies alors qu'il n'y a pas de place pour un véhicule de l'autre côté.
Le Sejm a rejeté deux amendements déposés par des députés du club Rozwoj Plus. Ils auraient étendu les règles aux passages à niveau de catégorie D, c'est-à-dire les passages dépourvus de systèmes ou de dispositifs de sécurité routière, y compris ceux sans signaux lumineux. Le député Grzegorz Puda, auteur des amendements, a soutenu que la plupart des accidents se produisent précisément à ces passages.
Le député KO Robert Dowhan, qui siège au Sejm depuis 2023 et a auparavant exercé trois mandats de sénateur, a adressé une interpellation au ministère des Infrastructures sur le sujet. Il a qualifié ces changements de populistes, faits pour l'affichage et sans effet réel. Dans sa lettre au ministère, il écrit :
« Pour un conducteur qui s'engage sur un passage à niveau sans contrôle, au feu rouge, la sanction est de toute façon probablement la mort. Retirer le permis de conduire est une mesure sans effet mesurable. »
Dowhan a proposé une autre approche. Il a appelé à installer un feu orange ou jaune avant le signal rouge à chaque passage à niveau équipé de feux, affiché pendant plusieurs secondes, voire une douzaine, avant l'apparition du rouge. Il a également cité les compteurs à rebours utilisés dans certains pays, les barrières mobiles trop proches des voies et l'élagage régulier des buissons qui limitent la visibilité. Le projet de loi passe désormais au Sénat.
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Le projet de loi a été adopté par 422 voix pour, 5 contre et 2 abstentions, et passe désormais au Sénat. Il fait suite à une collision à Sokolniki Suchy, dans la voïvodie de Mazovie, où un chauffeur de camion s'est engagé sur les voies malgré un signal rouge.
Texte IA fondé sur les articles de Rzeczpospolita, www.portalsamorzadowy.pl, rmf24.pl et d’autres médias. Publié .